Vie quotidienne
Je te quitte.
3 janvier 2013
22

J’ai brutalement décidé d’arrêter le Coca-light, fin novembre, comme ça. Je vous disais il y a quelques jours que le changement complet de mon alimentation (contraint et forcé) au Japon m’avait transformé mentalement et physiquement. Il n’y avait pas de Coca-light au Japon (on trouvait du Pepsi Next, c’était infect) et je mangeais principalement du poisson, du poulet et fort peu de sucre ou de sucre blanc caché (comme le pain). Du thé, comme boisson principale. J’avais le fol espoir de trouver parfois une barre de Mars mais c’était mission impossible (Je n’ai pas non plus retourné le pays, hein, je faisais une supérette, pas dix) et, au final, l’association marche/nourriture plus saine et aspartam zéro a eu sur moi un effet détonant : j’ai pris conscience de ce qui m’entourait, une conscience aigue.

(Lire à ce sujet ce passionnant article de mon cancéreux préféré à qui je souhaite une bonne année 2013)

Je vous avais déjà parlé, si je me souviens bien, du rapport entre l’alimentation et le bien-être (le mien, du moins) et de pourquoi je pense que la junk food est le meilleur anesthésiant du monde, dans notre civilisation angoissante. Le savoir est une chose : l’appliquer une autre. J’ai les notions. Il m’est souvent plus simple de prendre une baguette fraîche en sortant du métro (1.20 euros la baguette tradition, au passage, ça va pour eux, merci), d’y coller une tranche de jambon de Bayonne et un peu d’Emmental avant de m’endormir, repu, sur le canapé, ayant fait passer le tout avec une canette bien fraîche de Coca Light. Hum, rien que de l’écrire, je salive.

Carla me disait hier être totalement addict au Coca Light : elle dort avec une canette posée sur la table de nuit, en boit dès son réveil et angoisse si elle n’a pas une bouteille dans son sac. Minimum deux litres par jour. Elle a des migraines si elle ne boit pas de Coca Light. Elle devient nerveuse sans sa dose quotidienne de Coca Light. Je n’en étais pas là mais, à bien y réfléchir, je buvais un minimum de 5 canettes par jour (soit un bon litre et demi) et pouvait descendre un pack de 12 en un week-end, sans problème. Plus ceux pris “en ville”, dans les bars, puisque je ne bois pas d’alcool * et ceux pris chez des amis, aussi intoxiqués que moi.

J’ai cessé, donc.
C’est simple, à priori. Je n’ai plus acheté de Coca Light pendant les courses. Je n’en ai plus commandé en ligne. Et, dans les bars, désormais je…Je m’emmerde à réfléchir sur ce que je pourrais bien avaler à la place. Un Perrier rondelle me semble trop tristounet, je n’aime pas boire d’alcool dans les bars, la bière c’est beurk et je ne vais pas quitter un soda à l’aspartame pour un autre soda à l’aspartame. De plus, il faut s’en souvenir, boire deux litres de Coca Light n’hydrate absolument pas : ce n’est pas comme boire deux litres d’eau. Mes cernes sous les yeux et ma peau ont besoin d’un liquide, d’un vrai.

Qu’est-ce qui a changé, depuis ? A part une certaine nervosité et une réelle sensation de manque, parfois, rien. J’ai voulu prendre un thé Darjeeling ce matin et le type n’en avait pas. J’ai opté pour mon premier coca (zéro) (Ce bar n’avait décidément RIEN) depuis 23 jours. Et, oh putain que c’était bon.

Quoi, je n’ai pas dit que j’étais un saint non plus.

Juste je me tiens à ce que j’ai dit 99% du temps et c’est déjà énorme.

Mais voilà. Que vais-je donc pouvoir boire à la place ? Que boivent les recovering addicts au Coca Light ?

* Je me mets à boire de l’alcool : la piña colada EST une invention du diable et si la faim dans le monde et la guerre me semblent injustes, cela n’est rien à côté de la valeur calorique de l’alcool ingéré. Boire fait grossir. Si ça, ça n’est pas injuste, merde. Même là, on ne nous fout pas la paix.

1921 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 22 comments

  • Marion dit :

    Mes 4 sous sur le sujet, en bonne addict au Coca Light, je tournais à 1 litre par jour. Je n’ai pas complètement arrêté mais remplacé une partie (les 3/4) pour par de l’eau gazeuse, je n’aime pas l’eau plate. J’ai freiné essentiellement pour des histoires d’hydratation : le coca n’hydrate pas, je ne buvais que cela, j’avais donc de belles cernes et une peau qui manquait d’eau.

