Vie quotidienne
La dernière séance
4 avril 2020
23

J’ai réalisé avec effroi hier que j’étais en attente et que cette attente m’angoissait et me faisait replonger dans mon addiction, addiction que je tente de nier en prétendant que « puisque c’est La Crise, je peux bien moi aussi me réconforter comme je veux« . Bien évidemment, ça s’appelle une excuse sublime et c’est un aller-simple vers la souffrance morale et physique, pas très longtemps après, puisque l’âge, la condition physique et le manque d’exercice me font payer désormais très cher tout excès. Alors oui, je me rabat sur mon produit préféré mais oui, je le paye de suite après. La crise n’enlève ni le besoin, ni les conséquences, quelle injustice.

En prenant un peu de recul, je me suis donc rendu compte que « j’attendais » la fin du confinement et le « retour à la normale ». J’ai intérêt à me secouer et à me raisonner tout de suite, pour deux raisons. La première, c’est que l’attente ( = l’ennui, la peur du manque, le besoin de combler, l’incapacité chronique de l’addict à maîtriser son geste) entraîne automatiquement la compulsion et je vais même plus loin, je pense parfois que je me place volontairement, consciemment ou pas, dans des situations d’attente afin de compulser.

Si j’analyse rapidement mon comportement de ces derniers mois, je découvre que je ne veux pas vivre dans le moment présent, sauf pour compulser et que je m’attache à des personnes, des projets, des idées qui vont me mettre en position de demande/besoin et d’attente. Je ne réalise pas par moi-même ce que je souhaite faire (il y a bien sûr des exceptions) mais je me place régulièrement dans une position de soumission face à un décideur, quel qu’il soit, probablement pour pouvoir tomber dans une angoisse, un ennui, un besoin qu’il faudra combler. D’ailleurs, lorsque je suis en totale maitrise d’un projet, je n’ai pas envie de compulser (désolé pour le vocabulaire issu des groupes de parole anonyme mais c’est bien le bon verbe) du tout.

Deuxième raison qui fait que je dois me secouer, Alain Duhamel, que j’aime énormément, et qui intervient le vendredi soir dans CàVous, dont les analyses, l’humour et l’intelligence font partie des richesses nationales, disait hier soir : « ce n’est pas une crise, c’est une révolution, il n’y aura pas de retour à la normale, plus jamais…« 

Le monde que nous avons connu en février n’est plus. Il a disparu le premier jour du confinement. Et c’est ce monde-là dont j’attends le retour, ce manque de ce monde-là que je tente de combler en reprenant le chemin de mon addiction. C’est dans Les Échos que tous les jours je découvre le paysage du monde qui nous attend en sortant. Les médias plus « mainstream » parlent des morts, des masques, de la chloroquine, du confinement et du déconfinement, du pic de décès, des respirateurs, des autres pays qui font mieux ou pire et de la pénurie de médicaments qui nous guette. Mais cette crise sanitaire n’est que la première marche d’un escalier qui descend vers la révolution, dans tous les sens du terme. Et c’est bien cela que je sens depuis des jours, que j’aborde ici, que j’essaie de refuser / d’assimiler / de rationaliser. C’est bien cela aussi que je tente de mettre à distance en me réfugiant dans mon addiction, mon erreur préférée.

Apparté : on me demande régulièrement en privé quelle est mon addiction et à quoi je suis/étais accro. Cela n’a AUCUN intérêt : le produit n’est pas le sujet, c’est le trouble qui est commun, la souffrance qui est partagée et le désir de rester sobre – abstinent – whatever dont je parle. De plus, en « adhérant » moralement à un programme, je m’engage à respecter l’anonymat des membres que je croise, des conversations que j’entends et à ne pas révéler tous les détails de ma traversée du désert. Certains choisissent d’expliquer leur souffrance en nommant les choses par leur nom et je le ferai peut-être un jour. Mais peut-être pas. Je nomme les choses par leurs noms devant les personnes qui souffrent de la même maladie que moi et ça me suffit. Je parle ensuite ici de ce que je souhaite exposer car il me semble important de partager mon expérience et je me suis rendu compte, depuis des années, que je pouvais influer un petit peu, modestement, le cours des vies des lecteurs qui connaissent mon url et ont parfois besoin d’un éclairage, d’une expérience partagée. 

Je le fais donc ce matin, en essayant de rester le plus sincère possible, le plus concret possible. L’écriture est un des outils officiels permettant le rétablissement.

Extrait de Le Point, 2 avril 2020.

Et moi, bien sûr, je pense qu’en renouant avec mes vieux démons, je vais tenir tout ça à distance. Lolilol.


