Vie quotidienne
J’ai fait un rêve
20 mars 2020
55

J’ai les sinus pleins comme des oeufs et des maux de tête assez conséquents (sans fièvre) : la pollution est élevée, les pollens sont au taquet, je me suis réservé un créneau de téléconsultation ce soir, c’est une première pour moi mais comme je n’ai pas d’imprimante, je me demande bien comment je vais faire pour aller récupérer les médicaments…

Conséquence, j’ai un sommeil très lourd, très agité. Je déteste quand les gens racontent leurs rêves, ce sont des passages que je saute toujours dans les livres, je n’y vois absolument aucun intérêt mais celui de cette nuit était si puissant, si fort que je veux le coucher sur papier ce matin.

J’étais enfermé dans le corps d’un autre, handicapé mental et physique. Mon cerveau était intact mais mes connections étaient toutes ralenties, inversées et même les sons que j’émettais ne sortaient pas comme je le souhaitais. Je portais un scaphandre d’handicapé, en somme. J’avais bien mes cinq doigts mais seul trois bougeaient, j’avais des mouvements incontrôlés et quand je me suis réveillé chez moi, dans mon rêve, une femme était dans ma chambre à me regarder. Je lui demande ce qu’elle fait la et dans ma bouche, un son infâme sort, comme si je parlais une langue qui n’était plus la mienne : mékeesckketuféééaaaa? Je comprends qu’elle est mon assistante de vie et elle vient me faire ma toilette intime, me brusquant quand je suis trop lent, pas méchante mais pressée. Je déjeune sous ses yeux et j’ai du mal à tenir mon bol. J’ai un énorme problème neurologique et tout le monde me perçoit comme étant ralenti physiquement et intellectuellement, c’est un cauchemar dans mon cerveau car j’y suis à l’étroit. Je vois des gens abuser de la situation, de différentes manières, au fil de la journée et je me rends compte que mon entourage, mes amis, ma famille a été remplacé par des inconnus qui se prétendent mes parents, mon amoureux, mes potes. Tout le monde va plus vite que moi, parle plus vite que moi : on finit mes phrases, on commande à ma place ce que je veux boire ou manger mais ce n’est pas du tout ça, je n’ai pas le temps de m’exprimer. Ma vraie mère ne sait plus qu’elle est ma mère et ne me reconnaît pas, je tente de lui expliquer qui je suis mais, une fois de plus, je suis trahi par ma lenteur et mes mots. Je suis enfermé dans un corps qui n’est pas le mien.

Je me réveille en sueur, le nez pris, c’est un vrai cauchemar.


J’hésite entre vous dire la vérité et vous mentir pour ne pas vous péter le moral. J’ai peut-être une fonction importante ici, malgré moi, de donner de l’énergie et de l’espoir à des inconnus qui me lisent. Après tout, c’est assez valorisant. Mais je ne suis pas un sauveur, ni un demi-dieu, loin de là, vous le savez tous. Et je pars du principe que la sincérité est toujours reçue de manière plus profonde et permet des retours qui font avancer, aussi désarmante soit-elle.

J’ai compris hier soir que je ne reverrai pas mon amoureux avant 30, allez, soyons honnêtes, 45 jours. Que nous allions vivre séparément cette sombre période tous les deux chacun de notre côté. Confinement is confinement. Je m’étais imaginé enfourcher mon petit vélo électrique pour un petit aller-retour chez lui ni vu, ni connu mais l’ampleur du désastre et la dangerosité du virus (qu’on nous vendait comme une grippe Premium il y a moins d’un mois…Coucou Michel Cymès…) font que je vais rester chez moi, comme un adulte responsable. Oui, c’est une épreuve. Oui, elle est dure. Oui, il y aura des jours avec et des jours sans. C’est la Vie. Je suis un grand garçon : je dois rester chez moi pour ne pas être un danger pour les autres, pour ne pas être un danger pour moi-même.

