Blog Vie quotidienne
Je suis très malheureux 2.0
2 février 2013
42

En vrai, aussi, si je veux cesser de raconter ma vie sur mon blog, c’est qu’il y a autre chose derrière. Une chose dont j’ai un peu honte. Mais qu’il faut que j’expose car je crois qu’elle est plus répandue qu’on ne le pense et qu’elle vous rend tout aussi malheureux que moi.

Je suis addict.

Je suis camé au web.

Je n’arrive plus à me concentrer.

Je n’arrive plus à lire un livre papier plus de vingt minutes.

Je n’arrive plus, lorsqu’une scène d’une série perd en intensité ou s’éternise, à prendre mon mal en patience sans toucher mon iPhone et regarder un truc en ligne.

Je ne peux plus regarder un DVD sans faire une pause en plein milieu (« Les Deux Tours », par exemple, je n’arrive pas à finir le film).

Je ne peux plus passer un trajet en tram sans consulter mes réseaux sociaux.

Je ne peux plus effectuer un trajet en métro sans regarder au moins une fois ou deux mon portable (qui se traine en Edge, de toute façon, à 20m sous terre).

Je commence ma journée dans mon lit avec mon iPhone puis je la poursuis devant mon Mac, à déjeuner en survolant mon Google Reader, partageant mes premiers liens.

Je ne peux plus déjeuner avec quelqu’un sans, pendant le repas (vers les 3/4) regarder mes mails ou lui demander que, d’un commun accord, nous rangions nos portables respectifs hors de notre vue.

Je ne supporte plus de travailler en réunion avec des gens qui ouvrent un ordi devant eux et passent leur temps à surfer (soi-disant ils notent des trucs sur la réunion) sans m’écouter ou nous écouter ou s’écouter eux-même, peut-être parleraient-ils plus ?

Je ne supporte plus de tweeter autant pour ne rien dire, pour ne rien apprendre, juste comme je fumerais si je fumais encore : par habitude et socialement pour avoir quelque chose à faire.

Je n’apprends rien sur Facebook de bien passionnant.

Je m’enquiers quasi-immédiatement des codes Wifi quand je pénètre dans un bar ou un hôtel.

Je gueule contre mon opérateur quand je sors d’une station de métro, presque en retard et que j’ai besoin NOW du plan de l’arrondissement et qu’il ne s’affiche pas.

Je trouve débiles les consignes des compagnies aériennes me demandant d’éteindre les appareils électroniques et je ne les respecte pas dès que l’avion a atterri (toutes les roues doivent être posées sur le sol).

Je trouve ça naufrageant pour la société culturelle, humaine ou juste neuronée que tout le monde regarde les télé-crochets où les candidats sont si médiocres et les codes si éculés (dix ans d’antenne), naufrageant que cette omniconversation gueule en vrai dans nos faces connectées : « on s’emmerde et n’on a pas envie de décrocher de cette bouse parce qu’on aurait peur d’être en manque ». On ne sait plus qui sont ces interchangeables et fort transparents candidats : on sait qu’ils ne vendront plus un disque, que personne n’ira les voir chanter au Sentier des Halles mais on en parle car en lisant du papier, en parlant avec nos femmes (elles-mêmes en train de jouer aux Simpson sur iPad pendant l’émission) ou simplement en faisant la vaisselle, sans musique, sans radio, sans ondes, on a peur de manquer. On a peur de manquer. Alors on reprend des chicken wings en plus du menu XL, histoire d’être fat, repu et bien gavé à la graisse (mais avec un coca-light, merci).

Je suis saoulé des informations avant même qu’elles n’apparaissent au journal de 20h tellement je les ai vues, lues et vues reprises par les autres dans ma TL.

Je suis consterné par mon addiction aux chiffres, aux classements, aux statistiques de ma propre identité numérique.

