Vie quotidienne
Annus horribilis
1 mai 2020
20

J’ai déjà dit mille fois que j’avais réussi à survivre à 2015 et que ce fut la pire année de ma vie. Je savais depuis quelques temps que je devais quitter l’appartement confortable dans lequel je vivais depuis plus de douze ans, la vie avec ce garçon n’était plus possible (Mon livre « Il en faut peu » narre cette lente séparation qui a pris plusieurs années) et j’attendais un signe, une main tendue, le moment d’agir. Je repoussais sans cesse. J’étais intermittent du spectacle, pour une grande chaîne de télé et mon contrat allait de fin-août à mi-juin. Nous étions en mars, j’étais au bout de ma vie professionnelle : j’avais vécu dans la rédaction les attentats de Charlie Hebdo puis celui de l’Hyper Casher, situé à quelques pas de chez moi. Je me rappelle encore des gyrophares et des gens hagards, dans la grande avenue, cherchant un moyen de rentrer chez eux, métro fermé, flics sous tension, pétarade de l’enfer juste devant nous. Il était parti à Las Vegas pour le boulot et n’avait pas vécu cette folle semaine où je dormais sur le canapé, enfermé à double tour, fuyant mon lit que je trouvais trop exposé, la fenêtre donnant sur un ciel immense et le supermarché de l’horreur, au loin. Paumé.

J’accepte le café proposé par une copine (perdue de vue depuis, ses choix politiques radicaux, ses fréquentations, ses prises de position, une fille en or qui choisit un extrême, une lutte, une convergence, une aberration intellectuelle) à contre-coeur tant je suis comme un poisson hors de son bocal, effrayé de tout, acculé mais inerte. Je lui parle de ma situation : il faut que je parte de « chez moi » mais je n’ai pas de CDI, il faut que je trouve un « ailleurs » mais je n’ai pas la force de chercher et d’essuyer des refus, il faut que je mette un pas dans le vide mais je ne sais plus comment faire et j’ai si peur de tomber. Elle me parle d’une copine à elle qui loue, qui n’est pas regardante sur les papiers à fournir, elle me donne son numéro, deux jours après je visite l’appartement, il est sombre, il donne sur un vis-à-vis dans la chambre, un vis-à-vis dans le salon, il est petit, il est vieux, il pourrait être bruyant mais personne n’habite au dessus et personne n’habite en dessous depuis des années. Il est à moi si je le veux.

Dans la foulée, j’organise mon déménagement, prévu pour début mai. Je demande à quatre étudiants de me prêter main forte, je loue un camion, je fais les cartons, je ne réalise pas très bien. Douze ans d’une vie à deux, douze gros cartons, beaucoup de larmes, quand un amoureux devient un frère, il est temps de partir.

Au travail, c’est l’heure des choix, également. Je passe sept entretiens pour un prestigieux job mais je me plante au dernier, avec une américaine, je n’ai pas les codes, elle a un doute, ça m’agace, elle cherche la faille, elle ne comprend pas le parcours, je deviens cassant, nous arrêtons là.

Il m’aide à déménager, gentleman jusqu’au bout. Je pleure tous les jours. Je finis mon premier mois en solo. Un soir, chez le fromager, ma carte se bloque : trop cher, je n’ai plus d’argent. La vie à deux était plus simple mais je ne m’en sors plus. Une fois le loyer payé, je n’ai plus rien. Je rentre chez moi, dans cet appartement que je déteste, la rage au ventre, si je ne peux plus me payer de fromage, je ne peux plus rien me payer du tout, c’est donc ça le prix de ma liberté ? Tout compter et ne plus avoir de marge de manœuvre ? Je passe des soirs à pleurer, j’arrive chaque matin au boulot avec une boule d’angoisse gigantesque, on me demande si je veux refaire une troisième saison de notre quotidienne, je n’en ai aucune envie, je n’ai plus la force, la chaîne a changé de patron, tout est bousculé, je sens qu’il est temps de partir mais je ne sais pas comment faire.

Un message sur Facebook me propose un job dans un nouveau domaine. Sans même regarder l’annonce, j’accepte : je veux partir, c’est oui. Je ne comprends rien à l’intitulé du poste mais je m’en fiche, je n’ai plus rien à perdre. Je passe l’entretien sur les Grands Boulevards, à Paris, face aux Galeries Lafayette dans un état second. Je ne sais pas par quel miracle j’arrive à répondre aux questions, je ne me souviens de rien.

