Vie quotidienne
Etre en couple
25 mai 2012
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Cela va faire quatorze ans que je n’ai pas connu la solitude dans mon intérieur.
Je me revois, à l’époque, milieu de vingtaine, espérant une « relation stable ». Ne désirant que ça.
Deux relations plus tard, après presque un tiers de ma vie consacré à partager mon quotidien avec un autre, je me demande souvent ce que je serais devenu si je n’avais pas rencontré ces deux personnes, l’une après l’autre. J’ai eu beaucoup de chance, niveau affectif, et j’en ai encore énormément. C’est comme si une bonne étoile posait devant moi les bonnes personnes au bon moment : je n’ai jamais vraiment ramé au niveau sentimental, une fois mon premier salaire en poche. J’ai donc depuis « toujours » eu l’impression de tout partager. J’ai découvert les USA à deux, j’ai signé mon premier contrat d’édition « à deux », découvert mon premier livre en rayon à la FNAC à deux, j’ai changé de carrière avec le soutien de l’autre, monté et démonté le sapin de Noël à deux depuis quatorze ans, assisté à des « concerts qui comptent » dans une vie à deux, failli nous noyer à deux (en Floride) et j’ai assuré tout un printemps de promo Tv-Radio-Presse « à deux » pour partager mon expérience, j’ai choisi mes chemises à deux pour ma première chronique télé et je vais avoir quarante ans dans trois semaines, à deux.

Parfois je me dis que l’idéal, c’est ce que j’ai fait l’an dernier : partir seul, au Japon, un mois, et revenir quand on commence à souffrir du manque.
Parfois je me dis que je passe à côté de milliers de choses auxquelles je renonce pour rentrer chez moi.
Parfois je me vois seul, demain, dans l’heure qui vient, ou la semaine d’après et cela m’apaise.
Parfois je me vois avec un autre, dans d’autres lieux, avec d’autres cercles et je trouve ça stimulant.
Parfois je pense que j’ai pas la force de vivre seul.

Parfois je me dis que la vie est longue et qu’il est temps de bouger, parfois je me dis qu’elle est trop courte et qu’il faudrait absolument que j’en profite plus, avec ce que j’ai déjà.

J’apprends à moins désirer ce que je n’ai pas, à vraiment souhaiter ce que je désire pour l’obtenir et à savourer ce que je possède depuis longtemps et qui, bien sûr, devient moins savoureux avec le temps.

Plein de questions, en ce moment.

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There are 2 comments

  • Chondre dit :

    Que quarante? Dingue tout ça. 🙂
    <3

  • ivy-mag by vivi lachipie dit :

    « J’apprends à moins désirer ce que je n’ai pas, à vraiment souhaiter ce que je désire pour l’obtenir et à savourer ce que je possède depuis longtemps » <3 Une philosophie de vie qui permet de profiter du temps présent

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