Vie quotidienne
Allô, allô, monsieur l’ordinateur
10 avril 2020
17

J’ai encore fait ce rêve étrange et pénétrant que je voulais quitter Biarritz avec le dernier avion avant le confinement, mais l’aéroport était vide, immense et je ne trouvais pas la porte d’embarquement, je devais quitter les lieux, bloqué dans un Sud-Ouest vidé de ses habitants, à la recherche de la maison de mes parents avant la tombée de la nuit mais je n’avais pas de phares sur la voiture et je ne reconnaissais plus la route, tournant dans l’obscurité grandissante des heures.

Je me suis levé en nage pour aller boire un verre d’eau fraîche, il était 4h du matin, BFM donnait des chiffres, parlait encore du médicament miracle et des masques et je suis allé sur la terrasse, tout nu, contempler le parc et attendre les premiers frissons. Quand ils sont arrivés, j’ai filé vers la salle de bain, retrouvé une vieille boîte de Valium qu’on m’avait refilé un jour parce que j’avais le blues (les médecins sont formidables, dans ce pays) et j’ai avalé un comprimé à 4h30 pour dormir, ce qui n’est jamais une très bonne idée.

Quelqu’un a mis le feu à la porte de l’immeuble d’en face, suite à une dispute et les flammes ont gagné les poubelles qui se sont embrasées immédiatement, dégageant une épaisse fumée noire qui est venue empuantir toute la rue, pendant que les habitants sortaient affolés, en grappes, tenant les enfants par la main; un homme, avec un petit jet d’eau de rien du tout, de rien du tout (comme le ramoneur) essayait vainement de contenir l’incendie et au loin, nous entendions la sirène des pompiers, déjà prévenus. Certains sortaient de l’immeuble, d’autres filmaient aux fenêtres, moi je regardais tout ça avec inquiétude, voyant la trentaine d’humains collés les uns aux autres dans la rue. Un peu plus loin, le pyromane était encerclé par la police, sous les menaces du type qu’il avait provoqué plus tôt. Le feu fut vite circonscrit et chacun regagna, un peu déçu, son confinement et son ennui.

J’ai repris le jogging. Ce fut aussi désagréable que dans mon souvenir mais j’aime assez l’idée que mon corps me rappelle qui commande, le lendemain, autrement qu’en n’arrivant pas à enfiler mon jean.

J’ai cessé de promettre que j’écrirai ici le lendemain car je m’astreignais à une production forte à un moment où je n’imprègne pas grand chose, j’écrirai donc quand j’aurai des choses à dire, ce qui me semble plus sain. J’ai cru comprendre que (au mieux / au pire) les restaurants, bars, musées, concerts, cinéma et tous les lieux accueillant du public n’allaient pas rouvrir avant des mois, à cause de la distanciation obligatoire (ou des effets psychologiques de celle-ci sur notre mental déjà bien éprouvé) et que nous allions devoir faire sans, creusant au passage la tombe de dizaines de milliers d’emplois, entraînant les hôtels, les grandes vacances et l’été 2020 dans un trou noir qui ne semble avoir ni fond, ni issue.

Certains prédisent un retour à la normale pour l’automne, d’autres disent que le monde ne sera plus jamais le même et que c’est peut-être la meilleure chose qui pouvait lui arriver, d’autres encore écrivent des tribunes qui glacent par la justesse et leur vision (DSK, il y l’homme, il y a l’oeuvre) et bien peu savent de quoi demain sera fait. On a livré le sort de notre société capitaliste aux médecins qui ont prêté serment de sauver la Vie à tout prix, une minorité montante, les plus Darwinistes, disent que c’est une erreur et qu’on payera longtemps ce confinement, « qu’après tout ceux qui y passent en ce moment, les baby-boomers, ont déjà bien profité des ressources et du reste pendant 60 ans », et ces Darwinistes reçoivent des menaces de mort pour avoir écrit ça :

Quand on me demande comment je vais, je réponds : je ne sais pas.