J’ai eu une longue conversation avec un proche, hier soir, dont le père se meurt à petit feu, sans prise en charge car non prioritaire, du virus. Il n’est pas question pour lui de sortir de chez lui pour aller soutenir sa famille à des centaines de kilomètres, il ne pourra se rendre aux obsèques. Mon petit inconfort d’être séparé de mon amoureux passe derrière ce drame. Nous allons tous vivre des moments très difficiles dans les semaines à venir et je n’ai qu’un seul conseil, pour les gens seuls (et les autres) : organisez-vous. J’ai blindé mes journées, à commencer par aujourd’hui et j’ai quelque chose à faire quasiment huit heures par jour. Yoga, méditation, écriture, reiki, sport, ménage, lecture, travail, etc. J’ai découpé ma journée en cases très fixes et très colorées pour ne pas me laisser aller à flâner et rêver d’une sortie loin, à deux.

Une autre amie a perdu son le père de la copine de son fils, soixante-dix ans, aucun antécédent. Impossible d’aller aux obsèques aussi. Une amie infirmière à domicile m’a raconté qu’elle devait faire la tournée des pharmacies, le matin, cinq à six différentes, pour trouver de quoi tenir les soins, car elle n’a pas de masque. J’ai vu des infirmiers sur Twitter à qui on a fracturé la voiture pour voler du matériel, trahis par leur caducée. J’ai entendu hier beaucoup d’histoires très difficiles sur l’incivilité, sur la mort, sur la douleur et je me suis dit : Entends, vois ce qui vient. Comprends la portée des informations reçues directement ou dans les médias. Vois en quoi cela t’impatcte déjà. Tu as vu des hommes confinés dans des films, tu as lu le journal d’Ingrid Betancourt, tu connais les principes de l’enfermement sur les esprits humains, tu sais ce qui rode dehors, les temps te semblent durs, ils vont l’être plus encore : protège-toi. Lis-moins de nouvelles, informe-toi une fois par jour pour ne pas être déconnecté mais lâche le cycle incessant, mortifère, presque pornographique et concentre-toi sur les gens que tu aimes, les gens qui te lisent, ta famille et ton amoureux mais d’abord sur toi. Médite, pratique, lis, crée.

Il sortira quelque chose de très différent de tout ça. Prépare-toi : la page a déjà été tournée sans ton accord et, en sortant de chez toi dans 45 jours, tu ne trouveras pas « ton » monde tel que tu l’avais laissé. Telle est la vie, telle est la leçon : l’impermanence des choses. Lutter contre le changement, c’est vouloir arrêter la marée avec un château de sable. La finitude est une réalité, c’est maintenant. Souviens-toi.

Je pense plus sage de l’écrire tout haut. Nous sommes entre adultes. Je n’ai pas perdu mon humour, mon espoir, ma folie, juste je pense que pour éviter de perdre pied, il faut se centrer tout de suite et lâcher, lâcher, lâcher.


Dans un autre monde, dans une autre vie, il y a quelques semaines, je parlais à Fabrice Florent dans le podcast Histoires de Succès : vous pouvez écouter ma voix durant 55 minutes ici. C’est sorti hier et je suis très transparent sur qui je suis et ce que j’ai vécu.


Vous avez vu, je choisis des images de villes de France. C’est le Tour du Pays que je ne peux plus faire. Comment sortirons-nous physiquement de tout ça ? Allons-nous connaître une Libération Juin 1944 avec un été 2020 passé à boire, manger, panser nos blessures et faire l’amour ? Comment sera le Monde dans quelques semaines ? Mes envies seront-elles les mêmes ? Mes besoins ? Comment vais-je vivre cette séparation forcée de l’homme que j’aime ? Quel sera le premier endroit où je vais vouloir aller me poser ? La mer, à Anglet ?