    Je garde le quart restant pour mon petit plaisir quotidien. 🙂

  • Matoo dit :

    ‘tain moi chuis justement vraiment accro au Coca Light. :-/ Mais en quantité moindre en comparaison, je bois 2 ou 3 canettes max par jour, sinon pas mal de flotte. Mais je suis grave, et j’adore ça, et si j’en ai pas, bah ça me fait chier. Rhaaaa faut que j’arrête . 😀

  • Got dit :

    Du temps où je voulais arrêter les sodas et les jus de fruit (hors petit-dej’ car là c’est impossible), je carburais au Volvic citron ou citron vert. N’aimant pas l’eau gazeuse et trouvant que l’aqua simplex était trop triste, ça m’a permis de tenir quelques mois. Mais comme pour le McDo, on ne peut jamais vraiment décrocher…

  • noway dit :

    mon beau-père a du se sevrer (oui oui, un sevrage carrément) du coca…il a acheté le ptit appareil qui fait du gaz et du sirop “gout coca”… c pas mauvais mais bon… dans les bars tu peux prendre un jus de fruit ? un sirop à l’eau ? (pulco citron, miam)…courage, je sais que ce n’est pas facile 😉 !

  • gump dit :

    ben … bois du vin, quoi.

  • zelda dit :

    Antésite (rules), what else ?
    http://www.antesite.com/

  • kangourourou dit :

    Même problème pour moi il y a quelques années avec le Lipton Ice Tea qui, lui, est composé essentiellement de vrai sucre. Décrochage à la Volvic Thé vert, avant de revenir progressivement à l’eau plate uniquement, un Coca zéro ou Schweppes agrum’ de temps en temps. L’inconvénient de la Volvic c’est que ça ne se trouve dans aucun café, quoi.

  • Valérie de haute Savoie dit :

    Tiens curieux, pour moi cela c’est fait archi simplement, je me suis mise à trouver le coca light dégueulasse assez brusquement alors que j’en buvais moi aussi des litres. Il m’a semblé que la recette avait changé, et du coup, comme toi, j’ai arrêté les boissons à l’aspartam, préférant une eau pétillante agrémentée d’un peu de citron. Je ne sais si cela a changé quelque chose concernant ma santé, simplement plus de place dans mon caddie.

  • Perrine dit :

    Je n’aime que l’eau plate, les jus de fruis fraichement pressés et les boissons alcoolisées. Enceinte, je me suis rapidement rendue compte qu’un verre d’eau du robinet en apéritif c’était très peu festif, du coup je me suis mise aux cocktails sans alcool. Dans les bars je demandais un Mojito sans alcool, une piña colada soft… ça fait un peu tiqué le serveur mais ils le font, par contre certains ont tendance à oublier de soustraire le prix de l’alcool de l’addition.

  • Carson dit :

    Pas de recette miracle pour se passer du Coca Light mais le passage sur le blog de ton cancéreux préféré m’a donné envie de reprendre le régime dont il parle et que j’ai suivi avec grand bénéfice pendant plusieurs années.
    Les pizzas, le jambon-beurre et autre junk food ont eu raison de moi mais ça me titille de reprendre une alimentation qui fait du bien, merci du rappel Will 😉

  • jojo dit :

    Café ? Sucre ? Lait ?

  • Eric dit :

    Tiens, je ne savais pas que tu connaissais Loïc… le monde est petit. Sinon, j’ai déjà essayé de ralentir le coca light, plusieurs fois, avec succès je crois (je n’en bois plus qu’une à deux canettes max / jour, et encore, pas tous les jours). Mais le VRAI problème, c’est vraiment de choisir un truc à la place dans les bars, vraiment pas facile !

  • Shalima dit :

    Je découvre un peu stupéfaite qu’on pouvait être vraiment addict au coca zéro. Je n’imaginais pas un truc pareil, pour de vrai ! Enfin bref, là n’est pas le sujet, perso dans les bars moi j’aime bien les citrons pressés. C’est super bon et on met deux plombes à le boire en rajoutant un peu d’eau peu à peu. Super rentable 🙂

  • FR_Jess dit :

    La prochaine fois que quelqu’un me dit que je suis accro au Coca je lui fais lire ton article ! Je suis vraiment une petite joueuse avec ma canette/jour (et encore je me retiens et n’en bois pas tous les jours).