Et c’est vrai, je ne sais pas.

Qu’il est confortable de regarder depuis mon année 2020 les choix des Français qui optèrent pour De Gaulle, en minorité, à l’été 1940. On se dit qu’en temps de crise, on aurait fait ci, qu’on n’aurait pas fait ça et puis finalement, en temps de Crise, on reste englué dans son angoisse, son besoin d’intangibilité tellement puéril et sur son petit soi, son petit devenir.

Je n’ai pas prié Dieu depuis dix jours, peut-être que je devrais ? Pour lui demander quoi ? Un conseil ? Un boulot planqué ? Une mort rapide et sans souffrances ? Un Euromillion gagnant ? J’ai peur de demander, je ne sais pas de quoi j’ai envie, je ne saurais lui dire si je vais bien ou pas.


J’ai réussi à fuir ici (chez Amazon Prime) : Tales From The Loop. Sublime série. Ne lisez rien, ne cherchez pas à savoir avant, pendant, allez-y et laissez-vous embarquer.

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There are 17 comments

  • Julie dit :

    Merci d avoir pris le temps d écrire.
    Je me sens un peu…. Un peu je ne sais quoi, moi aussi, entre les il faut que, les angoisses et le quotidien qui doit malgré tout.
    Je vous embrasse

  • Séverine dit :

    Un jour après l’autre!
    Je savoure ce que je fais, le temps que je prends pour moi, entre mes heures de travail. Une proposition m’a été faite hier, j’espère qu’elle se réalisera car ce sera très enrichissant pour tout le monde. Un rêve éveillé, je n’en reviens toujours pas. Mon enthousiasme fait peur à certains, d’autres cela les attire!
    Merci d’être toujours présent William, écrire pour ton plaisir sera encore meilleur. Je t’embrasse!

  • Chloë dit :

    J’en lirais un roman de ce rêve étrange à Biarritz.

    Merci d’être revenu écrire aujourd’hui, tous les jours ou une fois par semaine ou qu’importe : c’est un peu comme recevoir des nouvelles que l’on attendait.

    Je regardais le live de Blanquer sur Brut plus tôt dans l’après-midi. Je n’arrive pas à savoir s’il est idiot, s’il joue à l’idiot ou bien s’il décide simplement de ne pas être pessimiste. Il parle encore d’un retour à l’école mi mai. Je crois que même si on nous laissait sortir mi mai, je n’oserai pas. Tout est si incertain que ce risque-là, je ne veux pas le prendre. Sans aucune fascination pour l’homme (ni l’artiste), j’attends le discours de Macron. J’ai envie de savoir jusqu’où il va continuer à faire des discours dans du rien, pour du rien.

    J’allais au cinéma presque tous les jours. Je me demande si j’en serai capable à nouveau. Si j’irais aux séances creuses pour éviter le monde. Si j’annulerais mon billet au dernier moment en voyant la salle bondée.

    J’ai un petit stock de xanax dans mon tiroir. Je n’en ai pris qu’une seule fois. Je n’avais rien demandé mais le médecin a jugé bon de m’en prescrire pour mes angoisses.

    Je vais regarder « Tales from the loop » sans rien savoir. J’ai regardé la série « Parlement » sur France TV : c’est drôle et original.

    Bon week-end William, bon courage et essaie d’éteindre BFM…

  • La lilloise dit :

    Bonjour William
    Malgré la peur et la boule au ventre, mon boulot me sauve car il m’empêche de penser, même si ce n’est pas 100% du temps, à ce qui se passe… les crises d’angoisse sont pour le soir et le week-end… j’ai de nombreux collègues qui prennent des tranquillisants, des somnifères, des anxiolytiques, j’ai de quoi, je ne sais pas…
    Un jour après l’autre.