Je posterai tous les midi sur mon site le temps du confinement. A demain. Si vous avez lu et aimé, commentez. Partagez. Montrez que vous êtes là. Si vous ne savez pas quoi écrire en commentaire, dites moi simplement quel est la chanson que vous avez un peu honte d’écouter mais que vous adorez. Moi c’est Sunny de Boney M…

1553 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 55 comments

  • Claire dit :

    Les yeux noirs d’Indochine. C’est MA chanson fétiche.

    PS : si tu n’as pas d’imprimante, tu peux toujours demander au médecin d’envoyer l’ordonnance par mail à la pharmacie.

    • William dit :

      Et bien Claire figure-toi que tu m’as sauvé la vie, on a fait ça hier, donc MERCI, mon allergie te dit MERCI <3

      Indochine, j'ai été les voir en concert il y a deux ans, tout est un énorme guilty pleasure. Quelle énergie sur scène...

  • Bellzouzou dit :

    « Blue moon », version Grease (j’ai super honte, mais j’adoore!)

  • fred (qui n'est plus au pays des ravioles) dit :

    *Moi, j’adore les reves, les raconter, les entendre; C’est le rituel du petit-dej, avec les interprétations des uns et des autres. En fait, il n’y a que toi qui peut interpréter. Bon, là, c’est quand même un peu facile, non? tes inquiétudes en temps de coronavirus qui sortent. et c’est bien finalement que ca sorte.
    *n’hésite pas à écrire, meme si ca plante le moral. c’est bon pour toi, mais aussi pour nous. On a quand lemême droit, par moments, de pas avoir le moral, non? Et puis, tu as une belle plume. donc, ca passe. Et nous tes lecteurs (enfin moi en tous les cas), j’adore!
    *Oui, tu as raison, il faut s’organiser, se protéger, lire, créer, communiquer aussi avec ses proches. J’ai du mal avec le télétravail (toujours distrait par autre chose), mais ca m’oblige aussi à me discipliner!
    *Et quand on en sortira, espérons qu’on en soit plus fort! et que nous arriverons à changer notre monde pour un meilleur. Y arrivera-t-on? c’est mon souhait le plus fort, comme faire en sorte que tout ca se termine. Moi, dans la nuit, je me suis réveillé un peu en panique, à me dire que j’allais péter les plombs dans un de ces jours prochains! j’ai besoin de bouger mes jambes, mon corps. Et depuis mardi, je me rends compte que je suis presque tout le temps assis. Donc, c’est décidé, je me bouge!!! même si j’ai pas tant d’espaces.
    *merci pour tes billets quotidiens. C’est un vrai plaisir pour moi!

  • Magalie dit :

    Bonjour,
    Même chose de mon côté, pour les la séparation avec mon amoureux, nous ne nous verrons pas pendant longtemps. C’est blessant, je sais que j’en sortirais différente, de cet éloignement.
    Et je sais aussi, comme toi, que je sortirais transformée par ce confinement, comme le monde sera différent aussi quand je ressortirai enfin.

    J’essaie de trouver chaque jour une action pour aider les autres, comme toi avec ton blog, et tes billets quotidiens. Et je prends soin de moi. Prenons soin de nous mêmes, personne ne peut le faire à notre place.
    ❤️ Sur toi.

  • Muriel dit :

