Voyages
A l’hôtel Biarritz de Pékin, chauffeur, je vous prie
3 janvier 2013
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Divine surprise, ce matin, en triant mon Mac, je retrouve les photos de Pékin avec Marie, photos que je pensais avoir perdues et que j’avais un peu oublié.

Chance incroyable, nous avions été filmés par une équipe de reporters lors de notre journée en side-car à la Grande Muraille ! Si c’est pas le karma, ça. Bon, stupidement, je n’avais pas voulu qu’on m’emmerde et on me voit deux secondes dans le film…mais quelles secondes. Je suis livide, une roue en l’air, la tête de côté…Voici le petit reportage, avec Marie en guest :

Souvenirs en vrac

Nous avions passé plus d’une heure assis sur un petit tabouret, au milieu des vendeuses, à parler dans un sabir franco-anglo-chinois et Marie comprenait tout, elle était heureuse (elle a obtenu sa licence d’anglais par correspondance, en deux ans, de chez elle, sans trop bosser. Marie, je ne te l’ai jamais dit mais je te trouve épatante). J’avais acheté des boutons de manchettes communistes qui font toujours leur petit effet.

Pique-Nique sur la Grande Muraille. Loin de tout. Vin rouge, salade niçoise, fromage et pain.

Les bambous étaient tous gravés et je ne l’avais pas vu. Mes lunettes de soleil étaient tombées. En les ramassant, j’observe mieux ce qui m’entoure et…

J’étais alors en pleine ébullition : j’avais eu l’idée d’un roman qui allait devenir “Le chemin qui menait vers vous”. Je gonflais Marie en m’arrêtant régulièrement et en jetant des idées sur mon carnet. J’oubliais où j’étais, plus rien n’existait, je notais fébrilement pour ne pas oublier. Je n’étais plus à Pékin, j’étais déjà devant mon clavier.

Une fois, sans plan, sans carte, sans même l’adresse de l’hôtel, nous sommes partis nous promener et, au retour, dans le taxi, j’ai dit au chauffeur :
– Avancez, avancez, je sais en gros vers où on doit aller.
Le mec hallucinait. Il attendait une direction précise et moi je sentais vaguement qu’on devait aller vers le Nord-Est, comme ça, au feeling.
– Là ! Là ! L’hôtel Biarritz !
Nous l’appelions comme ça, près du Péninsula, il y avait un dôme qui nous rappelait je ne sais pas pourquoi Biarritz et qui nous servait de repère. Deux amis perdus en ville et qui s’en fichaient un peu. Que pouvait-il donc bien nous arriver de grave sans adresse, à Pékin ? Rien.

“Bialllitzz Bialliiiitz” répéta, incrédule, le chauffeur, avant de nous laisser sur le trottoir.

A l’époque, j’étais en pleine forme physique…Vraiment…

1604 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 2 comments

  • Dominique dit :

    Oui, tu semblais en forme et heureux. C’est la meilleure des thérapies (pour moi) que de suivre les conseils de Montaigne (d’aller “frotter sa cervelle à celle d’autrui”.
    Tu sais ce qu’il te reste à faire 😉

  • Jojo dit :

    Je vous aime. Vous etes mon blogueur préféré et un de mes écrivains vivants préférés. J’aime quand vous êtes heureux. Soyez heureux, ça me rend heureux. Merci.

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