  • Sandrine dit :

    Je vais t’écouter, tu es de bons conseils. J’ai fini The Good Wife (même pas honte), série que j’avais laissée de côté il y a quelques années. Mais je n’aime pas les choses inachevées. Et je voulais tellement savoir comment cela finirait (et surtout avec qui Alicia (re)ferait sa vie…). Un peu déçue !
    Prends soin de toi. Et ponds à ton rythme. On est là pour te lire…

  • fannoche dit :

    Bien contente de te lire! Quelque soit la fréquence.
    Ici c’est nuits pourries et journées oniriques, le seresta est pas loin des que le cœur et le cerveau s’affole . Hier je suis sortie. J’ai mis 8h à m’en remettre. Quelque soit la date de fin de confinement je pense que je ferais une semaine de plus…(au moins)…

  • Cathclaire dit :

    Quelle magnifique série en effet, j’essaie de ne regarder qu’un épisode par jour pour en profiter plus longtemps.
    C’est sûr que rien ne sera comme avant lorsque l’on sortira. J’espère que ce sera pour mieux. Mais rien n’est sûr.

  • Bellzouzou dit :

    Mais mais mais..? personne ne te remercie pour cette chouette chanson que tu nous mets dans la tête pour le weekend?? (prolongé, en plus, le weekend??)

  • Mag64 dit :

    Je ne sais pas quoi te dire, sinon que l humeur ces temps ci est très fluctuante. Ca ira mieux demain, j espère

  • Muriel dit :

    L’article de DSK est intéressant. En revanche Quatremer, comment dire…? Cela fait longtemps que ses idées représentent pour moi tout ce que j’exècre, alors, on va dire que je ne suis pas surprise, venant de sa part, au moins il est cohérent avec lui-même. Mais je voudrais préciser que traiter les gens comme lui de darwinistes, c’est à la fois leur faire beaucoup d’honneur, et faire beaucoup de déshonneur à Darwin. Lire à ce sujet le Que-Sais-Je (c’est léger en général comme collection mais c’est bien fait pour entrer dans un sujet précis) sur « Darwin et le darwinisme » de Patrick Tort par exemple, ça rend prudent ensuite sur l’utilisation de ce terme.

    En voici un extrait : « L’idée que la sélection naturelle, en tant que loi universelle de l’évolution, doit nécessairement, de ce fait, s’appliquer aussi, avec toutes ses conséquences cruellement éliminatoires, au fonctionnement et au devenir historique des sociétés humaines imprègne l’Occident depuis les années qui suivirent la parution de L’Origine des espèces.
    Or, Darwin, dans le premier ouvrage zoologique (…) a argumenté avec une remarquable cohérence théorique son opposition à cette idée triviale dont l’hyperlibéralisme sélectionniste a fait, de Spencer à Friedrich von Hayek (1899-1992), l’axe de son idéologie.
    Cette invraisemblable confusion, qui a dénaturé pendant plus d’un siècle l’interprétation complète et rigoureuse de la pensée de Darwin par le biais de l’ignorance ou du travestissement résolu de son anthropologie, est celle-là même que l’on voit se perpétuer dans la conscience commune et que réactivent encore trop de commentaires superficiels et d’introductions hâtives à une œuvre non lue. »

