Blog Vie quotidienne
20 règles personnelles sur les réseaux sociaux : usages, politesse, souffrance, etc.
16 novembre 2012
11

En préambule, je ne dis rien « par derrière » que je ne vous dirais pas en face. Donc si un jour vous entendez dire sur vous que j’ai dit « ça » et que ça vous flatte, blesse ou questionne, n’hésitez pas à me poser la question directement. Ce sera probablement la même phrase que je répèterai, mais avec mes mots et dit directement.J’assume. Je ne déteste réellement personne. Et je peux dire en face ce que je dis à d’autres : c’est la base, à mes yeux. Les gens parlent sans arrêt de ce qu’ils ont entendu. Soit on se tait totalement, soit on assume ses propos. Comme je suis incapable de me taire, j’assume. Voilà.

1) Je ne follow sur Twitter que des gens que je connais « en vrai » : ça m’évite de traiter de sale con des inconnus. Je trouve ça fort impoli qu’on me demande de follower pour envoyer un DM.

2) Je ne demande pas le 06 des gens en soirée quand je les rencontre pour la première fois : je leur demande leur @twitter

3) Je n’accepte sur Facebook que des gens que je connais « en vrai » : ça m’évite de lire la vie des inconnus pendant des heures au lieu de bosser sur un scénario.

4) Je tâche de répondre à tout le monde sur Twitter mais ce n’est pas systématique : d’abord parce que je peux rater un message, ensuite parce que selon le système (web, appli ou Flipboard) j’aperçois parfois des messages que je n’avais vu ailleurs.

5) Je considère les réseaux sociaux comme un jeu : je n’ai pas à être précis, juste ou exhaustif sur Twitter. Je n’ai pas à me justifier, surtout en 140 caractères.

6) J’utilise Facebook quand je sens que mon message sur Twitter sera mal interprété et quand j’ai envie d’un vrai échange autour d’une information, d’une photo, d’une question.

7) Je déteste lire des monologues en 15 tweets qui se suivent. Je présume qu’on déteste quand je LT quelque chose mais j’ai toujours la même réponse : unfollow me. Je n’unfollow pas des gens qui me gonflent, parfois, comme moi je pourrais gonfler parfois autrui, sinon ça ferait tout un pataquès mais je rêve d’une fonction « Unfollow temporaire »

8 ) Je vire de ma vie virtuelle les gens que je ne comprends plus : pas envie de lire leur vie, leur pensée, leurs potes. Ce n’est pas que je ne les aime pas, c’est juste que je n’ai pas envie de me souvenir qu’ils existent. Notre non-compréhension mutuelle est un échec et je n’aime pas certains échecs.

9) Je considère comme hasardeux au mieux ou impoli au pire de m’envoyer des DM sur Twitter contenant des questions, des invitations, des échanges sur des sujets importants. Merci d’utiliser le mail ou Facebook pour toute discussion dépassant 3 messages.

10) Je tâche de répondre à mes mails en temps et en heure mais parfois je suis débordé ou parfois j’oublie. Je peux avoir le temps de poster une connerie sur Facebook et délibérément n’avoir pas répondu à votre mail car je n’en ai pas eu le temps, il demandait plus que 15 secondes.

11) Je déteste recevoir des communiqués de presse non sollicités. Si l’agence me prévient qu’elle m’ajoute à son listing, avant, fine.

12) Je suis un émotif, un coléreux, un sanguin, un incisif, parfois, aussi, mais je ne suis pas méchant, ni vicieux. Je me moque de la vengeance : je crois au Karma, bien plus impitoyable et bien plus imaginatif. Je laisse faire les choses.

13) Je n’ai pas digéré avoir « perdu » certains amis de mon Feed Facebook : je postais trop, selon eux, ils m’ont « bloqué ». Pour moi, comme un blog, comme mon compte Twitter, Facebook est un lieu où je balance des infos sur ce que je vois, entends, comprends. C’est un lieu mi-pro, mi-perso : j’y suis moi en tant que William Réjault, mec du web, mais si vraiment tu veux m’entendre ou me voir parler de ce qui me touche, appelle, mangeons ensemble ou téléphonons nous. Non, je ne suis pas ce garçon sur Twitter et sur Facebook et sur son blog. Je suis plus complexe que ça et tu le sais, puisque nous sommes amis.