Je posterai tous les midi sur mon site le temps du confinement. A demain. Si vous avez lu et aimé, commentez. Partagez. Montrez que vous êtes là. Si vous ne savez pas quoi écrire en commentaire, dites moi  si vous êtes pour le paquet de clopes à 15 euros. Moi, oui. Même à 20 euros, d’ailleurs.

Je voulais également ajouter que je vous remercie d’être là, vous n’avez pas idée à quel point ça me fait tenir. Merci, de tout mon coeur. Merci.

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There are 23 comments

  • Camille dit :

    Courage. Je n’ai aucun conseil, car tu connais la situation mieux que moi, et les personnes de ton groupe sont de meilleurs aidants également. Mais je te souhaite de n’être pas trop dur envers toi-même <3 Chacun fait de son mieux, surtout en cette période.
    L’un n’empêche pas l’autre, mais je suis en priorité pour les mesures visant à réduire la consommation d’alcool, car l’alcoolisme flingue non seulement la santé, mais aussi les relations avec autrui, intra-familiales, etc. Le retentissement est plus large que celui de la cigarette.

  • Simone dit :

    Mais bon sang, qu’ils le mettent à 50 euros même ce poison!

  • Magalie dit :

    Bonjour,
    J’ai lu, j’ai aimé, été touchée, et je suis convaincue aussi que nous vivons une période historique, que le changement est profond et définitif.
    Courage pour résister à ton addiction, et vivre cette période au mieux possible.

  • Olivier dit :

    Sinon, tu as essayé l’exorcisme ?

  • Fannoche dit :

    Pas d’avis sur le paquet de clopes à 15 euros je ne sais si ça a un effet sur les personnes concernées.
    J’ai peur de l’après. Ca me bouffe. Et du coup je suis aussi retombée dans mes travers (comprendre mes troubles alimentaires) parce que à quoi bon lutter…c’est dur dur.
    Bref je t’embrasse.

  • Ceve dit :

    En fait je me moque du prix du paquet de cigarette….je n’ai pas fumé de cigarettes depuis 1995. Pourtant plus de 10 ans apres j’avais parfois le gôut de la cigarette qui me revenait à la bouche….
    Par contre je ne supporte plus l’odeur des cigarettes, elles sentent mauvais maintenant…. Et je deteste les gens qui fument sur les quais de gare ou de bus ou de tram…. sans faire attention à ceux qui sont autour.
    Par contre je n’aime pas l’idée que de tte façon peu importe le prix de la cigarette en France puisque tt le monde s’approvisionne au marche noir…. sauf en periode de confinement car là c’est plus difficile lol
    Bonne journée William

  • Corinne dit :

    Moi je suis retombée dedans et en plus je culpabilise de ne pas être cette super maman qui teletravaille et fait sa séance devant Mohamed gym direct. Ça m’énerve. La clopes je n’ai pas repris. Pas réussi à me réhabituer à l’odeur.

  • Olivia dit :

    Personnellement, ça dépend des jours pour l’après. Parfois cela m’angoisse, parfois cela aiguise ma curiosité, parfois je me dis que cela sera une bonne chose de changer ce qui nous entoure et nous mêmes.
    Je m’aperçois qu’au final, je reste plutôt optimiste

  • Nina dit :

    Tu as ton intelligence. Fais-lui confiance.Nous allons perdre nos repères qui nous « rassuraient ». N’oublie pas les drames que nos ascendants ont connus. Es-tu moins fort qu’eux? Non. Tu ne te crois pas cap ? Eux, non plus ne le croyaient pas et pourtant. Tu sera utile à d’autres et ça, j’en suis sûre.

  • Chloë dit :

    J’imagine qu’on pense toujours le changement comme une chose effrayante. Je suis la première à avoir besoin de mes repères, mes habitudes. Confinée depuis presque un mois, une partie de mon cerveau a bien compris que l’avant n’existait plus. L’autre partie aime bien se dire que ça va aller,que bientôt nous retrouverons une certaine douceur. Le plus compliqué à vivre, c’est lorsque ces deux parties se rencontrent et s’engueulent alors que je ne leur ai rien demandé.

    Bon courage William, on ne se connaît pas mais en venant te lire chaque jour, j’ai la sensation de te comprendre, alors qu’il n’en est probablement rien.

    This too shall pass…

  • Carson dit :

    Addict un jour, addict toujours ?
    Je compatis William, je suis retombée dans la junk food alors que je sais que ça me tue à petit feu. Le produit n’a pas d’importance, le mécanisme est le même et c’est ça qui est dingue !

