Voyages
Envie d’été
26 décembre 2004
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Je regardais un film hier soir, et le couple discutait assis sur une plage, seuls, en été, le vent dans les cheveux, en tee-shirt, et j’ai eu une envie soudaine d’y être, de me sentir vivant à nouveau , et de lézarder à la terrasse d’un café, traîner dehors jusqu’à plus d’heure, et finir ma soirée au bord de l’eau à prendre des photos d’endroits que je connais par coeur et qui ne sont jamais tout à fait les mêmes.

J’aime l’été quand mon corps presque maigre à nouveau s’expose aux vents chauds, j’aime ces petits matins humides sur la terrasse avec mon bol de chocapic, quand on sait que le journée va être suffocante mais que c’est comme ça, il faut choisir un short et un tee-shirt, enfiler ses vieilles baskets et trouver une serviette de plage qui sente encore bon, pour arriver le premier à la plage, marchant sur du sable mouillé et ne voyant pas un pélerin à perte de vue. C’est nomal, on est encore le 1er juin, il n’y a personne, les gens vont débarquer dans moins de trois semaines. Je suis seul sur la plage, on est mardi, je ne travaille qu’à 14h30, la vie est belle, quoi.

J’aime aussi ces salades gigantesques rouges, vertes et jaunes, avalées avec un petit verre de rosé frais, les pieds nus sur le carrelage, le tube de l’été en fond sonore. Et le sorbet cassis en dessert, dans lequel je plante des langues de chat. Presque plus la place pour un café, ah c’est un ness’, alors oui, dans ce cas.

J’aime rentrer de la plage, le corps encore bouillant, mais qui gratte un peu tout de même avec ce sel accumulé, mon tee-shirt me colle à la peau, puis la douche enlève en un instant les derniers grains de sable collés, dieu que mes cheveux sont secs ! Ah, encore du sable entre les orteils, les irréductibles, ceux qui n’on pas voulu partir, même en s’asseyant sur un banc juste avant d’arriver au parking.
Je suis rouge, en sortant de la salle de bains, je mets un tee-shirt propre, mhuuum, ça fait du bien, je me sens éternel. Le téléphone sonne et c’est reparti pour un tour, un dernier verre, par là, mais au bord de l’eau encore une fois, tiens et si on allait en Espagne ? Je te prends une cartouche de Marlboro lights à la frontière, ok, c’est 24 euros, non tu me paieras demain.

J’adore faire la surprise aux gens qui ne connaissent pas San Sebastian, une grande ville à côté de chez moi qui n’a l’air de rien, comme ça, on monte alors par une petite route en lacet interminable tout en haut d’une montagne, puis on y paye le droit d’entrée ( 50 centimes d’euro par personne). La voiture est garée sur un immense terre-plein vide, et on avance mine de rien vers la ballustrade pendant que l’Homme à séduire discute nonchalament, inconscient de ce qui va se produire.
Et soudain il voit.
Et se tait.

La magie de la baie de San Sébastian opère.

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