Voyages
Japon Jour 8 : le Chateau d’Osaka & aventures culinaires
22 avril 2012
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Ils sont fous, à Osaka. Je l’ai capté, ce matin, en sortant du Shinkansen, arrivé de Nikko (650 kilomètres plus au Nord, une paille dans la matinée, trois trains, deux correspondances, pas une minute de retard, réglé comme du papier à musique). Ils sont fous : je voyais des Japonaises branchées, on aurait dit des connasses de Parisiennes, sac à main au poignet, qui me piquent la place pour passer devant moi dans un ascenseur.
Les gens parlaient fort (well, autant qu’on puisse parler fort, sans avoir bu, en journée, au Japon) et couraient partout, genre « couraient » alors qu’à Tokyo vous n’allez pas me croire mais c’est plutôt calme, comme ville, dans le fond. Ici c’est speed à mort d’ailleurs les gens ne se disent pas « Comment ça va ? » mais « Combien de fric tu as fait ? » (authentique).

Et, attends, la meilleure. Ils prennent l’escalator à DROITE, comme nous. Je me fais ch. et pas qu’un peu depuis une semaine à bien me mettre à gauche sur l’escalator, rapport que c’est un pays qui conduit à gauche et bien non, à Osaka, on prend l’escalator à droite. Fous, je te dis. Ce sont les Parisiens du JAPON : je suis persuadé que personne en veut chez soi pour manger du riz gluant.

Ah bravo Osaka, vinte sur vinte, vive la sauce sucrée.

Une fois de plus, et là je te parle sérieusement, n’hésite pas, en sortant du train, à aller voir la dame des informations pour les touristes. Elle a tout. Les plans, les guides en français, les conseils, les petites phrases. Je voulais m’acheter un pass pour deux jours dans le métro et elle me dit « Non, non, non, prenez la Loop, le métro aérien qui fait le tour de la ville, c’est gratuit pour vous avec votre JR Pass et en plus ça vous emmène partout… »

Y compris au chateau d’Osaka qui, je te préviens, déchire en carte postale quand tu le reçois, imprime bien ta rétine quand tu le vois de loin…et te fait peu ou prou la même impression que le chateau de Disneyland quand tu montes dedans : Fake, fake, fake. Bon, il a des circonstances aténuantes, il a été bombardé, détruit, tout ce que tu veux. Mais, tout de même…Bon, je le reconnais, venir ici et ne pas y aller, c’est comme arriver à Paris depuis New York et refuser d’aller sur les Champs-Elysées. Aucun touriste sensé ne te ferait le coup. Mais je dois dire que j’ai été extrêmement déçu par ce monument internationalement connu…et pourtant sous le charme de cette icone puisque j’ai acheté pour la première fois des cartes postales et un magnet.

ALLO WIKIPEDIA :
Le château d’Osaka (大坂城 / 大阪城, Ōsaka-jō?, anciennement prononcé Ōzaka-jō) est un château à Ōsaka (Chuo-ku). C’est un des châteaux les plus célèbres du Japon. Il a joué un rôle majeur durant l’unification du Japon au xvie siècle au cours de l’une des dernières grandes révoltes contre les Tokugawa. Elle fut réprimée lors du siège d’Osaka en 1614 et 1615.

Vue d’en haut :

1843 : Collecte pour des réparations après des années de négligence.
1865 : Incendie du donjon.
1868 : Sous l’ère Meiji, le château est converti en baraquements pour la création d’une armée moderne de style occidental.
1928 : La mairie d’Osaka parvient à reconstruire le donjon.
1945 : Destruction du donjon par les raids aériens américains.
1995 : Le gouvernement d’Osaka approuve un projet de nouvelle restauration, pour rendre au donjon sa splendeur de l’époque Edo.
1997 : Fin de la reconstruction.

En vidéo, la terrasse, ça donne ça :

Il a quinze ans, le château, quoi. Tu verrais l’intérieur…Aucun intérêt. Je vais découvrir celui d’Himeji, dans deux jours, il paraît que c’est autre chose…
Le château est situé sur une parcelle de terrain de terre d’environ un kilomètre carré. Il est construit sur deux plates-formes élevées supportées par des murs de roche, chacun donnant sur un fossé. Le château central est fait de cinq étages à l’extérieur et huit à l’intérieur.

Mon opinion : à voir, bien sûr. Et ne pas monter dedans pour ne pas avoir l’impression de s’être fait un peu couillonner…Mais bon, la ville a tellement pris cher en 1945, que veux-tu que je te dise ?

Sinon ce soir, j’ai tenté le vendeur de rue qui comprenait pas que je voulais goûter seulement UNE boulette d’Octopus et pas huit…J’ai eu tort, c’est à tomber…Le mec est fou à lier. Un de plus, je vous le dis, vous m’écoutez oui ou non ?

Des coiffeuses qui déchirent et te disent même combien de temps tu dois attendre, dehors, ça clignote !

Euh…Non, rien :

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There are 4 comments

  • fanny dit :

    Bonjour William, juste pour te dire que tous les jours je viens voir ce que tu écris, ton périple m’enchante!!! je note les lieux, je compte y aller d’ici 2014…Merci pour tout ce que tu mets en ligne, merci de nous faire partager ce voyage intérieur.
    Merci.

  • Laurent dit :

    Boules poulpe = Takoyaki on en trouve à Paris

  • Filali dit :

    Merci pour les informations que je vais utiliser pour mon voyage en juillet 2015.

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