Je suis effaré par les vieux qui nous gouvernent et s’en félicitent en 140 caractères. Vieux de gauches, vieux de droite, vieux de 20 30 40 50 60 ans = ils en parlent donc ils pensent qu’ils travaillent. « Si je ne suis pas connecté, je suis un vieux con, c’est mon RP qui me l’a dit » alors je parle en 140 caractères de sujets qui demanderaient de longues minutes de pédagogie et que personne n’écouterait, de toute façon.

Je déteste voir la petite bulle bleue qui annonce que mon correspondant écrit un SMS et puis elle disparait car il a renoncé. Connard.

Je suis fatigué de la haine qu’on balance fort courageusement en liant le @ du mec, comme si c’était ça, avoir du courage, ou l’aventure moderne, ou le style. Non, décidément, non, nous n’avons pas la même définition du courage.

Je ne sais même pas pourquoi je me checke sur Foursquare ni pourquoi les gens publient sur Twitter leurs checks (ou leur journal du jour, mais qui lit encore ses conneries ?).

Je suis méga-saoulé de la socialTv qu’on me vend TOUS LES JOURS comme si c’était révolutionnaire alors que c’est déjà dépassé car non intégré véritablement (le jour où un tweet apparaitra à l’antenne en détruisant une candidate ou le jury qui la note, ce jour-là, on pourra parler de social dans la télé) et que la télé, c’est mort. C’est SocialEcran, en vrai.

Je me déteste quand je me promets que je ne vais pas allumer mon ordi le dimanche et que je le fais quand même.

Je me déteste quand je pars me ballader deux heures dans la neige en forêt et que je ne peux m’empêcher d’instagrammer quatre photos.

Je me fatigue moi-même de tout ce wifi, de tous ces temps de recharge d’iPhone, de tous ces #FF et de tous ces DM, Gtalk, Gmail, Poke, RT, cc, cci, « Urgent », Mode Avion, Mode Vibreur (Oh mon dieu j’ai oublié de le mettre en vibreur pendant le concert à Pleyel) et google Agenda, google Doc, Projects, Vidéo Youtube chez Free, Debugger for Facebook, RSS, épingler, crowdbooster, Google Drive, Evernote, Shazam, XBMC, onglets, veuillez attendre 30 secondes avant le début de votre vidéo, veuillez patienter 19 secondes avant d’accéder à votre lien, souhaitez-vous vous connecter via Facebook, #TT, Apple va annoncer que, on dit que Apple va annoncer que, Apple annonce que, hier Apple a annoncé que, Déception sur les annonces d’Apple, légiférer ou éduquer, revoyez l’échange vif entre le député et la ministre, ce soir dans #DCDC, « Sommes tous des … » un article de @ via @, Bruno Guillon RT RT RT RT, le fail de la stagiaire/de BFM/ de 20 minutes ILS ONT RECTIFIE MAIS ON A FAIT UNE CAPUTE D’ECRAN (oui, on appelle ça comme ça, quand on veut piéger les gens), avez-vous oublié votre mot de passe, autorisez-vous cette application à poster des tweets en votre nom et puis la méteo sur google/méteo et puis tiens juste rêvons sur Expedia et puis Wikipedia des heures et parfois même le double d’heure car la version française est différente de l’anglaise et puis ce lien que j’ai mis en favori pour le lire après mais comme je mets des favoris à tout le monde sur Twitter pour leur dire « Je t’aime », je le retrouve jamais et puis ces gens que je ne sais plus pourquoi je suis mais que si je les suis plus je vais faire un drame.

Pfff.

Souvenir d’une matinée dans le Nord Ouest des USA. Sans portable, sans rien. Heureux. Je m’accroche souvent à ce moment-là, bizarrement, quand je sature.

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There are 42 comments

  • bruno dit :

    Bonjour, je me plais à lire vos articles et particulierement ceux qui concernent vos émois, c’est un brin voyeur mais plus intéressant que mille télés réalités réunies. Je traverse un moment similaire ou je me dis que si ça continue, je pourrais dire adieu à mon cerveau. Impossible en effet de me concentrer sur un livre, un vrai, ceux que j’aimais tant autrefois. Si vous avez une solution, si vous la découvrez, partagez la, je serais heureux de la lire ou du moins de suivre votre sevrage. Excellente journée à vous,courage et merci du partage.

