Vie quotidienne
En cas de décès
16 avril 2014
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J’avais écrit ce texte, déjà, il y a quelques années, mais je ne le retrouve plus.
Je l’update, au passage.

En cas de décès :
– Tout d’abord, en cas de coma prolongé sous assistance respiratoire, je ne souhaite pas être branché, je veux qu’on me laisse partir et vite.
– Je souhaite qu’on donne mes organes.
– Je ne veux pas d’obsèques religieuses, je ne veux pas d’une cérémonie dans une église, je ne veux pas de prêtre parlant de moi.
– Je veux bien d’une assemblée réunie dans un lieu non connoté : funerarium, salle des fêtes, etc.
– Je veux que les gens qui m’ont connu et aimé parlent de mes défauts et des mes boulettes et de mes erreurs : comment j’ai su les dépasser pour avancer.
– Je veux qu’on passe de la musique de John Barry.
– Je veux être incinéré et mes cendres dispersées dans une forêt de pins, vers Seignosse.
– Je souhaite qu’on donne ou qu’on jette toutes mes affaires, sauf ma collection de cd’s qui est à se partager. Mon intégrale de des Beatles à la BBC en 9 CD est pour Bertrand Soulier.
– Je ne souhaite pas particulièrement qu’on imprime de nouveau mes livres mais dans l’absolu, why not.
– Je souhaite qu’on détruise mes blogs, comptes en ligne, réseaux sociaux, etc.
– Je ne veux aucune fleur : toutes les donations doivent être faites à la FFAC (lien)

1560 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 3 comments

  • Chicxulub dit :

    J’avais écrit un texte équivalent (sans le diffuser) il y a quelques années après un décès dans ma fratrie. Avec en plus une clause genre “tout ça c’est si ça vous aide, sinon faites comme vous voulez, je m’en fous, je suis mort.”

  • Marie dit :

    Texte très touchant, comme d’habitude… Je crois que vous êtes un de mes écrivains vivants préférés (l’autre est Jean-Christophe Rufin). Vous avez vraiment un don pour écrire de beaux textes et, ce qui est votre caractéristique, sur des sujets de tous les jours, auxquels on peut s’intéresser facilement… J’aime vraiment beaucoup votre écriture. Continuez d’écrire, s’il vous plaît. Groucho Marx raconte qu’à l’époque où il animait une émission radiophonique très populaire (You bet your life), une femme croisée dans la rue l’a reconnu et lui a dit “Ne mourez pas, s’il vous plaît. Restez en vie.” Alors, je vais faire comme la femme avec Groucho : ne mourez pas, s’il vous plaît. Restez en vie.

  • Todac dit :

    Merci William. Dans nos sociétés où la mort “n’existe pas” (au sens où on la cache, où on n’en parle plus), il y a, je trouve, un certain courage à vouloir appréhender sa propre mort. Et puis, si chacun pensait à partager ses dernières volontés, il y aurait moins de problèmes dans certaines familles. Ma mère a fait cet exercice il y a quelques années, en nous remettant, à mon frère, ma soeur et moi, une enveloppe avec son testament. Je ne l’ai jamais ouverte, je sais qu’elle est là, et je trouve cela rassurant.

    Rien à voir : c’est grâce à toi que je connais la FFAC. J’avas adoré cette matinée-découverte que tu avais organisée en juin 2011 🙂

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