Je ne suis qu’un immense chagrin d’amour, je ne crois plus en rien, je ne sais faire que pleurer, manger et pleurer encore dans les bras d’inconnus que je ne recroise jamais et qui doivent me trouver bien étrange pour un plan cul. J’habite le XXème. Je suis Parisien, désormais, moi qui ne connaissait que Saint-Mandé depuis mon arrivée à Paris, douze ans plus tôt.

Je suis embauché. Je quitte la chaîne de télé un vendredi matin, je passe chez le dentiste l’après-midi, il me dévitalise deux dents, je pleure tout le week-end et je démarre dans la multinationale le lundi.

En six semaines, j’ai quitté mon mec, mon appartement adoré, mon quartier adoré, mon job adoré. Je suis tout nu, je suis vide, je suis bousculé : je ne connais aucun des codes d’un siège social, je suis tout prêt du Pouvoir, je détonne un peu avec mon look Canal et au bout de trois jours, je craque. Je pars dans les toilettes, en larmes, car je ne comprends rien aux vagues consignes reçues et j’appelle ma mère à l’aide en lui disant que je regrette tout, que je viens de commettre une erreur terrible : je dois rendre mon appartement que je déteste et revenir « chez moi », je dois quitter ce job que je déteste, je dois appeler les producteurs pour leur dire que je veux finalement revenir faire la saison avec eux. J’ai tout faux, j’ai rien compris, je me suis trompé. Assis sur les toilettes, je me plains mais ce n’est pas la bonne personne pour me remonter le moral. Je ressors, vidé. Je décide que je vais tenir jusqu’au soir et on verra bien après. Quelques heures après, on me présente la petite nouvelle de l’équipe. Elle est belle et drôle, toute jeune, je m’accroche à elle. Je tiens la journée puis la semaine puis le mois grâce à elle.

Je passe ces premiers mois dans un état second, les yeux embués, la plupart du temps, caché dans les toilettes du bureau ou allongé sur mon lit, à écouter du Barbara ou du Françoise Hardy (l’idéal pour se remonter le moral, non ?) et quand vraiment la douleur est trop forte, je repars le voir pour pleurer dans ses bras (l’idéal bis pour se remonter le moral, non ?). C’est un déchirement de l’avoir quitté mais c’est la seule personne qui puisse comprendre ma douleur. Je n’en vois pas le bout.

Août, septembre, octobre, le Bataclan. Seul, dans mon lit. Décembre à Biarritz.

Janvier 2016.

Janvier 2017.

Fin 2017, je sens que je vais beaucoup mieux, je ne l’appelle presque plus, j’ai déménagé à Paris un peu plus loin, j’y reste un an et même après j’ai acheté mon appartement à moi ; j’ai dit à la grande multinationale que je voulais partir, trois ans, c’est bien, c’est assez. Autre nouveauté, c’est dingue mais j’ai le coeur plein d’espoir, à nouveau, ou plein d’espace pour tout autre chose. Oui, il y a un petit compartiment tout neuf que je n’avais pas vu arriver et qui s’est installé. Un petit endroit qui cherche un locataire.

Janvier 2018

Janvier 2019 (avec Lui, à Biarritz)

Janvier 2020 (avec Lui, à Biarritz, again)

Mai 2020.

J’ai survécu à 2015. Je survivrai à cette folie dehors. Elle ne me regarde pas, je vais mourir un jour, comme toi qui me lis, mais j’ai survécu à un reboot complet, je ne me laisserais pas faire comme ça. Je tomberai, comme tout le monde, mais pas sans avoir dit fuck une dernière fois. Fils de personne, sans talent particulier, sans physique hollywoodien, sans fortune, sans économies, sans plan de carrière, je n’ai que mes mots, mon ironie et mes intuitions pour dérouler du câble pendant le temps qu’il me reste. Je n’ai pas l’intention de laisser le rouleau dans l’arrière-cour. J’ai encore quelques immeubles (et non des moindres) qui attendent leur connexion à mon petit ADSL.

Et si ça doit recommencer, au moins, désormais j’ai le mode d’emploi. Une année horrible, c’est juste plusieurs fois 24h. Un jour à la fois. Un réveil à la fois. Un coucher à la fois. Et demain le soleil luira encore, Dieu merci.

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There are 20 comments

  • fannoche dit :

    J’avais le cœur serré en te lisant. C’est tellement cela une séparation, un changement total de vie. J’ai envie de pleurer tiens.

    Je t’embrasse.