  • Laurent dit :

    ça ne te réconfortera pas mais on est bien plus nombreux que tu crois à en souffrir
    tiens, à propos de livres, il faut que je lise J’ai débranché de T. Crouzet.
    Et que je parvienne à décrocher de temps en temps sans que cela soit un drame. Bon courage.

    • William dit :

      Plutôt crever que de lire un livre de Thierry Crouzet : le type est si méprisant. Il a été odieux envers moi et j’ai pas oublié. Je pardonne mais je n’oublie rien. Et accessoirement il écrit mal.

  • Catherine dit :

    Tu décris très bien les mécaniques de l’addiction.
    En lisant ton texte je repensais à une littérature autour de l’alcoolisme et cette dépression qui lui est liée. Soigner la dépression ou traiter l’addiction? Souvent la cure de désintoxication est le début du mieux.
    Tu décris très bien le chemin de la connexion à l’hyper connexion qui nous fait décrocher du reste et… des autres.. le paradoxe est là.

  • Laura dit :

    Pareil. Mais quelques idees pour y remedier – il faut y aller progressivement…
    Les vacances ca marche assez bien pour commencer un sevrage :),
    les weekends a l’air frais, se forcer a eteindre le tel le dimanche, eteindre son tel la nuit et opter pour un bon vieux reveil mecanique – ou digital, se dire qu’on ne check pas ses appareils avant 9h du mat…
    Le sport (tres difficile de lire pendant l’activite physique), etc…
    Bref – commencer par des petites regles qui n’ont l’air de rien puis developper…
    Allez j’y retourne… 🙂

  • Troistrois dit :

    Quand parfois j’ai eu débordé de trop de tout ça. J’ai « oublié » mon téléphone juste au moment de partir une semaine un peu loin. La première journée était atroce, la deuxième dure, puis c’était pénible et enfin bof…
    Je referais cette petite pause qui permet en plus de bien repérer l’important de l’accessoire.

  • Laurence dit :

    Idem : la honte : je tweete le soir dans mon lit et mon livre. Reste fermé 🙁 et le matin au réveil

  • Bao dit :

    Je ressens la même tristesse et le même vide mais je ne parviens pas à décrocher…

  • Dom dit :

    Il y a peu, j’étais arrivée à cette overdose. J’ai ressenti alors très fort la nécessité de me déconnecter, au sens propre, regarder à nouveau le ciel, lever la tête de mon écran, laisser tomber les claviers et tous les écrans. Depuis, je déconnecte tous les soirs, tous les moments où je ne travaille pas, Mon téléphone déchargé doit me maudire quelque part, et je pars au moins un week end par mois avec les miens, dans des endroits où ça ne capte pas. Je t’invite, si tu veux.

  • Muriel dit :