    Rêve glaçant… J’ai vécu un truc similaire il y a quelques années : j’étais un homme, grand, plutôt maigre, apparemment blond, mais avec le visage plein de poussière, et les cheveux aussi (je me voyais au début depuis l’extérieur, ensuite j’étais à l’intérieur de cet homme, ou plutôt j’étais cet homme…), agenouillé. Des hommes habillés de noir allaient et venaient. L’un d’eux me tenait par les bras, qui étaient attachés, et par les cheveux, fermement. Tous, ils préparaient mon exécution. Je voyais les préparatifs, qui étaient assez longs, et méthodiques. Je sentais qu’aucun être humain autour de moi n’avait la moindre empathie, on ne peut même pas dire qu’ils se réjouissaient de ma future mort, c’était comme une routine. Regards vides et froids de ces types coupés de toute émotion, quelle qu’elle soit. Ils étaient comme des machines, des robots. J’étais liquéfié(e) de peur, priant pour que ça ne fasse pas trop mal, comprenant qu’il n’y avait absolument aucune échappatoire malgré mon cerveau qui cherchait encore des solutions à 1000 à l’heure, mais n’en trouvant aucune, absolument aucune, réalisant que c’était inéluctable… Je me suis réveillée au moment où la lame allait toucher ma gorge. Je n’ai même pas crié, j’étais suffoquée par la terreur. Je me demande encore pourquoi on rêve des trucs comme ça, quelle fonction ou quelle utilité ça peut avoir… Il paraît que les cauchemars permettent de composer avec nos peurs, de les mettre à distance en les expérimentant virtuellement, mais ça c’est un degré au-dessus du cauchemar, c’était absolument « réel »! Cela m’est arrivée deux autres fois, et à chaque fois c’était quelques secondes avant d’être assassinée (les deux autres fois, j’étais une femme, c’était aux Etats-Unis, et c’était des morts par balles, et à chaque fois c’était la stupéfaction qui l’emportait, pas la peur, parce que c’était des morts par surprise : pas le temps d’avoir peur, juste le choc de l’impact et le réveil ensuite…). Bon, désolée d’avoir cassé l’ambiance, la prochaine fois j’essaierai de raconter un truc rigolo pour rééquilibrer. Mais je partage cette expérience parce que j’ai demandé à plein de gens autour de moi s’ils avaient un début d’explication à ce genre de phénomènes d’ultra-réalité dans un rêve où on est quelqu’un d’autre, et personne ne m’a jamais répondu, ni même avancé la moindre hypothèse (j’ai même demandé à une « voyante », mais non, rien, aucun début de réponse…). J’avoue que ça ne me perturbe pas outre mesure, mais quand ça m’arrive ça me fait sérieusement cogiter… Si quelqu’un a une hypothèse à avancer (j’en ai fait moi-même bien sûr, j’attends pas après les autres en général, hein! C’est juste que là je sèche, rien ne me paraît « satisfaisant » ou sonnant juste, parmi les hypothèses faites…), ça m’intéresse!

    Pour finir sur un registre beaucoup plus léger moi ma chanson un peu honteuse que j’adore c’est « Tes états d’âme Éric » de Luna Park (oui achevez-moi, je suis vieiiiiilllle!!! J’hésitais entre celle-là et « Chercher le garçon » de Taxi Girl… Ahem…).

  • Olivia dit :

    J’adore les rêves. Je note les miens de manière quasi quotidienne car je m’en souviens très souvent avec beaucoup d’acuité. Ils m’indiquent des éléments par rapport à ma vie pro, perso et ce qui se passe dans mon intérieur. Des choses que je n’ai pas saisi au premier abord et le rêve vient m’indiquer qu’il se passe un truc. Ce sont notamment des sources d’aide et de soutien. Il y a des récurrences et des choses à saisir.
    Un des rêves les plus fous que j’ai fait c’était il y a quelques années, j’étais tombée malade et j’ai rêvé de moi dans mon appartement, j’étais avec un t-shirt long et de grosses chaussettes et je sentais un petit courant venant du bas de ma porte d’entrée sur mes jambes. J’avais peur d’aller voir qui était dans mon salon, et quand j’ai regardé il y avait une creature, il y a d’autres détails assez dingues qui étaient dans ce rêve, ça s’est révélé être un rêve fascinant et révélateur de plein de bonnes choses. Ça avait l’air tellement réel que lors de mon réveil, je suis allée vérifier dans mon salon ah ah.
    Je les raconte parfois, mais uniquement dans un cadre thérapeutique et auprès d’amies de confiance parce que je reste persuadée qu’il ne faut pas trop en faire part, ou en raconter un peu, mais pas tout car ils sont révélateurs de pas mal de choses. Des gens me racontent aussi souvent leurs rêves parce qu’ils voudraient des pistes d’interprétation pour eux ou juste parce qu’ils veulent les raconter auprès d’une oreille bienveillante.
    La chanson que j’écoute, dont je pourrais avoir honte, mais en vrai pas du tout car elle m’éclate c’est K maro Girl like you ou sinon Larusso tu m’oublieras, elle me dynamise
    Merci pour ce récit, la période est terrifiante, mais nous sommes là, présents les uns aux autres