    Tu peux remplacer par un jus de fruit ou un sirop/diabolo si tu aimes ça.

  • Annie dit :

    ça fait du bien de lire qu’on n’est pas la seule… 😉
    A domicile, je presse 1 citron dans une bouteille d’1 ou 1,5 litres. Ma mère préfère l’Antesite.
    C’est au bistro que c’est le plus compliqué. Perrier rondelle, thé, infusion, citron pressé… je n’ai rien trouvé d’autre qui soit léger, pour l’instant. Les barmen manquent un peu d’imagination il me semble.

  • Anne dit :

    Tout comme Shalima, j’ignorai complètement qu’on pouvait être addict à ce truc là. Et un Perrier ce n’est pas triste du tout, ca pétille, c’est gai 🙂

  • MamboJambo dit :

    Vous êtes pas nets les gens 🙂

  • CarnetsdeSeattle dit :

    Hello,

    Alors déjà merci pour le lien William, et bonne année à toi aussi! D’autre part, cherchez sur le net les résultats de recherche sur le sucralose qui remplace le sucre dans le coca light (je vous la fais version courte: ça augmente de manière très significative le risque de crise cardiaque), ça fait peur. Ca plus le fait qu’à la base, on est pas fait pour s’alimenter avec un truc qui contient 30g de sucre par litre (je parle du Coca)… Il n’y a pas de bonne raison de considérer le Coca comme une boisson de tous les jours, quelle que soit la variante. Dans un bar, par contre, bah why not… Tant que vous allez pas au bar tous les jours ;).

  • Matthieu dit :

    J’ai bataillé toute ma vie pour prendre du poids. Entre 27 et 30 ans, j’ai fait un énorme travail d’alimentation et du sport tous les jours pour passer de 51 kilos (pour 1m73) à 63 kilos. Et puis, un jour, j’ai eu 32 ans. Et mon bide a commené à pousser tout seul. Sans effort. Le salaud, après tout ce temps ! Des années à me sentir mal dans ma peau, à être le petit chétif malingre

    Donc, j’ai arrêté complètement les soda. Alors voilà. Eau gazeuse aromatisée, genre Badoit extraits de menthe, ou agrumes. C’est à ça que je suis drogué aujourd’hui.

    Et une fois de temps en temps, un peu de sirop en plus. Le sirop, ce qui est génial, c’est que tu peux le doser. Sur les bouteilles, ils conseillent 1/8 du volume, mais je trouve ça beaucoup trop sucré. Un fond léger, et hop, le tour est joué.

    Et mon ventre ? Ben, on a une relation compliquée, lui et moi, mais il est sous contrôle la plupart du temps. 🙂

  • Charlie dit :

    Il me revient comme tu avais dévisagé ma grenadine… La pauvre !

  • Rachel dit :

    Je crois me souvenir que tu es allé à Berlin, as-tu goûté les “Apfelschorle” ?mélange 50/50 de jus de fruits (ici pomme donc) et d’eau gazeuse.
    Depuis que j’habite ici , c’est ma boisson fétiche, je me demande comment j’ai fait avant.
    Bon évidemment en France dans les bars, il faut commander 2 boissons mais cela vaut le coup d’essayer chez soi !
    Mon préféré de tous avec du jus de rhubarbe.

  • Muriel dit :

    Tiens, c’est marrant, moi aussi j’ai décidé d’arrêter le coca light brutalement à peu près au même moment que toi. Moi aussi j’étais devenue une grosse consommatrice. Cela remonte à une époque où je ne buvais plus rien de sucré, ni même du vin, bref, à cette époque (heureusement révolue) où j’ai tenté de perdre du poids par un régime… Depuis, j’ai cessé les régimes et j’ai perdu puis stabilisé mon poids, mais le coca light, lui, était resté. Alors pareil, j’ai cessé d’en acheter, j’ai réappris à boire de l’eau ; dans les bars, une menthe à l’eau (oui comme les gosses, j’aime bien…) ou à l’occasion un verre de vin (et en Bretagne, quand j’ai la chance d’y aller, une bolée de cidre, mmmmm…). Comme c’est agréable de ne plus être enchaînée à cette addiction-là (même technique – arrêt brutal et total – et même sensation que lorsque j’ai arrêté la clope). Chaque chaîne qui tombe, même petite, nous allège… et ça fait du bien!

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