Mon corps me lâche. Il faut bien dire que je n’ai jamais vraiment prêté tellement attention à lui. En vieillissant, je comprends que l’alimentation et le sport pratiqué de façon régulière sont les deux piliers qui assurent une fin de carrière humaine décente. Ce n’est pas faute de l’avoir lu…mais, quoi, je n’avais pas envie d’y croire. Je ne bois quasiment jamais (pas de vin, pas d’alcool fort), je ne fume pas, je ne me drogue pas (jamais pris de cocaïne de ma vie, dingue, non, j’ai pourtant passé deux années dans une maison de disques) (bonjour le cliché, au passage), c’est déjà bien, je me le répète souvent. Je n’aime pas le saucisson, ni le foie gras. La chance, non ?
Renaud, me voyant en vidéo, me disait tantôt que j’étais essoufflé et il avait raison. Il me demandait pourquoi. Pourquoi ? Mais parce que je suis en surpoids, tout simplement. Tout simplement. Cette année est particulière, j’arrive à une jonction physique (et mentale, mais ça j’en ai déjà parlé mille fois, j’ai évolué d’un coup) où mon corps ne peut plus fonctionner sous l’ancien régime, sans jeu de mots.
De haut en bas, ça dysfonctionne. Attention, je vais vendre du rêve :
- J’ai perdu mes cheveux et ne peux plus me promener au soleil sans casquette
- J’ai des filaments translucides dans les deux yeux, désormais, et me cogne une migraine ophtalmique par mois, au moins.
- Avec mes lunettes de vue, en voiture, je suis gêné par le soleil. Avec mes lunettes de soleil non correctrices, je n’y vois pas aussi bien. L’ophtalmo m’a conseillé de ne rien faire : j’arrive à un âge où bientôt je n’aurai plus besoin de lunettes du tout.
- J’entends de moins en moins bien, au restaurant
- Problèmes de dents en veux-tu, en voilà, je ne m’étends pas là-dessus, mais ils ont continué en Floride et même on a trouvé une SURPRISE nouvelle carie.
- Essoufflé rapidement.
- Poignet gauche abîmé (en voulant ouvrir à l’arrache un pot de confiture), petit doigt de la main droite hyper douloureux depuis des semaines après une chute (probable petite fracture)
- Mal au foie depuis des mois avec une incapacité à digérer le trop sucré, désormais, si je m’enfile trop de bonbons = nauséeux. Tu me diras, c’est un bon warning.
- Faiblesse dans le genou droit (je manque m’écrouler, des fois, quand je monte l’escalier du métro trop vite)
- Mal à la cheville gauche
Non mais flinguez-moi de suite, quoi.
C’était la récap’ qui fait du bien du lundi soir.
Tu sais, je dis ça comme ça. De loin, les autres ont tous l’air riches, heureux et bien portants.
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(Le livre que je lis sur la photo est « I remember nothing », de Nora Ephron, un vrai petit plaisir. Simple à lire, si vous avez un niveau d’anglais basique. Le genre de mémoires, de petites histoires qui me rassure, si je dois écrire un livre de nouveau, j’aurai le droit de faire comme je l’entends, dans le format que je veux)
C’est frustrant, ce Kindle, il n’y a pas assez de titres disponibles en français. Les éditeurs sont encore à la ramasse. S’ils pouvaient interdire le livre numérique, je suis persuadé qu’ils tenteraient le coup, les idiots.
Voilà la vue du ponton devant la maison, ce soir. Je vous embrasse. La photo n’est absolument pas retouchée.





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