Vie quotidienne
2015 : l’année où j’ai dû partir
29 décembre 2015
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2015, une année blanche pour moi, vraiment ? J’ai coutume de le dire et de le répéter mais tellement de choses me sont arrivées durant ces douze derniers mois. Du très fort (rencontrer Madonna) au plus bas (Charlie Hebdo, Le Bataclan). Allez, récap.

Album de l’année : Aline/ La vie électrique & Tobias Jesso Jr /Goon

Concert de l’année : Madonna, Rebel Heart Tour, Berlin & Izzy Bizu à la Brasserie Barbès, avec ta main de salaud dans la mienne et ton regard de salaud dans le mien et les bougies de salaud que tu as voulu que le serveur allume sur la table.

Films de l’annéeMad Max & Vice Versa

Livre de l’année : Vernon Subutex 1 & 2 

Séries de l’année : The Leftovers (saison 2) et Mad Men (finale)

En janvier, je travaille dans la rédaction de La Nouvelle Edition, émission quotidienne diffusée en direct sur Canal + (pas encore dirigée à l’époque par Vincent Bolloré) et les audiences sont bonnes, le contenu de qualité, j’en suis pas mal fier. Je suis un peu sur les rotules mentalement car c’est ma deuxième saison mais rien ne m’a préparé à l’horreur qui va suivre (je la raconte ici). Je suis seul chez moi cette semaine-là, les deux hommes de ma vie (oui, j’en ai deux et oui, ils se connaissent et s’apprécient) étant chacun à douze heures d’avion en déplacement. Je leur en voudrai toujours un peu, je pense, de n’avoir pu saisir totalement l’émotion du territoire et ma peine, immense. C’est le lot des expatriés à l’année, il paraît. Ce matin du 29 décembre 2015, je vois Ali Baddou sur une photo et l’idée de ce billet récap me vient. Le 25 janvier, j’assiste, avec Hugues Chavignon, au spectacle d’ Alex Lutz à l’Olympia (quel immense talent…) et surtout en première partie les Coquettes, que j’adore immédiatement (NDLR : Hugues me dit que je confonds avec un autre soir, j’ai vu les Coquettes en première partie de Bérengère Krief, toujours à l’Olympia).

En février, je noue des contacts pour changer de job. On m’approche, j’approche, on discute, je marchande. Je ne veux plus, je ne PEUX PLUS travailler dans les médias avec une telle actualité. Ce que je viens de vivre m’a abîmé. J’ai vu une vidéo d’un homme suppliant pour sa vie avant de se prendre une balle dans la tête. Je ne suis pas journaliste. Je n’ai pas d’intérêt particulier pour les infos, moi l’adrénaline je l’ai connue autrement, au bloc, aux urgences, je ne veux plus jamais être dans une rédaction télé quand arrive un événement pareil. Plus-jamais. Nous sommes tous sous le choc, pendant de longues semaines. La sécurité est désomais renforcée, autour du plateau. Comme si 10 types en costume-cravate noir allaient nous protéger. Nous faisons semblant d’y croire.

J’entame également les premiers entretiens pour le livre sur Alexandre Malsch, programmé pour Octobre 2015 à l’époque (il sortira finalement le 14 janvier 2016 après quelques péripéties), je passe un ECG car mon cœur ne bat pas régulièrement selon moi (le test d’effort prouvera que je suis surtout super stressé…) et fin février je pars à Amsterdam en amoureux. Je reviens seul, ayant rompu sur place, pris un billet retour en urgence et ne voulant plus jamais entendre parler de cet endroit de ma vie. Un jour, peut-être, j’y reviendrai. Mais pas avant très, très longtemps et surtout plus jamais en hiver.

En mars, je rencontre Madonna. J’ai 40 de fièvre mais je tiens bon, toute la journée. Deux chansons en live, à quelques mètres de moi, une rencontre, une photo. Cela devait se faire, c’est inouï, je n’ai rien forcé, rien précipité, j’ai failli ne jamais la voir et puis soudain, une porte s’ouvre. Elle est si petite, en vraie. Je dors à l’hôtel mi-mars vers Mabillon, il m’arrive une chose super étrange ce soir-là, avec un inconnu. Je passe sept entretiens d’embauche (sept !) pour un job qui me semble pas mal du tout, sur le papier. Rencontre karmique dans les escalators du Printemps Homme avec Romain et JP, rencontre qui me confirme que je fais bien de postuler. Je ne l’aurai pas et je ne le regrette absolument pas, à un détail près, un gars rencontré lors des entretiens, « Jérôme-le-collègue-que-je-n’aurai-jamais » et que j’aimais déjà d’amitié. Je le recroiserai. C’est sûr.