    À la limite, on pourrait parler dans le cas de Quatremer, de Spencerisme, mais je doute qu’il accepte lui-même cette référence, qui a trop souvent été mêlée aux projets eugénistes des nazis (sur la stérilisation forcée ou l’élimination pure et simple des handicapés, perçus comme des poids pour le groupe, par exemple…). Bref, moi, en lisant son tweet, je n’ai pas été surprise bien qu’un peu nauséeuse, comme en général quand je lis ses propos. Il pose au rebelle de la pensée unique, pour moi, ce n’est qu’une couverture pour masquer un égoïsme sans bornes. Et à un moment où beaucoup de gens sont dans la douleur du deuil, de tels propos ne peuvent être que bêtement (ou sciemment?) provocateurs. C’est moche de faire ça je trouve. Très moche. Sans compter qu’il part du principe que seuls les « vieux » risquent leur peau dans l’affaire, ce qui supposerait d’une part que les vieux, on s’en fout, et d’autre part, sous-entend que ces sales « boomers » s’étant gavés plus que de raison, il serait normal de les laisser crever de bon coeur. Outre le fait que des jeunes meurent aussi de cette saloperie (ce qu’il occulte carrément ou traite d’un désinvolte « c’est la vie, ma pauv’Lucette »), les vieux ne sont pas à mon sens des sous-humains dont on serait finalement soulagés de se débarrasser… Bref, je m’énerve, je m’énerve, alors que je m’étais promis de rester calme…

    En tout cas, faire partie d’une minorité n’est pas la garantie d’être de ceux qui font avancer l’humanité, sans quoi, tous les imbéciles qui se pensent disruptifs juste parce qu’ils ont des pensées déglinguées ou perverses seraient des de Gaulle en puissance… Oui, de Gaulle était ultra-minoritaire à un moment donné, parce que sa pensée était sans faille quant à ce qu’il convenait de faire d’un point de vue moral, et que ce côté entier et sans faille, dès le début, ce n’est pas donné à tout le monde : pour lui, le nazisme était ce qu’il fallait combattre, et peu importe le prix à payer pour cela. À partir de ce point de vue sans équivoque il a pris les décisions qui s’imposaient et oui c’était courageux. À son époque, les milieux d’affaires et les « experts » en économie préconisaient de collaborer avec Hitler pour sauver la croissance, l’emploi, bref, pour sauver le niveau de vie (enfin, surtout celui des nantis, les ouvriers devaient juste bien fermer leur gueule… comme d’habitude, quoi…). Ces gens « pro-Hitler » par « rationalité économique » étaient aussi une minorité d’ailleurs. La majorité, elle, était comme à son habitude, dans une zone grise, qui a été mouvante tout au long de la guerre : dans l’attentisme, le doute, probablement parce qu’il était difficile au moins au début de savoir comment prendre part à des événements qu’on subissait plus qu’autre chose au jour le jour… Et puis peu à peu, certains ont fait des choix, radicaux (la résistance active ou à l’inverse, la collaboration active) ou plus modestes (la résistance passive, qui a joué un rôle important mais méconnu encore, hors des cercles d’historiens). D’autres ont continué à attendre sans rien faire de spécial. La majorité des Français avait cependant Hitler en horreur, sans connaître ni son programme ni son idéologie dans le détail d’ailleurs, la plupart le détestait juste parce qu’il était Allemand, donc par réflexe patriotique. Bref, tout ça pour dire que oui, l’heure est à faire des choix, même si aujourd’hui, on n’est pas en guerre, n’en déplaise à la réthorique un peu facile du gouvernement. Quatremer le fait, il se positionne en bon ultra-libéral jusqu’au boutiste, qui se croit disruptif et original. Personnellement, je le fais aussi, à l’exact inverse : ma conviction profonde, ce qui fait que j’ai envie d’avancer encore dans ce monde, c’est « on ne laisse personne sur le bord du chemin ». Point. (Et je souffre d’ailleurs depuis fort longtemps de vivre dans une société qui laisse habituellement et encore aujourd’hui bien trop de monde sur le bord du chemin, avec beaucoup de violence, de dureté et avec un cynisme qui me donne souvent envie de pleurer…). À mon sens, tenter de sauver la vie au maximum, y compris ces vies jugées inutiles par certains, essayer de sauver toutes les vies, y compris même celle de ce Quatremer dont je déteste les propos (et non, moi je ne souhaite pas sa mort : j’ai beau haïr sa pensée, s’il était sur une civière en train d’étouffer, je prierai pour qu’on puisse le sauver…), pour moi, c’est ce qui fait que même ruinés et en ayant tout à reconstruire ensuite, on pourra se regarder en face. Faire le choix d’un Quatremer serait pour moi comme se jeter une malédiction à soi-même, collectivement : celle d’une humanité définitivement privée de son âme, et surtout de son coeur. Moi, ce n’est pas dans le monde de Quatremer que je souhaite vivre : son rêve est mon cauchemar… Je fais le choix de la confiance, c’est un peu comme la foi en fait, parce que ce n’est pas foncièrement rationnel, ça ne passe pas par le cerveau : je suis ce que mon coeur me dicte, le reste suivra, la lumière ne pourra venir que de là, et je suis certaine au fond de moi, que les solutions arriveront (si nous allons dans la bonne direction, tous ensemble, juste par la loi d’attraction, que je vérifie bien souvent…), que des éléments nouveaux que nos cerveaux étriqués et peureux ne sont pas capables de concevoir à ce jour, se profileront au bon moment. Je choisis de rester dans l’amour pour ma part. Cela suppose cette forme de confiance apaisée, qui y est associée. Tous ceux qui laisseront la peur ou l’égoïsme (c’est la même chose à mon avis) guider leur pas s’obstinent à mon sens à aller dans le mur. Moi j’ai envie d’aller ailleurs. Et pour moi chaque vie compte.