    OK pour mettre le paquet de clopes à 15 balles mais même à 20, les vrais addicts seront toujours là à faire la queue devant les bureaux de tabac (c’est impressionnant en temps de confinement et je me réjouis tous les jours de ne pas avoir cette addiction…)

  • La lilloise dit :

    Bonjour William

    Vos mots sont généreux aujourd’hui. Votre souffrance fait réfléchir. Sur les réseaux sociaux je suis « lisse » rien de personnel… aucunes idées / avis / colère/ tristesse / joie n’est postés. J’ai commencé aujourd’hui en repostant dans ma story un court texte d’un médecin urgentiste… 1er pas vers une participation « publique » qui est nécessaire si l’on veut participer à cette révolution. Reste à avoir le courage de faire la suite…
    Le paquet de clope à 15 euros non ! Déjà aujourd’hui les clopes / l’argent sont sources de tension avec les personnes au boulot… où est le temps où on faisait le ravitaillement en Belgique 😉
    A demain
    La lilloise

  • Sylla dit :

    Tout un chacun à un verre magique, un jour à moitié vide, un jour à moitié plein. Ne pas le boire.

  • Valvita dit :

    Je n’ai jamais fumé et quel que soit le prix du paquet de cloppes, les fumeurs me casseront toujours les pieds avec leur fumée.
    Quant au monde qui nous attend, moi je suis curieuse, j’attends et observe.

  • Sandrine dit :

    Chaque jour te lire est un plaisir, tu dévoiles (dans la mesure des tes envies ou possibilités) des bribes de toi, je t’aime pour ça.
    Je parle souvent de toi, comme une reference.
    Je lutte beaucoup aussi, j’ai fêté deux ans le premier avril, mon bracelet me rappelle ce combat quotidien.
    La clope ou toute autre fuite, on trouvera toujours un truc dans / derrière lequel se cacher…
    Prends soin de toi

  • Muriel dit :

    Bon. Je crois qu’il est temps de rappeler ton moi du passé à la rescousse et en urgence, parce que là tu files un mauvais coton, apparemment… Pour rappel, voici ce que tu écrivais à la fin de ton billet du 17 mars :
    « Créez, putain. Au lieu de gluer sur Instagram, Facebook et Twitter. Écrivez, peignez, grattez du béton, tricotez, faites un truc qui libère le bon hémisphère du cerveau : créez. C’est le sens de notre existence. On crève si on ne crée pas. Tout va bien se passer, je vous embrasse fort. »

    Voilà. Moi ça m’a carrément donné de l’entrain, ça m’a donné plein d’allant de lire ce genre de propos! Et je me le suis appliqué à la lettre (je n’attendais pas après tes recommandations pour le faire, entendons-nous bien, mais je trouvais galvanisant de lire ça sous ta plume quoi…). Et je vais bien. Très bien même, trouvant de plus en plus mes marques dans ce confinement imposé (de déjà presque 4 semaines pour ce qui me concerne…), au point qu’aujourd’hui je me faisais la réflexion que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien.

    Donc, effectivement, il semble qu’au lieu d’aller vers la créativité, tu sois allé faire turbiner le mental à fond les ballons, et qu’au lieu d’être pleinement dans l’instant T (ce qui est vraiment la clé de tout, vraiment… Mais je reconnais que ce n’est pas facile…), tu laisses vagabonder tes angoisses et les compulsions qui vont avec. Tu dis que tu attends, que tu es en position d’attente et qu’une part de toi souhaiterais reprendre là où où en était resté en février, dans le monde d’hier. Mais vraiment, tu l’aimais tant que ça, toi, ce monde-là? Moi pas plus que ça, en vrai. Mon monde à moi, ma bulle personnelle, oui, parce que j’avais travaillé à les rendre de nouveau vivables, et même agréables, confortables, avec cette douceur dont je te parlais la dernière fois et qui m’a longtemps manqué. Or ça, ce monde-là, ce monde intérieur, au final il n’est pas tellement chamboulé par le confinement, il ne connaît pas de réels changements, si ce n’est qu’il est apaisé par la décélération actuelle (je dois encore télétravailler, mais c’est sur des horaires très libres et très souples, donc je m’organise comme je veux…). Quant au monde extérieur, je ne suis vraiment pas certaine que le monde de demain sera tellement mieux (pas certaine du tout même) mais il y a fort à parier qu’il va être surprenant, plein de nouveautés, d’expériences inédites… C’est excitant, non? Bon, mais de toutes façons c’est le monde de demain, donc ça ne nous concerne pas pour le moment et j’avoue que je n’y pense pas plus que ça pour ma part (en fait pas du tout…). On verra quand on y sera. Donc j’insiste, tu devrais lâcher Les Échos, les écrans, les commentateurs, les infos en cascade et faire des choses qui te font du bien à toi, à toi personnellement, histoire de nourrir ton propre monde intérieur avec autre chose qu’avec la junk food des médias tous azimuts… Moi, ce qui me fait du bien, c’est faire du piano, coudre, peindre des soleils avec mon petit garçon, faire des gâteaux et des pizzas maison, lire, faire la sieste, défricher mon potager, écouter de la musique, chanter, aller courir avec ma chienne autour de chez moi, faire des étirements tous les matins et plein de choses encore… Je suis sûre que ta liste serait longue aussi, si tu décidais de te désengluer de tout ce qui te maintient dans cette attente un peu stuporeuse qui ne réussit à personne. Mais effectivement, le souhaites-tu? Quand tu en auras ta claque de patauger comme ça dans la gadoue il y a fort à parier qu’il y aura un déclic et que tu bazarderas tout ce qui t’es toxique… Je te le souhaite en tout cas ! Je t’embrasse William.