Sophie-Marie me propose un verre. Je suis épuisé mais j’accepte. Le surlendemain, je visite un appartement, en face de chez elle. Je signe le bail dix jours après. Le Karma…

En avril, je recroise Guy Birenbaum qui vient de sortir un livre formidable : notre échange va déclencher l’écriture d’un livre autobio qui sortira en avril 2016 chez Pygmalion. Je déménage. Je dis Adieu à onze ans de vie à deux. Il est impérial jusqu’à la dernière seconde, il l’a toujours été, il l’est toujours. C’est mon frère d’âme. Bien sûr, nous nous aimons toujours. Mais différemment. Dans un tourbillon, je passe le mois chez Leroy Merlin, je refais mon passeport, je loue un camion pour déménager, je repasse dans la boîte à questions de Canal +

Je mets un doigt là où vous pensez à un fantasme sur pattes journaliste (qui a hélas le charisme d’un four à pain débranché après trois phrases échangées) (écrire ces deux dernières phrases ici me fait rire) puis je refais designer mon blog par Valentin et je m’installe dans mon nouveau chez moi. Seul.

En mai, je fais ce qu’il me plaît et derrière mon loup, j’embrasse qui je veux, devinez, devinez, devinez qui je suis ? Je suis surtout affreusement triste et amputé de mon cœur, de mon frère, de ma raison de vivre. Belle occasion de faire le tri : les « amis » qui n’appellent pas ou les potes qui, eux, appellent souvent et qui du coup deviennent des amis. Je mettrai du temps à admettre que certaines personnes n’ont pas été à la hauteur. Je deviens amer. Acerbe. Méchant, même. Sur les réseaux sociaux, mon ton se fait plus cassant, plus direct. En novembre, un étranger m’écrit, en commentaire, quelque part : « Tu dois être seul et malheureux, non, pour te comporter comme ça ?« . Oui. Merci de me tendre ce miroir. Hélas, oui. Mais la réalité est pire : je ne suis pas vraiment seul (loin de là) et pas vraiment malheureux : je suis juste incapable d’accepter l’amour que je reçois et plus incapable encore de donner de l’amour en ce moment. Alors je deviens cassant. Insupportable.

Je passe des entretiens d’embauche. Je suis pris. Je vais changer de vie, à nouveau, à la fin du mois de juin. Radicalement. Pas de vacances entre les deux, en moins de 48h, je bascule dans un nouvel univers.

En juin, je refuse de fêter mon anniversaire, que je passe seul toute la journée : dentiste le matin, dévitalisation d’une dent, merci du cadeau. Le soir, de guerre lasse, j’accepte que nous nous revoyons pour dîner en tête-à-tête. J’ai les larmes aux yeux tout le repas. Tu parles d’une journée d’anniversaire. Le 11, je vois Paul McCartney au Stade de France, assis à quelques mètres de la scène. Mon idole. Je n’en reviens pas. C’est la cinquième fois. Puis je rencontre un type très élégant et très drôle qui me demande des choses très particulières et qui me largue trois semaines après parce que j’ai obéi à ses demandes à la virgule près. Je le recroise deux fois, en septembre et en novembre, deux fois, alors que je suis en voiture et lui dans la rue, en train de traverser. Deux fois nos regards se croisent. Et deux fois je me dis que vraiment les garçons sont très compliqués. Je me fais dépister, comme tous les six mois (menteur ^^) : je suis séronégatif et un peu lassé de mettre des préservatifs depuis si longtemps, déjà. Un de mes potes m’annonce sa séropositivité au café alors que je lui montre mon bilan sanguin, tout fier de moi. Il vient de l’apprendre. Il me dit qu’il l’a un peu « cherché », de guerre lasse, étant fatigué de se protéger. Je le comprends, je ne juge pas. Je ne veux juste pas prendre un médicament à vie alors je continue, moi, à porter des préservatifs systématiquement et même quand ça me saoule. Et Dieu sait qu’en vieillissant, ça me saoule de plus en plus, oui.