    • William dit :

      Ahahaha K maRO ! Figures-toi que j’étais passé totalement à côté, je la connaissais pas et c’est mon amoureux qui me l’a faite découvrir il y a quelques mois et depuis J’ADORE !!

  • Anne dit :

    Tu as tout à fait raison. L’été 2020 aura probablement des airs de l’été 45. Je rêve déjà de grandes balades sur la plage, de fête avec les amis, d’apéro en terrasse, de flâneries dans les plus belles régions de France, d’une frénésie de vie. La crise va être très dure mais je crois que le monde demain sera meilleur.

  • Fannoche dit :

    Ma chanson honteuse c’est Acapulco de « La position du tireur couché  » https://youtu.be/FZn5BFZE0rw

    Et je suis comme toi à pressentir /sentir/vivre ce changement. Notre monde est terminé. Un nouveau arrive.
    Merci pour tes mots.

  • Sofy dit :

    Quand j’ai compris moi aussi que tout ça risquait durer 30 à 45 jours (au mieux), j’ai eu un méchant coup de blues… Parce que je suis Taureau certes, et si on s’en réfère à l’horoscope, ce qui est écrit aurait pu tout à fait me convenir (sauf que je suis contente de télétravailler et que j’aime pas spécialement les kinder bueno :D)… mais pour une ou 2 semaines max !
    Et surtout parce que celui que je considère comme ma moitié (même si nous ne sommes plus un couple depuis plusieurs années… c’est compliqué, pour faire court) ainsi que son animal de compagnie, que je vois en temps normal tous les 2-3 jours max (le chien va avoir un an en avril et a depuis le début sa gamelle et des réserves de nourriture chez moi) sont confinés chez lui et que ça va être long. Et aussi parce que je suis tata depuis le 7 mars, que mon neveu tout neuf est à Paris (et moi à 400 km) et que contrairement à ce que j’envisageais jusqu’à il y a une dizaine de jours, je ne pourrai pas aller faire sa connaissance bientôt en lui livrant le doudou que je lui ai tricoté avec amour ces dernières semaines. Le doudou partira par la poste, mais ça me chagrine de savoir que je ne rencontrerai très probablement pas mon neveu avant ses 3 mois.
    Et enfin je regrette de n’avoir pas, depuis des mois et alors que j’en avais pourtant envie, concrétisé un séjour chez mes amis les plus chers (dont le plus jeune enfant est mon filleul) à Bordeaux, pour des raisons stupides de temps qui passe trop vite et de choses à faire…
    Je me dis que je me rattraperai dès que ce sera possible bien entendu, que ça me servira de leçon… mais ça c’est quand je suis optimiste, quand je ne suis pas submergée d’un coup par tout un tas d’angoisses et scenarii morbides….
    D’ailleurs pour ne pas y sombrer dans l’immédiat je crois qu’il est temps de me remettre au télétravail 😉 [avant de sortir acheter quelques fruits et légumes, ce qui sera ma première sortie depuis le début de ce confinement !]
    Merci William

  • Nico dit :

    « Chiquitita » de ABBA, et ABBA en général !

    Perso, les rêves, malheureusement je ne m’en souviens jamais ! Souvent je me réveille à cause d’un « mauvais rêve », j’en suis conscient, mais dès que j’ouvre les yeux, black-out, impossible de me souvenir. Ma psy me pose souvent la question, et je réponds toujours la même chose « non, je n’arrive pas à me souvenir… » Bizarre tout de même.