  • Didier dit :

    Sombre et si bien écrit … et toujours l’espoir au bout … malgré Un certain fatalisme… Mais jamais la résignation

  • Caro.B dit :

    Je suis en plein dedans… J’ai quitté mon job pour travailler en couple. Le début du confinement lui a fait l’effet d’une bombe…fin de notre histoire, séparation.
    Je suis partie dimanche, sans rien, dans une petite maison qu’on me prête. Impossible de déménager en ce moment…
    Je pleure, puis je rebondis, puis je pleure, puis je me relève…

  • Muriel dit :

    Certaines mères ne savent pas consoler. J’ai eu droit à un modèle de ce genre… Difficile de trouver quelqu’un qui sache vraiment réconforter quand on traverse des périodes de grande souffrance. Il y a environ 8 ans, en l’espace de quelques mois, tout ce que j’avais patiemment construit dans ma vie (ou ce qui m’avait été offert) a été balayé aussi : mon travail de thèse perdu (disque dur qui crame, littéralement, pas de sauvegardes récentes (oui je sais…) : plus de 3 ans de travail envolés), mon petit garçon, malade, mon couple, en éclats, la maison achetée en commun et retapée avec amour, bye-bye. Je me rappelle encore des 40 ans d’un ami (qui n’en est plus un depuis), fêtés dans un gîte rural avec plein d’amis. Je m’éclipsais environ toutes les demi-heures pour aller pleurer dans la chambre que je partageais avec un couple d’amis et leurs petits. Et alors que je conduisais seule sous une pluie battante sur le chemin du retour (plus de 3H de route), j’ai pleuré non-stop, je ne pensais même plus pouvoir m’arrêter un jour… Le plus dur c’était qu’il fallait quand même faire bonne figure devant mes petits, et qu’il fallait trouver l’énergie nécessaire pour pouvoir m’occuper d’eux (ma fille était si petite alors, elle était encore bébé). C’était les seuls moments où il y avait un peu de joie, mais du fond de la noirceur où je baignais le reste du temps, j’avais le sentiment que ça aussi était gâché par le malheur, que je n’arrivais même plus à savourer ces précieux moments avec eux. C’est tellement juste ce que tu écris, que des années noires comme ça c’est plusieurs fois 24H, un jour à la fois, un par un, et puis peu à peu, la lumière qui revient. Curieusement, et alors que j’ai vécu tout ça très seule, j’ai le souvenir d’avoir été bien dans mon travail. J’y avais des collègues tellement en or que je pense encore à eux chaque jour avec tendresse (je bosse ailleurs désormais). C’était à une heure de route de chez moi, et c’était comme si je passais un portail spatio-temporel à chaque fois : mon lieu de travail était ma bulle de rechargement des batteries. Je quittais ma vie « habituelle », faite de souffrances, et j’entrais pour quelques heures dans une bulle de bienveillance et d’efficacité où je m’oubliais complètement. Et puis, oui, peu à peu la lumière est revenue, de plus en plus fort, jusqu’à balayer la noirceur. Il en reste encore des restes, des gros restes tapis au fond, quelques puits de tristesse qui demanderont encore pas mal de temps avant d’être siphonnés, dégagés, asséchés. Et des peurs aussi, bien sûr. Mais je suis heureuse aujourd’hui. Je suis avec un homme merveilleux et je vis dans un lieu où j’avais juré que je ne remettrai jamais les pieds et pourtant c’est là que je me sens bien désormais. Bref je suis à la bonne place avec les bonnes personnes. Mais si on me l’avait dit il y a quelques années, ça ne m’aurait pas consolée (je crois que je n’y aurais pas cru en fait…). Je vais me répéter mais je crois que tu aurais beaucoup gagné à te confiner avec l’homme que tu aimes. Mais c’est vrai aussi qu’il est parfois bon de se retrouver face à soi-même… Dans tous les cas, tu sais mieux que personne ce qui te convient. Mais si ton pays c’est l’amour, je pense que tu aurais mieux vécu tout ça en sa compagnie… Je t’embrasse!

  • Séverine dit :

    J’aime te lire William. Tu arrives à transmettre tellement avec tes mots. C’est beau… Je me demandais au fil de ma lecture quand tu allais te relever, remarquer que tout s’emboîte toujours au bon moment! La fin est belle, je te la souhaite magnifique et la plus longue possible.

    PS: Ne jamais appeler sa mère quand ça ne va pas. JAMAIS.

  • Themys dit :

    Il y a des années qui font plus mal que d’autres.