En juillet, je manque craquer et fuir de mon nouveau boulot. Attaque de panique qui dure une grosse heure, je mets tout dans un même sac et je crise dessus : déménagement, rupture, nouvelles missions, nouvelles responsabilités. Je réalise soudain que je ne verrai plus jamais mes anciens collègues que j’aimais beaucoup, à la Nouvelle Edition. Je m’isole pour méditer. Je dépasse mon angoisse, respire un bon coup et affronte la montagne de nouvelles choses à apprendre, comprendre et digérer. Je suis au bon endroit, avec les bonnes personnes, ma chef est bienveillante, mon boulot passionnant, mon environnement hyper agréable et je travaille sur un projet innovant et riche. Allons, allons, on se reprend. Et on a bien fait de se reprendre, avec le recul 🙂

Tu me traînes voir Sils Maria et je t’en remercie.

En août, je me casse deux semaines en Floride, comme chaque année, au même endroit, depuis cinq ans, sur une île reculée, loin de tout, dans une maison climatisée et bien trop grande mais peu m’importe. Comme à chaque fois, j’y écris des choses très intimes (le suicide sous mes yeux d’un jeune homme, un pote qui déçoit, et la suite là) et je vais voir le nouveau Woody Allen, un cru assez moyen cette année. Je découvre Whole Foods, je dors, je dors, je lis, je lis, je bosse, je bosse, je rentre à Paris pas vraiment reposé et je découvre que mon opticien s’est planté de verres depuis deux ans : je porte une correction qui n’est absolument pas adaptée à ma vue, mon ophtalmo l’appelle pour l’engueuler au téléphone et se tourne vers moi pour m’annoncer la bonne nouvelle. J’entre dans une phase qui va durer quelques années où je n’ai plus besoin de verres de correction. « Mais je vais faire comment, sans lunettes ?? »

Je médite 111 jours d’affilée et lis beaucoup sur le bouddhisme, la méditation et le zen. J’en tire un texte.

En septembre, je te (non) demande en mariage, lors d’une journée mémorable à la campagne. Nous avons rompu en avril et nous ne savons plus très bien ni toi ni moi où nous en sommes. Amis, c’est certain. Plus, c’est à voir. Tu me voles un baiser dans une église en décembre et alors que je te demande ce qu’il se passe, tu me réponds, en souriant :

– J’en avais très envie.

Je fête mes onze années de blog avec un billet anniversaire, comme à chaque fois et je me demande combien d’années encore il me reste à passer en ligne, à raconter des choses, moi qui ai l’impression d’avoir déjà tout dit, mille fois. Je me fais nettoyer les mémoires du corps (Stupéfiante Clémentine Marion, insistez, c’est plein trois mois à l’avance et ce n’est pas pour rien…)

Je refuse (un peu tard) les avances sexuelles d’un très beau jeune homme un peu creux et réalise que je me respecte enfin un peu, désormais. Je le recroise une fois ou deux dans des soirées et je comprends qu’il n’y a rien de plus désirable qu’un garçon qui refuse des avances. Je ne veux pas de lui, il n’a pas l’habitude, il ne veut donc que moi. Aucune envie de jouer avec ça. Je ne réponds donc plus à ses messages. Il reviendra une nouvelle fois à la charge début décembre. C’est toujours non mais je lui fais lire le billet que j’avais écrit sur lui. Il me répond, laconique :

« J ai tout lu..Sa veut dire que tu ne veux plus kon se parle ? Laisse moi te convaincre »

Je séduis un jeune Américain expatrié qui joue du violon mais la différence de culture et d’âge nous fait comprendre que cette histoire n’ira pas très loin. Mon analyste me fait alors dresser la liste des qualités que j’attends chez un partenaire. J’en trouve 44 ! La première est : bilingue ou parlant bien français. Je ne serai pas déçu de la rencontre qui vient. Le Brésilien explose ma vie en quelques jours. Je ne sais pas qui je suis mais j’imagine alors l’homme que je n’ai pas été.  Les deux sont bien tristes, alors qu’arrive l’automne.

Le Brésilien est un salaud, à sa manière. Un doux salaud en couple. Tu connais la maxime ? Les deux règles de la conne qui tombe amoureuse de l’homme marié : « Règle numéro 1 : il ne quittera jamais bobonne pour toi. Règle numéro 2 : tu penses que tu seras la seule exception à la règle numéro 1″. Je le largue assez abruptement. Il m’agace, à ne pas vouloir reconnaître qu’il passe un temps de qualité avec moi. Double vie. Moi, je n’en ai désormais plus qu’une et je compte bien ne pas la partager avec un troisième.