    Oui c’est une addiction, et on est effectivement nombreux à la partager, à des degrés divers… Il y a les addictions à des produits, qu’on règle en supprimant radicalement le produit en question (Cf. le coca light, que j’ai éradiqué de ma vie du jour au lendemain, comme toi, et j’ai fait pareil pour la clope…), et puis il y a ce type d’addiction « comportementale », qui s’apparente plus à la boulimie alimentaire, à mon sens. Là, je crois que c’est plus complexe que de supprimer complètement les attitudes addictives en en restreignant ou en en limitant les pratiques (un peu comme ça ne sert à rien de faire faire un régime à un boulimique). Là, il faut plonger un peu plus au coeur du problème et se demander « pourquoi? », « pourquoi j’ai (soi-disant) besoin ou envie de ça, à ce point, alors que je sais que c’est trop, que ça me fait du mal, et que je vais me détester après? » Un peu comme ce que décrit Caroline Desages à propos de Zermati (je sais que tu n’es pas fan… moi je n’en sais rien, mais je retiens le point central): faire les choses,et même laisser venir le comportement addictif pour l’étudier sous toutes ses coutures, comprendre l’émotion qui se cache derrière (l’ennui en est une, et elle revient aussi souvent chez ceux qui ont une tendance au grignotage compulsif…), tenter de la comprendre, l’accepter et proposer une autre issue que le comportement compulsif, ou bien, de temps en temps, accepter de s’y laisser aller, mais « en pleine conscience »… Dans tous les cas, tenter de comprendre pourquoi on ressent ainsi un tel besoin de « se remplir » (de nourriture, d’infos on-line, de contacts sociaux tous azimuts, d’alcool…), et essayer de trouver comment combler correctement et durablement les manques, les failles, les vrais besoins qui au fond, se cachent derrière l’écran de fumée… Car il y a de vrais besoins derrière, ça oui. Qu’on comble mal ainsi, avec le comportement addictif, mais qu’on tente de combler quand même… Rompre définitivement avec internet, les réseaux sociaux…etc. pourrait sûrement te faire un bien fou, pour te ressourcer, te recentrer, mais cela va supprimer le symptôme sans traiter la cause profonde. Nos addictions, (quand on en prend conscience, cela va de soi, parce que sinon, on les subit et on en est juste le jouet, pas l’acteur…) sont de vraies chances en fait, parce que ce sont des signaux d’alarmes très spectaculaires. Elles ouvrent de belles opportunités de se défaire de quelque chose qui nous fait mal. Et ça c’est une chance, non?

    • Sylvie dit :

      Très juste. Le fond du problème est là. Quitte à choisir une addiction (je dis bien choisir) celle ci est sans doute la moins nocive et la plus simple à gérer. Bon article en tout cas.

  • Fracasx dit :

    Beaucoup d’entre nous je pense ressemblent à ça, la joie d’être CM, SEO and co. Des lettres et des termes techniques raccourcis toute la journée 7/7, et la joie de l’hyperconnectivité.

  • ines dit :

    Je suis tombée ici un par hasard, je suis dans mon lit avec mon iPhone, enfin pas tout à fait par hasard, via twitter via quelqu’un de ma TL que je ne connais pas, qui ne me connaît pas mais que je suis parce qu’il tweete tous le temps des trucs trop bien !!!!!
    Et puis je me dis, mince alors, qu’est ce qu’il est bien cet article, drôle, et tellement vrai, et tellement ça, et tellement représentatif, et tellement ça fait peur, et maintenant je vais partager sur mon twitter, je vais commencer à te suivre (t’es toujours sur twitter) et je vais mettre en fav’ ton blog (après lecture de quelques billets quand même ! Pas folle la guêpe !)
    Bref, j’ai bien aimé 🙂

  • Marie Kerouanton dit :

    Revenons à de vraies valeurs en ce jour de Chandeleur : mangeons des crêpes !

    Pour vous remonter le moral, voilà une bonne recette de pâte à crêpes de froment : http://djbilig.webnode.fr/news/chandeleur-2013-recette-de-p%C3%A2te-%C3%A0-cr%C3%AApes-de-froment-pour-regaler-vos-enfants-et-vos-amis/

    Bon appétit et on en reparle lundi !

  • Hélène dit :

    Quelque réflexions intéressantes du côté du « slow mouvement » et du « slow web ».

    • Cecile M dit :

      Site a faire connaitre………A bientot
      Cecile M

    • jdo dit :

      Article trop long, j’ai zappé pour aller sur Twitter

      .. je plaisante, tout ce que tu écris doit être parlant à un paquet de monde, moi y compris.

      Etre accro à l’écran est un problème, et un gros. Avoir calibré son cerveau pour qu’il n’accepte que des formats courts en est un autre, et quasi encore plus important. Comme dit dans les commentaires précédents, il y a des pistes à explorer dans les mouvements slow *.