    • William dit :

      Il paraît qu’il faut DEMANDER avant de s’endormir à se souvenir. J’ai lu ça il n’y a pas longtemps.
      J’adore ABBA, ça me met toujours en joie, je suis tellement content d’être allé à Stockholm rencontrer BJORN, c’est un des plus grands moments de ma vie.

  • Sandrine dit :

    Je rêve peu, et ne me souviens presque jamais de mes rêves. Ou si je m’en souviens, c’est tellement perturbant que je veux y retourner pour avoir la fin ou la suite de l’histoire entamée (et souvent c’est toujours le même thème, mon premier amoureux qui m’appelle à l’aide et je n’arrive pas à le sauver).
    Sagittaire ascendant Sagittaire, têtue comme il le faut, je suis un lion en cage, mais il faut et je dois m’adapter…
    Et pour la chanson, sans hésitation « la Vie par Procuration », de JJGoldman, que je connais par cœur…
    Continue à écrire, c’est un beau lien que nous tissons. Et entretiens ton vélo pour qu’il retrouve le chemin du château.

  • La lilloise dit :

    Eros Ramazzotti « se bastasse una canzone »
    A demain.

  • Carson dit :

    Pas glop ton rêve William, le réveil a du être difficile.
    Je préfère le mien avec une fille sur laquelle j’ai flashé il y a des années et avec qui je flirtais cette nuit, c’était délicieux.

    Bien sûr que le monde sera différent quand nous pourrons à nouveau sortir, mais nous serons différent aussi et j’ose espérer que nous serons meilleur. Je travaille pour l(être en tous cas.

    Pour la chanson qui craint c’est « J’irai pleurer à Bilbao » de Régine (même pas peur !)

  • roussix dit :

    Bonjour,
    Voilà bien un an que je n’étais pas venue vous lire mais j’ai ressenti comme un besoin, un besoin de réconfort, d’une madeleine me rappelant des moments de tendre insouciance datant de plus d’une décennie ( 13 ans peut-être ), désormais je vous suis essentiellement sur insta.
    Cette gravité dans l’ecriture et légèreté dans vos stories font toujours autant de bien. Permettez-moi de vous serrer virtuellement dans les bras et vous remercier chaleureusement pour toutes ces années.

    Ma chanson honteuse : la complainte du phoque en Alaska

    • William dit :

      Merci à vous et je suis ravi de voir que vous avez tout compris à mon fonctionnement. Plus sérieux ici et mégadélire la-bas et pourtant c’est le même :p
      JE PRENDS LE HUG, JE PRENDS !!!

      J’adore Frog Song par Charlebois, dans le même registre.

  • Antonia dit :

    Moi c’est Sara per chi te amo, à fond. Je la mettrai demain, tiens, pour danser toute seule avec mon café.

    • William dit :

      Han j’adore, ça me fait penser à Charlotte et Bernadette Laffont dans l’Effrontée ! J VEUX PAS QU CHARLOTTE S’EN VA AVEC LA PIANISTE

  • estèf dit :

    Boney M aussi, Rivers of Babylon, j’ai le 45 tours caché quelque part. Chut, ne répète surtout pas !

  • Elsa dit :

    Merci ❤️

  • Mais nonnnnnn que vois-je le Bélier phobique administratif Je suis tout le contraire, championne du classement, ordre absolu dans mes papiers, rien de perdu, je sais exactement où sont rangés tous les documents. D’où cela sort que le bélier est nul en administratif ???
    Bon sinon, ton rêve est encore plus fou que celui de Daniel Pennac

    • William dit :

      Écoute, c’est pas moi, c’est Murphy ben c’est ce compte Instagram que je trouve hilarant, quoi. Moi en astro, je connais juste mon petit signe :p

  • Luc M. dit :

    Les planètes de M. Pokora

  • Florence Bl dit :