En octobre, je rencontre des producteurs de cinéma qui parlent beaucoup. Et un peu trop, probablement, comme tous les producteurs. Je pars à Evian pour le boulot. Je me fais voler mon Nexus 5 par un garçon de passage. Je découvre avec une joie infinie que j’ai de nouveaux amis qui m’aiment et que j’aime profondément, profondément.

En novembre, je vis seul, dans mon appartement sans télé les attentats. « Il » est à l’étranger, une fois de plus. Je suis donc seul, seul, seul, pour affronter un déluge d’angoisse et de morts, à quelques centaines de mètres de la maison. Je décide de couper les ponts avec ceux qui ne pensent qu’à eux dans ses moments-là ou les jours suivants. Je lis un billet à propos de ces événements sur un blog qui me glace. Je vais voir Madonna en concert à Berlin. Je découvre, stupéfait, par ricochet, que je ne suis peut-être pas comme tout le monde et que l’origine de bien de mes souffrances n’est pas si compliquée à déchiffrer, pour peu qu’on ait la bonne grille de lecture. Je suis abasourdi par la découverte. Je passe des tests.

Je vois Spectre, dans un cinéma protégé par des CRS, sur les Grands Boulevards. Nous étions trois dans la salle.

En décembre, je passe quinze jours au Pays Basque, avec les deux (ex)hommes de ma vie, chacun sa semaine, pas d’histoire, pas de jaloux et j’aime la pudeur avec laquelle les deux demandent comment l’autre va. L’homosexualité est aussi, parfois, l’occasion de dessiner de nouvelles manières d’aborder le couple, entre adultes intelligents. J’en parlerai un jour. Je revois Madonna à Bercy, avec une tendre amie.

L’année a été très, très difficile. Je demande pardon à ceux que j’ai pu heurter par des mots, des tweets, des statuts, des réflexions abruptes, des approches frontales, des phrases définitives ou des attitudes peu ancrées dans le jeu social. Il y avait autant de souffrance que de violence, une forme de suicide social, parfois, aussi.

Mes ancrages ont sauté les uns après les autres, en quelques semaines.

Je n’ai plus de certitudes. Il me reste ma hargne que je tente de faire taire, la salope, ma déception, quelques jolies tournures de phrases, une vraie curiosité pour tout ce qui m’entoure, quelques 06 inutiles, bien trop de temps passé sur les réseaux sociaux et une bonne adresse pour acheter mon fromage frais. Deux livres à venir dans les quatre mois. L’envie d’aimer, à nouveau. Je ne suis pas une mauvaise personne. J’ai découvert fin décembre pourquoi j’étais si différent, si à fleur de peau, si susceptible, si brillant parfois, si stupide aussi d’autres fois, pourquoi j’avais besoin d’apprendre sans cesse et ce qu’était une personnalité en T. Je suis la barre horizontale, il me manque souvent la barre verticale.

Je suis désormais « comme un cerf-volant qui vole en plein milieu de l’ouragan ».

 

 

 

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There are 43 comments

  • PUJALAT GEORGE dit :

    Très beau texte comme toujours. Beaucoup de changement et le meilleur reste à venir.

    Bisous.

  • Olivia dit :

    Ca faisait un bail que je ne vous avais pas lu et quel plaisir de vous retrouver! Ce cheminement de votre année 2015 ressemble au mien… On fait le ménage dans ses amours et ses amis, on se cherche, se trouve,se perd… La vie d’hétéro est peut-être plus simple que celle d’homo… Quoique je ne pense pas… Les relations humaines sont compliquées en général et je suis ravie de lire ici que les hommes sont compliqués et c’est un homme qui le dit!! (youpiiii!!)
    De ma province j’ai été moi aussi ravagée par les attentats, et depuis je traîne une angoisse…Comme si j’avais perdu une bonne dose de mon insouciance avec tout ça…ça me révolte et je voudrai rembobiner le film… Mais ce n’est hélas pas possible.
    Belle année 2016 William et beaucoup de petits et grands bonheurs à vous!

  • Eli Rossi dit :

    très beau texte qui m’a mis les larmes aux yeux comme souvent lorsque je vous lis…

  • danyhube dit :

    Merci pour ce beau texte et pour ces analyses sans concession.
    Je vous souhaite de trouver la barre verticale 😉
    Belle année 2016

  • myriam dit :

    Ouragan ou pas, à l’autre bout d’un cerf-volant il y a souvent un enfant qui tire les ficelles.
    C’est la même chose pour un cerveau rapide.