    PS : Ah et pour le prix des clopes, ma foi je ne sais pas… Je suis bien certaine qu’à l’époque où je fumais beaucoup, si elles avaient été à ce point chères, j’aurais fait marcher la contrebande (pas loin de l’Andorre, ça laisse des possibilités…), alors je ne sais pas si c’est mieux… Je pense par ailleurs que c’est un peu ce que tu dis dans ton billet : est-ce que le problème c’est le produit lui-même ou ce qui conduit à la consommation d’un produit de ce genre? À mon avis, la clé c’est la santé mentale des gens en général, pas le fait de les tenir éloignés des saloperies coûte que coûte (la preuve : les interdictions, les périodes de prohibition, ça ne marche pas…). Mais c’est vrai que c’est beaucoup plus difficile de changer le monde dans lequel on vit afin que les gens soient moins sous pression, notamment, ce qui les amènerait à une meilleure santé générale (sur le plan physique comme psychologique), que de pointer du doigts les produits de leurs addictions en tout cas…

  • Séverine dit :

    Je doute que 15 ou 20 euros empêche les gros fumeurs de continuer. Mais si cela peut dissuader un jeune de commencer, oui !

    Des hauts et des bas. En ce moment les montagnes russes sont de retour chez moi. Effrayant pour ceux qui ne connaissent pas, épuisant à vivre pour moi. Je récupère en me plongeant dans de belles choses qui me portent ! Plus ou moins vite. Un jour, quelques heures.
    Une chose est sûre, je ne lis plus les nouvelles de moi-même. Les médias sont tellement doués pour faire peur…
    Addiction non revenue chez moi. J’ai de la chance. Mon porte-monnaie me dit merci ! Vide depuis janvier j’apprends à me suffire de peu, c’est une sensation bizarre et belle à la fois. Heureuse d’avoir débuté avant le confinement, qui en plus n’est pas encore strict en Suisse. J’habite la campagne et l’impression que le monde bouge sauf chez moi est étrange. Je suis très curieuse de voir toutes les belles choses qui vont ressortir de cette période, nous vivons l’histoire en direct et serons dans les livres plus tard !

  • Cecile dit :

    Se bouger pour faire que ce qui nous nourrit de l’intérieur prenne le plus de place possible. Se remplir de positif quoi…. Et oui, un journal de gratitude, ca aide !
    Se donner un peu de temps chaque jour si besoin pour laisser la place a la peur, a l’inconfort, quite a faire ca en etant en vidéo avec une personne qui peut nous aider, un coach, ami(e) proche.
    Se lancer un gros defi… Au hasard lire Mind Change de Heather McKinley et vraiment tenter l’expérience, absolument rien a perdre !

  • estèf dit :

    15, 20, plus…
    Je n’ai jamais été addict à la clope. J’ai toujours fumé pour le geste ou pour le plaisir. Je sais que ça en fait rêver plus d’un.
    Ma plus grosse addiction m’a conduit sur la table d’opération. C’est la seule chose qui m’empêche de rebasculer. Peut-être aussi d’en connaître la cause.
    Sur le monde va changer, il faut s’y préparer dans nos têtes. Ça ne veut pas dire que c’est l’équivalent de la chute de l’Empire romain dans les modalités, la technologie restera, on l’utilisera autrement.
    Courage William

  • claire dit :

    J’avoue avoir été curieuse de savoir à quoi tu pouvais être accro, mais pas au point de te le demander en privé. Je me suis raisonnée! Après c’est anecdotique, ensuite c’est un choix qui t’appartient entièrement de le dévoiler ou pas.

  • Caro M. dit :

    Bonsoir, je mets (peut être) les pieds dans le plat car vos mots résonnent tout particulièrement en moi. Cette volonté de vous confiner seul, à l’origine, était-elle liée à cette addiction ? En d’autres termes, l’addiction serait-elle si présente si vous étiez confiné avec votre amoureux ?
    Et c’est ici que je regrette d’avoir pris la parole, car quelle que soit la réponse, vous me diriez certainement qu’il est trop risqué à présent d’aller vous confiner ensemble. Je vous envoie du courage, des bonnes ondes et de jolies perspectives, au moins. Faites au mieux.

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