  • fredix dit :

    Perso je n’ai jamais autant lu depuis que j’ai un Kindle ! 🙂

  • Publigeekaire dit :

    Pas mieux. Le problème des personnalités à addiction 🙂

  • Aurélien GATT dit :

    Ca aurait pu être pas mal, si encore tu ne te permettais pas de juger autrui, ou de vouloir leur administrer ta divine punition pour s’être laissé aller au voyeurisme des reseaux sociaux.
    Mais nan, au lieu de ça, c’est le pamphlet rageur de quelqu’un qui s’aperçoit que sa vie ne lui plait pas, que ce qu’il écrit ne lui plait plus, et que ses lecteurs l’emmerdent. C’est ça la drogue.

    • William dit :

      Je crois que tu n’as pas bien compris, au moins un point : j’adore toujours autant ce que j’écris et j’écris en public parce que j’aime être lu. Quand au reste, soit, si tu le dis…

  • Muriel dit :

    A lire l’edit, je suppose qu’il y en a un qui doit jubiler de t’avoir mis dans un état pareil… Tu ne devrais pas lui laisser un tel pouvoir, mais je sais, je sais, plus facile à dire qu’à faire… Ne pas réagir n’est pas facile, surtout quand la colère déborde, surtout quand on est déjà pas en super forme et qu’on est un peu perdu, un peu déboussolé… Tout touche mille fois plus alors. Il faut énormément prendre sur soi pour parvenir à se calmer, à ne pas céder aux pulsions de l’ego (j’en parle à mon aise, hein, quand je suis dans cet état, je n’y parviens pas mieux que toi, je fais pas ma maline…). Peut-être que dans ces grands moments de fragilité, il vaut effectivement mieux couper tous les écrans, ne plus lire les commentaires (il y en a qui se complaisent dans le persiflage… chez eux aussi c’est sans nul doute une drogue…) et passer un coup de fil ou deux aux gens qui comptent vraiment, dans la vraie vie. Aller boire un verre avec eux. Et même, pourquoi pas, poser quelques jours, et prendre un train pour aller retrouver ces gens qui comptent (s’ils sont loin…), ceux qui ne se permettront jamais, eux, de te dire des choses méchantes, juste pour le plaisir de faire de l’esprit, juste pour se faire mousser et se gonfler d’une importance bien vaine, bien illusoire (j’ai pas suivi, mais je devine…). Rien de tout ça n’est important. C’est même ridiculement peu important. Pourtant on peut en crever, de ces choses si peu importantes, c’en est à pleurer tellement c’est con. Mais quand on est dedans, qu’est-ce qu’on morfle, bon sang…Il faut sortir sa tête du seau pour s’en apercevoir et voir que tout ça est tellement vain, tellement vain… Et en rigoler, bien franchement, complètement soulagé… Et alors tout s’apaise, d’un coup, vraiment… Sur ce, moi aussi, je débranche pour un moment… Un peu trop connectée aujourd’hui, je retourne à la vraie vie pour quelques heures… J’espère sincèrement que tu vas parvenir à te sentir mieux. Bon courage William!

  • Michel Van Damme dit :

    juste..encore une fois.
    j’en suis pas encore là mais déjà j’ai envie de déconnecter….

  • Cecile M dit :

    ecouteetsolutions.jimdo.com

    CecileM

  • Caly dit :

    Le pire pour moi c’est quand le soir je me dit qu’une fois dans le lit je ne touche pas à mon téléphone, que j’ai du mal à m’endormir (comme d’habitude) et donc que je vais regarder un peu ce qu’il se passe sur FB/Twitter et autre et que je me retrouve toujours dessus à 4h du matin parce que je n’ai pas sur m’arrêter.. toujours le « un dernier lien » « un dernier tweet » etc.

  • Cathclaire dit :

    Je me faisais la même remarque, du mal à finir mes livres, à les choisir et le soir ouvrir twitter au lieu d’un bon bouquin. Saturée d’infos avant le 20h aussi. Merci pour ce texte personnel mais où l’on se retrouve tous un peu.

