Vie quotidienne Voyages
10 souvenirs personnels, 10 photos, 10 anecdotes
31 octobre 2018
3
Mexico

Je ne sais pas si vous avez fait gaffe mais j’utilise désormais des photos de banque d’image pour illustrer mes articles en lieu et place de mes propres photos pour deux raisons : je les trouve plus belles et je manque un peu de matière, ne prenant quasiment plus de photos depuis quelques années. Elles sont toutes sur mon iPhone, non triées, dans l’ordre chronologique et j’ai une flemme monstre de remonter à chaque fois pour trouver “la bonne”.

J’adorais avoir un appareil photo numérique : je n’avais qu’à vider la carte mémoire en arrivant, dans un nouveau dossier sur le Mac et hop, propre et rangé. Depuis mon premier iPhone, c’est le bordel. Etant repassé chez Samsung à un moment puis Nexus à un autre avant de revenir sur iPhone (par flemme, soyons clair, c’est tellement commode quand on a un iMac de bureau comme moi), j’ai donc des trous dans mes souvenirs assez conséquents. Du coup, j’illustre avec des photos qui n’ont parfois rien à voir avec l’article, comme celle-ci de Mexico.

Ce soir, place à la nostalgie. Je fouille donc dans la mémoire de l’iMac pour en extraire dix photos inédites avec dix anecdotes. C’est parti.

0) Les fesses à l’air dans le désert de Sable Blanc. J’y suis allé deux fois, la première sans la Marmotte (ce qui m’a valu une crise de jalousie pas piquée des vers) et la deuxième avec lui, où nous avons passé une soirée magnifique. Evidemment, c’est loin de tout donc ça se mérite (ici sur la carte) car c’est en plein Nouveau Mexique, à six heures de route de Phoenix. Mais ça les vaut et je voudrais bien y retourner une troisième fois, en hiver. Avec toi ?

 

 

1) Floride, Août 2014 ? La jetée à Naples, un des plus beaux endroits pour assister à un coucher de soleil, entre les dauphins, les goélands et les poissons qui sautent hors de l’eau. Première fois avec des amis venus nous rejoindre, dans une immense villa.Des vacances mémorables. Mon deuxième pays, c’est vraiment les USA. J’adorerais y travailler et y vivre. Même si le climat politique actuel n’est pas…Bref…

 

 

2) Héloïse d’Ormesson, Tatiana de Rosnay et moi pour mon tout premier salon : la forêt des Livres, organisée par feu Gonzague Saint-Bris. On ne réalise pas très bien parfois la chance qu’on a. C’était mon premier livre, j’allais le signer entre deux stars (PPDA était à ma gauche) et il allait sortir en poche : tout était normal puisque ça m’arrivait à moi. “Si ça m’arrive à moi, ça peut arriver à tout le monde” que je me disais, souvent. Pour info, on vend encore chaque année (plus de douze ans après sa sortie !) des exemplaires du livre, qui a été réédité et a même eu droit, honneur suprême à une nouvelle couverture. Pour le trouver, c’est par ici.


 

 

3) Monsieur Chat dessine en direct, pendant que l’émission sur laquelle j’ai travaillé deux saisons se déroule. Il en avait fait deux autres (chats), sur la moquette et sur un poteau. Ces studios, à Boulogne-Billancourt, j’étais très, très heureux d’y travailler car c’est là qu’on avait tourné La Boum et Moonraker. Entre autres. Mais je ne retenais que ces deux-là. Mes années “derrière la caméra” d’une émission m’ont appris mille choses sur la lourdeur d’une quotidienne en télé, à produire, à présenter, à diffuser. Un monde qui n’existe plus, un Canal + qui a sombré si vite. Si vite.

 

 

4) J’ai travaillé plus d’un an avec Zazie dans le cadre d’un septuple album que j’adore et cette collaboration m’a laissé un goût étrange dans la bouche, probablement parce que je n’assumais pas qui j’étais à l’époque et probablement aussi parce que la distance que j’avais mise entre l’artiste et moi n’avait pas favorisé notre rapprochement. J’en garde malgré tout un souvenir très, très fort. Ici, au Parc Monceau, nous tournions un clip (dont j’ai réalisé un making-of qui traîne quelque part sur le web) et c’était mon troisième avec Zazie. Il était temps d’arrêter la collaboration car cette relation créait des tensions chez Universal Music, mon employeur trouvant que j’étais trop proche de l’artiste (ce qui était totalement mais genre totalement faux…). Je suis toujours heureux de la recroiser…et elle aussi, d’ailleurs.