    Après 15 ans de vie commune, en août 2018 on décide de se marier avec mon compagnon. La date arrêtée mai 2019. Mais je n’arrive pas à la garder en tête. A chaque fois qu’on annonce qu’on va se marier, je me trompe, je regarde mon calendrier bref… En plus le photographe dont j’aime le travail n’est pas dispo, des amis plutôt chers ne pourront pas être là… On fait contre mauvaise fortune bon cœur, et on cherche d’autres solutions (pour les fournisseurs surtout…) mais on maintient la date, elle arrange pas mal de monde.

    Septembre 2018, à peine 3 semaines après notre annonce à ma famille, on apprend que ma mère, 70 ans seulement, a un cancer du poumon. 1ere hospitalisation, je fais l’aller retour Paris-Nancy en train dans la journée pour la voir. Elle semble aller bien, elle râle parce que je suis venue « Je ne suis pas à l’article de la mort ! Je me sens bien ! Tu devrais garder tes sous pour ton mariage ! ».

    Quelques jours et des tas d’examens plus tard : cancer inopérable, tumeur sans doute déjà trop grosse, mais surtout mal placée. En avant pour le début de la radiothérapie et de la chimio. Là je sais déjà que le mois de mai risque d’être compromis pour le mariage…

    Début octobre on change de plan. On est fou, on choisit le 31 décembre. 3 mois pour tout organiser alors que je n’ai littéralement rien du tout de préparé (on avait juste lancé une idée de thème à la con à base de « Chaton, Dragon et licornes » pour vous dire à quel point on en était). J’appelle tous nos invités. Je leur demande de nous dire dans les 48h si c’est bon pour eux, je leur explique, ils sont tous désolés mais finalement nous aurons le mariage que nous voulions, avec tous ceux qui comptent pour nous.
    Ma soeur se démène et m’aide au maximum.Tous nos amis sont présents, j’invite une tante avec qui je ne parle plus depuis des années parce que ma maman le voulait, je recontacte le photographe qui me dit « J’ai jamais fait de mariage un 31 décembre, bingo on y va « , j’appelle ma coiffeuse qui me dit « il me reste une place le 31, t’as de la chance » (y’a 3 mois d’attente chez cette coiffeuse…), on fera sans essai coiffure (pas le temps, trop compliqué, pas de place chez elle non plus), à peine un essai maquillage, mon mari a la grippe pour le mariage, mais ma maman est en assez bonne forme pour en profiter. Et le mariage sera parfait.

    Je réinvite les gens pour un barbecue en mai (à la date originelle, qui, d’un coup est restée dans mes souvenirs… Comme quoi hein, les signes…). J’avais gardé la salle réservée pour le mariage, on fait la fête, mais ma maman a déjà commencé a décliner. Elle est sous oxygène, et hospitalisée à ce moment là, mais ils acceptent de la laisser sortir pour l’occasion. Elle craque un peu quand on commence à faire de la musique, elle est désolée, elle pense qu’elle a gâché la fête alors que non…

    Depuis le mois de mars 2019 on est en négociation pour acheter une péniche, qui ressemble à un loft. On se bat un peu avec les banques parce que mon mari n’a pas 3 bilans. On l’a visité plusieurs fois, elle est immédiatement habitable, j’imagine déjà le toit en verdure que je pourrais faire… En juillet mon patron nous apprend qu’il prend sa retrait. Fin septembre. Coup dur, on espérait qu’il tienne au moins jusqu’en décembre, ça aurait arrangeait toutes les filles (j’étais secrétaire médicale en radio). Du coup les banques nous lâchent. Pas de péniche pour nous. On reste dans notre appartement un peu trop sombre à mon goût…

    Juillet je dois faire euthanasier ma minette de 18 ans qui était en insuffisance rénale. Je pleure toutes les larmes de mon corps. Une semaine plus tard, ma mère nous apprend que sa petite chienne est morte, sans doute d’un souci au cœur.

    15 jours plus tard un appel dans la nuit « ta mère est aux urgences », c’est ma belle soeur. Ma soeur est en vacances (elle les avait tellement mérité, ses vacances !), on essaie de la joindre. Je réussis au bout d’un long moment. Elle commence à regarder pour venir sur Paris, ensuite on partirait rejoindre ma mère. Cette course sera inutile, ma mère décède vers 5h30.

    En quelques mois je fais le grand schelem : plus de travail, pas de péniche, plus de maman, un chat manquant…
    Avec un mariage au milieu qui a éclairé une partie du chemin quand même.
    Avec une conseillère Pôle Emploi à peine empathique. Au 1ere RV, en octobre, quand je lui annonce tout ce qu’on a subi en un an (parce que j’ai eu l’impression que ça a duré longtemps, mais tout a réellement été condensé en une seule année… de août à août…) et que je lui dis que j’ai un peu de mal à réaliser et que je suis encore en plein deuil, elle me sort « Ah bah oui mais va falloir quand même chercher du boulot hein ! Vous allez pas rester comme ça ! ». J’ai tellement eu envie de lui retourner son bureau sur la tronche à cet instant précis !