  • zibeline dit :

    Ok.
    Idem.
    Et j’adore les vacances à l’étranger pour ça, ma mère râle que je ne sois pas joignable « s’il arrive qqchose », ne pas emporter son portable, et vivre 🙂
    Merci Will

  • Marc dit :

    Ca me fait penser, par rebond, au bouquin de Sylvain Tesson : « Dans les forêts de Sibérie ».
    Ton texte évoque les addictions du numérique, le non-sens, la course, et plein d’autres choses. Il évoqué aussi, plus en creux, deux luxes de moins en moins abordable : le temps et la solitude. C’est cet élan vers le temps à moi et la solitude qui m’a donné envie de lire le livre que Tesson a lui-même écrit pour les mêmes raisons (je résume un peu).
    Depuis je rêve de temps en temps d’un séjour dans une cabane loin de tout.

  • nelly du labo dit :

    et moi je dirais simplement que les deux plus belles richesses de notre temps c’est avoir du silence et de l’espace (le plus vide possible )

  • dominique dit :

    T’es à moitié guéri…puisque tu as pris conscience! ça va aller…Tu n’es pas seul dans ce cas 😉

  • Synnerman dit :

    Il n’y a que quand je baise que j’oublie mon i Phone. Mais ça aussi, c’est une addiction.

  • Imane dit :

    Triste réalité ! 🙁

  • epithet dit :

    Il y a quelques mois, j’en étais arrivé à un point d’addiction qui ressemblait à celui que tu décris. Un truc m’a beaucoup aidé, c’est l’idée qu’on réserve 12 années dans la vie d’une être humain pour qu’il apprenne à écrire. On est en train de vivre la révolution numérique (l’idée n’est pas neuve, je sais), c’est une révolution, donc c’est assez normal qu’au moins certains d’entre nous la sentent bien passer. (Ça me permet de renvoyer vers cette conférence géniale : « Michel Serres ou comprendre l’enjeu historique d’Internet à 77 ans ».) Donc pour traiter mon problème, l’idée a d’abord été de dédramatiser : mon rapport addictif au numérique était simplement le signe que je n’avais pas fini d’apprendre à m’en servir. Et puis, j’ai découvert cette idée qui apparemment est très importante chez les AA, selon laquelle pour sortir d’une addiction, il faut d’abord reconnaître ce qu’elle a de bon pour soi, sa fonction thérapeutique (je ne pas certain des termes). Parce que si on veut se passer des nuisances qu’une addiction apporte, il faut aussi se préparer à manquer de ce qu’elle apporte de positif.

    Bonne chance !

  • JC`zic dit :

    Alors il suffit de lâcher un peu en se mettant dans d’autres passions techniques et scientifiques 😉
    La cuisine note-à-note peut en être une 😉

  • coco dit :

    Pour moi ça n’a rien d’une addiction, mais décrocher de son Twitter ou de son FB reviendrai a dire « décrocher de la société d’aujourd’hui et vivre en marge ».
    Car oui, en 2013, si tu décides de te racheter une virginité virtuelle (bye bye les smartphones, les emails et j’en passe), tu deviens tout simplement un reclus de la société, un marginal, finalement une sorte d’ermite moderne.
    Faire ce choix conscient en vivant dans une ville occidentale avec un métier et, disons, des amis, est pratiquement impossible.
    En gros, si vous pétez vraiment un cable dans cette société 2.0 (comme c’est mon cas), vous n’avez guère d’autre choix que 1. deal with it, 2. déménager très très loin dans une montagne Patagonienne.

  • Anorak dit :

    maintenant je comprends mieux vos dérives.

  • Taomin dit :

    Merci pour ce texte. Même lassitude, même fatigue intense…
    Je me sens moins seule !
    Ces fucking réseaux sociaux vont nous tuer, c’est sûr.

  • Coline dit :

    Tellement vrai!
    (oui c’est un peu court comme commentaire, mais ça résume bien mon niveau de créativité depuis que je passe moins de temps à lire de bon livres…)

  • Murielle dit :

    J’ai changé de réflexe. Je n’allume plus la tv, j’allume l’ordi pour aller sur mon blog. Mais pour le reste je résiste hardiment. Pas de Facebook, de twitter, de tumbler, de tablette, ni même de smartphone. Et pas d’amis. Ouf!

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