    Bon bout d’an, William. Prends soin de toi. <3

  • Sandrine dit :

    Ce que j’admire le plus depuis que je te lis, c’est ta capacité à te remettre en cause et te transformer. Je sais que ce n’est pas sans douleur, mais quel courage. Je t’embrasse et te souhaite beaucoup de bon pour 2016.

  • sebseb dit :

    Salut William,
    Putain de bilan 😉 mais je constate, sauf si tu as oublié de le mentionner, que tu n’as pas été au Québec, déçu je suis arf !!! 😉
    Bonne continuation en tout cas, j imagine qu on en apprends sur soi, jusqu’au dernier jour !!! :p Je te le souhaite bien loin et plein de bonnes choses pour cette fin d’année 2015 et, évidemment, que la prochaine soit encore meilleure hi hi
    sebseb

  • Onlymanue dit :

    Tu es l’un des premiers que j’ai lu quand je suis arrivée sur le net en … 2006 … J’ai fait lire tes premiers livres, ceux de Ron, à plein de monde autour de moi … et tu es toujours une petite lumière d’humanité allumée dans ma tête dans mon nouveau projet de lieu d’accueil pour les personnes âgées … Je t’ai croisé, une fois, deux fois, la dernière à l’anniversaire d’Eric l’année dernière, tu étais pressé, accompagné, je n’ai pas osé aller te dire bonjour … oui depuis tu m’as écrit que j’avais eu tort et que la prochaine fois je devrais faire ce pas, j’ai promis je le ferai … Je te lis de loin en loin maintenant, je n’ai pas suivi le fil de tous tes blogs depuis celui de Ron, je me souviens de « Willi » et puis celui-ci que je parcours parfois quand j’en croise la publication sur FB. Ne pas hanter twitter m’a probablement tenue éloignée de tes actualités, de tes coups de gueule aussi peut-être … et tant mieux peut-être … Ce que je sais, toujours, c’est cette proximité que je ressens depuis bientôt 10 ans, quand je lisais autant les commentaires de Marguerite que tes billets … Tu fais partie de mes figures tutélaires du net, avec Mry, Eric, Damien et Cyrille, et puis Caro aussi, et Violette. Mais toi tu es un personnage à part, une sorte de héros de série malgré lui, celui qui se cherche et qu’on regarde se chercher … tu as passé beaucoup d’année à te trouver, je crois bien que tu en es proche et ça me rend très heureuse. Amitiés. Emmanuelle

  • […] William et chez Marie, les bilans me donnent envie d’essayer d’en faire un moi aussi, mais […]

  • Mère Bordel dit :

    Tu vois, le jour de la distribution de frères, quelqu’un a dû se planter.
    Nous ne partageons pas qu’un passé de soignants.
    Merci pour ce texte, une lueur authentique, vivante et bienveillante en ces temps… Obscurs. Même pour les plus lumineux d’entre nous. Surtout, pour les plus lumineux d’entre nous.

  • Pitch dit :

    Courage, 2016 sera meilleure.
    Je t’ai connue avec ton blog d’infirmier j’ai adoré lire tes chroniques, je découvrais le web a cette époque là.
    L’année a été dur pour tout le monde. J’ai eue aussi des déconvenus amoureuses et j’éspère trouvé la bonne personne en 2016.

  • Mentalo dit :

    William, une chose n’a pas changé cette année, comme celles qui précèdent: ton authenticité, et ton désir de vivre en accord avec toi-même, contre vents et marées. Et ça, c’est aussi beau que rare. Et je n’ai aucun doute que cela ne perdure en 2016.

    • William dit :

      Merci. Je fais ce que je peux, pas évident tous les jours d’essayer d’être juste soi-même. Je crois qu’ici, au moins, j’y parviens.

  • M.J dit :

    Une année visiblement chargée ! Si j’étais devant vous je vous prendrai dans les bras … Si nous partagions un travail commun je partage également aujourd’hui votre peine !

    Même si la vie n’est pas simple, essayez de voir au travers des nuages ! Vous y trouverez toujours le soleil !

    Tendres pensées en entamant votre roman « maman est ce que ta nouvelle chambre te plait »
    2016 sera, je l’espère pour vous, meilleur que 2015.