    Copine d’allergies ! Il me reste de l’Aerius, prescrit l’année dernière et à prendre en cas de grosse crise allergique, mais dans deux semaines, si ça continue, je n’en aurai plus. J’essaierai de trouver un équivalent sans ordonnance à la pharmacie, lors de mes rares sorties (tous les trois jours en moyenne).
    Travaillant sur un projet de spectacles et d’animations avec le support du kamishibaï pour les enfants, j’avais créé une chaîne YouTube pour montrer mes histoires, il y a 3-4 ans, mais j’avais fait peu de vidéos, même si elles avaient été appréciées. Je pense profiter de ce temps de confinement pour m’y remettre. Bon, ça ne fera pas une vidéo par jour parce que pas assez de matériau de prêt pour une longue durée, mais si j’arrive à en proposer une à trois par semaine, ça sera pas mal ! Te lire m’a donné envie de refaire des vidéos et de proposer un divertissement sympa aux petits et grands enfants, merci William !

  • Ceve dit :

    Bonjour Ron William
    Avant des que je rentrai chez moi, j’allumai la tv et qq soit l’activité que je faisais j’avais ce bruit de fond : cuisine, menage, lecture….
    J’ai fait 2 jours de teletravail, seule à la maison.
    Puis je suis retournée travailler sur site.
    On est 2 sur un plateau de 100 m2. A l’opposé l’une de l’autre.
    J’ai découvert le silence pour travailler à part des imprimantes plus ou moins loin quand je suis sur site ou le téléphone.
    Plus de radio dans la voiture non plus.
    Et une ville avec peu de bruit c’est différent aussi.
    Bref, le silence en fait c’est un besoin pour moi mais je le savais pas.
    Et de retour chez moi, ni tv ni musique, sauf quand je veux la regarder ou l’ecouter.

    Merci pour tes publications
    Bonne journée et prends soin de toi

  • Olivier dit :

    De l’importance des rêves… Toutes mes pensées, et n’oublie pas que l’énergie du Sud-Ouest coule dans tes veines, où que tu sois, n’importe quand 😉

    • William dit :

      LA PUISSANCE DU PORT DU HAVRE ET LA CULTURE DE LA BETTERAVE
      deviennent
      LA PUISSANCE DU PORT DE BAYONNE ET LA PLANCHA DE JAMBON DE BAYONNE
      (rime nulle)

  • Marieve dit :

    « Succès de larmes » de l’Affaire Louis Trio, me transporte à chaque fois en 1999 quand je l’ai découverte
    Courage à tous

  • alain marc dit :

    alors chanson, pas si honteuse…, et qui va bien avec l’illustration de ton post ( ND de la Garde à Marseille … )

    « Marseille je t’aime » de Michel DINARD …

    ‪https://mdinard.wixsite.com/micheldinard/my-songs?wix-music-track-id=5668600916475904&wix-music-comp-id=comp-it502lkk

    https://www.paroles-musique.com/paroles-Michel_Dinard-Marseille-lyrics,p117580

    à… bientôt te lire !

  • Olivier dit :

    « Aimons-nous vivants » de François Valéry

  • Camille dit :

    Bravo pour ta volonté. Je ne parviens pas à être compréhensive face aux gens qui sortent sans entrave. Chacun se trouve une bonne raison d’être une exception. J’aurais bien besoin de méditer pour arrêter de m’enerver!

    Mon père est seul, et sa situation me préoccupe. Ce confinement m’aura au moins rappelé combien il faut que je prenne soin de lui. Car lorsqu’on est âgé et célibataire, finalement, la solitude est là, confinement ou pas.

    La liste de mes chansons de la honte est bien trop longue…

  • Claire dit :

    Merci William

  • Flo dit :

    Ma chanson honteuse est  » Parisiens du Nord » de Cheb Mami et K Mel , surtout évidemment par la personnalité du premier . Sur ce, je m’en vais boire un grand verre d’eau bouillante

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