 

5) J’ai eu la chance de dire à Claude Lelouch qu’il m’avait sauvé la vie avec un de ses films (Hasards ou coïncidences) à la fête des 30 ans de Canal + où j’étais under-dressed à mort mais où tout le monde me prenait pour “le mec de Bref”. Je signais des autographes à sa place alors qu’il était quelque part dans la salle. Claude Lelouch ? Un sacré monsieur. Quand on a la chance inouïe de pouvoir dire à un auteur, un artiste, une personne qui change le monde qu’il a compté dans notre vie et que la discussion démarre, on se pince pour y croire. Oui, j’ai eu une sacrée vie, oui, j’ai vécu mille choses, oui, je n’ai pas souvent savouré ou réalisé ce qui m’arrivait mais merde à la fin : ce qui compte, c’est que je l’ai fait. Heureux ou pas, prêtant attention au paysage ou pas, possédant un ticket ou pas, j’ai quand même voyagé. Et j’ai tant appris.

 

 

6) Chroniqueur Télé sur ce “promo shot” issu d’un pilote jamais diffusé de la nouvelle version de l’émission dans laquelle je passais, c’est là-aussi, comme avec Zazie, l’impression d’un sentiment très mitigé, entre amusement, colère, peur et apprentissage. Clairement une occasion ratée mais la preuve que oui, on peut démarrer et faire une saison entière à la télé à 40 ans sans connaître personne, être propulsé à l’antenne du jour au lendemain sans jamais avoir appris. J’ai eu de la chance, personne ne regardait les premières émissions (sauf les journalistes médias). Il me reste quelques souvenirs de fou-rires, deux ou trois vidéos que je regarde une fois par an ou que je montre à des amis, en rougissant quand je me revois et surtout le plaisir d’avoir coché une case : chroniqueur en direct à la télé ? Oui, madame, je l’ai fait ! Et non merci, pas deux fois. Animer “mon” émission, par contre, oui, avec plaisir. Et d’ailleurs je le fais…A la radio…Mais chuuuuut :p

 

 

7) Si les USA sont mon pays de coeur, la Suisse reste l’endroit d’Europe où je me sens le mieux, ayant failli y bosser l’an passé (chez un cigarettier ! Vous n’auriez pas fini de me bâcher). Mais au moins la vérité est écrite sur l’emballage, chez ces gens. Fumer tue, c’est vrai… Luzern en hiver est aussi le souvenir du jour OFFICIEL où j’ai eu le plus FROID aux pieds de ma VIE. Jamais, jamais, jamais eu aussi froid. J’ai cru mourir.

 

 

 

8) Le Musée de l’Homme, vide. Bien peu de gens l’ont vu sous cette forme. Laetitia est devenue mon amie, depuis. Plus qu’une amie, d’ailleurs. Quelqu’un qu’on appelle au moins une fois par jour est une soeur, non ?


 

 

9) Japon ! Seul ! Six semaines ! Je suis parti comme j’étais, je suis revenu “Un Homme”. J’ai parfois raconté quelques anecdotes, ici ou là, sur tout ce qui m’était arrivé lors de ce voyage et je garde le reste pour moi. Tellement, tellement d’apprentissages en si peu de temps. Un bagage cabine, un passeport, un MacBook Air et rien d’autre. L’aventure, pour moi, après un premier voyage avec La Marmotte qui s’était moyennement bien passé, too lost in translation. Je n’avais pas voulu rester sur un échec et j’étais reparti, à une époque où internet commençait à devenir indispensable pour voyager…sauf que moi je ne l’avais pas sur mon smartphone. Je n’en suis pas mort, bien au contraire !

 

17745 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 3 comments

  • Simone dit :

    Je t’ai lu et bon-sang, quelle vie!

  • Chris dit :

    L’essentiel est de pouvoir écrire à la fin : “j’avoue que j’ai vécu” (à Pablo)

  • Séverine dit :

    N’empêche, je ne peux plus voir un panneau «Ausfahrt» sans penser à toi 😉
    Chez un cigarettier, rien que ça. C’est bien le seul type d’entreprise où je me refuse à travailler! Et pourtant j’ai besoin d’un job là, urgemment. Mais eux je ne peux pas.
    J’adooore ta numérotation d’images!

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