    Je m’étale un peu, je m’en rends compte, mais cette semaine j’ai « perdu » un prof de collège que j’avais adoré, notre prof de sport, du même âge que ma maman, qui était une personne extraordinaire et ça a ravivé la peine que j’ai toujours latente depuis quelques mois. Et ce soir un ami nous annonce qu’ils doivent accompagner leur chienne dans ses dernières heures : tumeur au cerveau.

    Et je ne remercierai assez le destin qui m’a permis de rencontrer celui qui est devenu mon mari. On fait front ensemble, et ça n’a pas de prix je crois.

  • Valérie de haute Savoie dit :

    William, Thémis et Muriel je ne peux que vous souhaiter que le meilleur est à venir. C’est difficile d’aider son enfant lorsqu’il est dans le trou, je m’y efforce toujours, mais je ne sais jamais si cela a aidé. Mon père qui m’a dit un jour, alors que je ne voyais plus le bout du cauchemar dans lequel j’évoluais, m’a simplement dit « tu t’en sortiras ! » Sur le moment cela m’avait tellement déçue et attristée qu’il me dise cela, mais j’ai réalisé plus tard que cela m’avait au contraire donné la petite étincelle qui m’a permis de m’en sortir.

  • Julie dit :

    C est drôle car je repensais ce matin en me reveillant à l année 2010. Ce fut mon année… Compliquée. J avais quitté famille, amis, travail pour suivre mon fiancé à Paris.
    J ai alors ouvert les yeux et découvert un vide en moi. Alors je me suus retrouvée sur un quai de rer un samedi matin, et j’ai découvert que meme loin des miens, je pouvais compter sur des gens:une copine rencontrée sur les rs au moment des blogs en 20005, qui m a accueilli dans son petit studio le 1er soir, m a inscrit sur adopte un mec « amuse toi » m’a-t-elle dit en soiriznt du haut de ses 22 ans (j en avais 27). Ma collègue qui m’a hébergée plusieurs mois.
    J’ai profité de ce célibat pour prendre du plaisir et penser à moi, alors que je m’étais mise en retrait derrière les desirs de mon ancien fiancé.
    Et j ai rencontré celui qui est devenu mon mari.

    Alors oui, parfois, on ne voit pas le bout du tunnel. On se dit que le noor va nous engloutir. Mais un jour à la fois. Un jour après l’autre.
    Et un jour, on voit une lueur.

    Merci d avoir partagé ce morceau de vie.

    Je vous embrasse

  • Christophe dit :

    Beaucoup d’espoir cependant. Merci.

  • Magalie dit :

    Alors déroulons du câble.

  • Ceve dit :

    Bravo pour ces changements
    Je suis reste nostalgique de tes histoires avec La Marmotte.
    Je suis heureux que l’amour soit revenu à toi. Et une belle personne avec une belle histoire d’amour.
    C est essentiel.
    Le reste bah tu es un zebre, tu as de l’experience, tu as un cerveau et des idées et tu as tjs cru en ta chance et ton ange gardien…. Alors…

    • William dit :

      Ah, c’est une autre époque. J’en dévoilais plus. Mais je vis une très, très belle histoire avec une très, très belle personne. C’est dommage que je ne puisse pas en parler car il est vraiment drôle. Et épatant. C’est un garçon rare.

  • Danielle dit :

    Oh William, j’ai juste envie de t’envoyer plein de tendresse !!

  • Cathclaire dit :

    Tu as tellement raison ! Un jour après l’autre. C’est tout ce qu’il reste à faire. Heureuse pour toi que tu ais retrouvé l’amour ! Tu semble fait pour aimer.

  • Sandrine de Versailles dit :

    Toi tu ne fais pas les choses à moitié.
    Tu me sidères à 2000%, tu me donnes envie de te cajoler à 3000% et je t’admire, mais impossible à chiffrer.
    Prends soin de toi…

  • Virginie dit :

    Merci une nouvelle fois pour ce partage, c’est lumineux.
    Pour moi, c’était 2019. Très récent.
    Donc ce n’est pas ce virus, que j’ai eu très violent ainsi que sa pote la rechute encore plus violent dont on ne parle que très peu, qui va me mettre à plat.
    Bonne année
    Virginie

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