    • William dit :

      Et j’accepterais bien volontiers qu’on me prenne dans les bras, vraiment.

      Mon roman (un document, pour dire vrai) n’est hélas pas le plus positif à lire, ni le plus évident mais je vous souhaite une bonne lecture 🙂

  • Via Café Mode (toujours de bon conseil), je lis ce bilan.
    Que c’est beau et bien écrit, ces histoires d’amour et de désamour.
    Pour le moment, je suis dans le « rien du tout », pour ne pas retrouver tout ce qui est écrit. Car oui, hétéros et homos, on souffre de la même manière!
    2016 sera d’autres jours.

  • Laurette dit :

    Quel bilan, quel parcours et quelle force pour regarder autant à l’intérieur de soi, chercher à comprendre et avancer toujours…
    Mais aussi quel plaisir de pouvoir vous lire en entier 😉
    Je vous souhaite 2016 pleine de bienveillance et d’émotions.

  • Antonie dit :

    Cette capacité à avancer et se remettre en question est formidable et inchangée. Toujours un plaisir de lire tes analyses pertinentes. Du personnel, de l’intime, de l’individuel, on bondit à l’humain, à nous-mêmes, à soi-même. Bonne année 2016.

    • William dit :

      Merci pour tes mots. C’est dans le plus personnel qu’on trouve l’universel, c’est Annie Ernaux qui disait ça, je crois.
      Je t’embrasse.

  • JacquieB dit :

    comme toujours Wlliam, la beauté du texte, la beauté des sentiments et votre analyse permanente de ces sentiments … tout est beau chez vous William même avec cet éternel fond de tristesse pour nous qui vous lisons.
    On vous aime William et que cette année soit belle pour vous et qu’elle vous comble. Bisous

    • William dit :

      J’ai l’âme slave, je crois, toujours dans la mélancolie 🙂
      On ne se refait pas.
      Merci d’avoir pris le temps de me le dire. Je vous embrasse.

  • bea dit :

    tout est dit
    tout a été dit (dans les commentaires aussi)…
    je me retrouve parfois dans vos écrits, j’y entr’aperçois cette part de moi qui n’ose se lâcher, lâcher prise…
    Vous m’y aidez, beaucoup…
    vous devez être un super ami! bienveillant, déterminé, indulgent mais critique
    parfois, je vous envie…
    bien cordialement,
    b

    • William dit :

      Je suis ravi de pouvoir vous aider comme je le peux, au moins ce blog sert à quelque chose !
      Je ne sais pas si je suis un super ami, j’ai par contre de très beaux amis qui m’aident tant.
      Je vous embrasse.

  • roussix dit :

    Toujours un plaisir de vous lire.
    Je vous suis depuis début 2008 avec fidélité, d’ailleurs de cette époque il n’y a plus que vous et Caroline pour lesquels je suis restée assidue.
    Ce qui me fait revenir depuis tant de temps :
    – votre capacité d’analyse introspective qui nous amène à réfléchir sur nous-même.
    – votre curiosité à découvrir de nouveaux mondes culturellement, professionnellement, personnellement avec le même bonheur qu’un ado que vous avez su rester. Vous ne paraissez jamais blasé de ce qui vous arrive, on en a vu s’enflammer pour moins que ça avec leur petite notoriété virtuelle…
    Pour tout cela, merci.

    • William dit :

      Bah, la notoriété virtuelle, c’est de l’argent de Monopoly. Elle me sert deux fois par an : pour approcher mes idoles ou gagner quelques disques gratuits.

      Pour le reste, surtout ici, je tâche de ne vraiment écrire que lorsque j’ai quelque chose à dire, sur un sujet perso, car je pars du principe que ce qui me fait avancer pourrait peut-être faire avancer au moins une autre personne…

      Je vous embrasse. J’espère pouvoir vous savoir ici encore pour de nombreuses années. Je crois que Caroline et moi partageons la même passion, au quotidien pour elle, plus irrégulièrement pour moi. J’ai promis que j’allais écrire tous les jours, cette année mais chuuuut 🙂

  • Johanna dit :

    9 ans que je te suis de blog en blog, avec ton identité qui se dévoile. Du coup tu es un de mes compagnons de route virtuel, même si l’inverse n’est pas vrai, cachée que je suis.

    Merci William.

    Je te souhaite le meilleur, qui est toujours à venir.

  • Snail87 dit :

    Bonne année Ron…

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