    Désolée, je me suis un peu emportée. C’est que ça touche au coeur des choix fondamentaux que nous avons à faire ici et maintenant je crois… Je t’embrasse William.

  • Pierre K dit :

    J’espère, cher Verlaine, que tu n’as pas abandonné ton Rimbaud sans dommage…

    Tu dis ne plus savoir de quoi nous parler. Mais je vais juste convoquer deux mânes que tu aimes Je crois. Annie Ernaux. Et Jerry Seinfeld. L’une nous parle de sa vie et nous emmène dans les méandres de l’auto fiction (que tu connais bien), l’autre est devenu le chéri de l’Amérique avec un « show about nothing » (et l’aide de Larry David).

    Écris-nous. Jette tes bouteilles à la mer comme tu le fais là. Nous avons tous besoin de parler de rien, de parler de toi, de parler de nous. Nous n’avons pas le quart de la moitié de ton talent. Mais nous aimons te lire, ressentir, partager avec toi.
    Les leçons de vie sont moins emblématiques, moins éclairantes qu’un accident de voiture ? La belle affaire ! Nous aussi, notre préoccupation dans ce jour sans fin est dérisoire…
    Ce sont ces kilos pris en plus, en trop… ce bruit venant de l’appartement d’à côté, insupportable… ces rendez-vous précieux pris avec les amis ou même (si si) les ex… par FaceTime, par WhatsApp, par Teams, par…

    Mais nous aimons tous que tu nous parles. Tu nous parles à tous, tu nous parles à chacun. Et nous y trouvons tous et chacun un peu, beaucoup.

    Merci du fond du cœur de continuer…

    • Pierre K dit :

      Je modifie la première phrase (qui s’est trouvée changée par des copier / coller désastreux) :

      « J’espère, cher Verlaine, que l’abandon temporaire de ton Rimbaud s’est fait sans dommage (pour les deux). »

  • Véro b dit :

    Brillant DSK…bon les zamis va falloir dépenser l’argent qu’on aura dans les années à venir…merci William j’ai un peu renoué avec mes cours d’eco

  • Dola dit :

    Merci d’écrire ici, et aussi merci pour cette tribune de DSK que j’ai lu en entier. Édifiant.

  • Bethanie dit :

    Coucou,

    Serais-tu que la série « Tales from the loop » est tirée d’un jeu de rôles ? J’ai fait jouer 2 scénarios à mon mari et a un ami rôliste. J ai commencé a regarder la serie: c est beau, un peu long et les thématiques s inspirent, en effet, de certains éléments du jeu.

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