14) Je ne parle pas de choses importantes avec mes vrais amis sur les réseaux sociaux et je n’aime pas apprendre des choses importantes de mes vrais amis sur les réseaux sociaux.

15) Je peux aimer les gens mais ne pas aimer ce qu’ils font, créent ou leur manière de communiquer. Oui. C’est important de bien comprendre la différence. Je ne déteste réellement personne : je n’aime pas le travail visible de certains, nuance. J’ai une seule personne dans tout Paris qui est « morte » pour moi. Elle est visible, dans ma galaxie. Mais même quand je la croise, je fais la bise à la demoiselle. Juste que je ne veux plus jamais m’assoir avec elle autour d’un déjeuner.

16) J’ai huit années de vie sur le net : huit années de blogs, de traces écrites, visuelles, audio. J’ai exposé beaucoup plus que d’autres en une vie. J’ai droit à l’erreur, j’ai droit à l’oubli, j’ai le droit de changer, d’évoluer et c’est pareil pour vous. Nous pouvons cohabiter.

17) En cas de souci, de problème, de question, je suis joignable très facilement. Mon mail est trouvable en 8 secondes.

18) Je DETESTE quand vous dites en public qu’on va se voir le lendemain : mon agenda est mon agenda, personne n’a besoin de savoir qu’on bouffe ensemble demain midi. Je vois qui je veux, quand je veux. Et on communique dessus pendant ou après, une fois d’accord.

19) Sometimes, it’s just for fun : j’ai toujours été connu pour balancer un bon mot au pire moment. C’est moi. J’ai déjà perdu des potes pour ça. Désormais, c’est en public et c’est en temps réel. J’oublie parfois que je suis lu. C’est la vie. Je n’ai pas envie non plus de faire attention à tout, tout le temps. Rien n’est bien important, dans le fond.

20) Si vous êtes venu manger à la maison, c’est que je vous considère comme « spécial ». Je n’invite personne par politesse. Je vous considère comme « dans mon cercle » ou « dans mon coeur ». Ma maison est un lieu super fort, pour moi. Ce que vous êtes, faites ou dites sur les réseaux sociaux n’a pas grande importance à mes yeux si vous êtes venu chez moi. C’est comme ça. Votre personne IRL m’est plus chère que vos propos sur le web. Je ne me l’explique pas. Ou peut-être si, avec cet enseignement personnel : mes livres sont très rarement lus par les gens qui me sont le plus proche.

C’est peut-être ça, la vraie vie. On ne partage réellement et sincèrement que de l’humain, entre quatre murs, de préférence les siens.

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There are 11 comments

  • Delsol dit :

    Elles sont belles tes écharpes!

  • Mike dit :

    P’tin le mode d’emploi du mec quoi 🙂

  • LeReilly dit :

    21 – Tu fais quoi à dîner quand tu invites les gens chez toi ?

  • Valérie de haute Savoie dit :

    Ah un point commun, les trucs de chez Picard 😀
    J’avoue, un temps tu m’as agacé (il y a trois ou quatre ans je crois, mais je suis doucement revenue et ne t’ai plus quitté), j’ai une profonde amitié bloguesque pour toi. Je réalise que je te lis depuis quasiment le début, tu es à part, faisant partie de mes touts débuts sur la toile. Et bien souvent ce que tu dis me fait avancer, évoluer, rendre moins cassante.

    • William dit :

      Hello. Ah, je crois qu’on a tous nos moments. ll y a trois ou quatre ans, je venais de changer de vie et j’étais profondément paumé (c’est peut-être ça) mais désormais quand tu me lis, c’est moi, sans filtre. Si tu aimes ce que tu lis, c’est moi, si tu n’aimes pas, c’est….moi 🙂

      C’est plus pratique !

  • Florence dit :

    Des bisous, des bisous, des bisous 🙂

  • Amasten dit :

    Je viens de tomber sur cet article. C’était déjà vrai au moment où tu as rédigé ton billet mais ça l’est encore plus aujourd’hui ! Les gens ont tendance à oublier que la vie se vit avant tout IRL à l’heure du tout internet.

    Keep it up !

  • Hadda dit :

    merci pour le re tweet qui m’a fait découvrir cet article de 2012, tiens le point 8 fut une grosse partie de ma fin d’année 2013 et 18 trop d’accord même si je ne suis pas un personnage public 😉

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