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La portée de mes mots, Amazing Race, Nouvelle Star, Mylène et Revolution (+ autres misc. de la semaine)
28 septembre 2012
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Cette semaine, je ne vais pas la raconter en détail, mais elle a été hallucinante façon coup de karma billard trois bandes dans ta face. Je n’ai pas vraiment compris le message que le destin voulait me faire passer alors comme j’aime bien trouver une morale en tout, hier j’ai décidé que c’était :
“Paris est bien trop petit professionnellement pour des gens qui ne souhaitent pas communiquer entre eux”.

Tout autre sujet, hier matin, alors que je discutais avec un jeune homme, dans le cadre de son travail, jeune homme dont je n’avais pas réellement saisi jusqu’à ce moment l’intelligence. Je l’avais irrité par mes mots, sur ma page Facebook, mots de colère et de frustration, j’étais invité à un truc, à la dernière minute, j’étais à Biarritz, en vacances, voulais vraiment venir au truc, ne pouvais pas, je ralais donc sur ces gens qui invitent à la dernière minute.
Avec des mots choisis, posés, il me rappela que, parfois, nécessité fait loi et que la vie s’accélère. Le moment n’est jamais le bon, de toute façon et parfois le moment arrive à la dernière minute. C’est ainsi. Je m’excusais d’avoir montré ma frustration en lui rappelant que ce n’était qu’une page Facebook personnelle, ce qui m’excusait à moitié, dans mon esprit. Sa réponse fut ferme :
– Mais tu es un influenceur. C’est même la raison de ta présence ce matin, ici. Tes mots ne tombent pas dans le vide. Tu es écouté et repris.

J’avais oublié. Enfin, pour être honnête, j’oublie quand ça m’arrange, que je suis un “influenceur” (de Monopoly). C’est Klout qui dresse la liste des personnalités les plus influentes sur les réseaux sociaux. 100 noms en France. Comme nous pensons tout être unique, il me semblait “normal” d’en être au début, ce qui n’est absolument pas normal, en y réfléchissant bien, puisque je ne fais pas grand chose pour influencer qui que ce soit, en dehors de ce blog où je tente de poser mes raisonnements sur ce que je comprends de ma vie. En dehors, je gueule, je râle, je peste, j’échange des liens, je surligne. Rien de bien impressionnant pour affoler un algorithme. Et pourtant :

Tout ce bruit que je fais n’a pas grande importance à mes yeux quand ça m’arrange car pour moi c’est du small talk. Je parle, je parle, c’est comme un carnet de note public, pensé, écrit, lu, hop note suivante.

J’ai oublié, une fois de plus, ou alors devais-je l’apprendre dans un nouveau contexte, par de nouvelles personnes, que la portée de mes mots dépasse l’auditoire que j’ai bien voulu fixer. Blessants ou louangeurs ils ont une destinée. Parfois ils viennent érafler des communications établies de longue date, parfois ils viennent s’enfoncer dans la coque professionnelle d’embarcations moins puissantes que je ne le pense. Chaque action a une conséquence, chaque mot un destin. Evidemment. Il était temps qu’on me le rappelle. Merci, D.

La vraie intelligence (celle d’Eric, notamment) est de trouver des mots positifs pour souligner son désaccord. Je vais demander un stage au Quai d’Orsay.

Découvert le premier épisode de la première saison française d’Amazing Race, présentée par Alexandre Delpérier qui, tel James Bond, ne sue pas dans le désert de Dubaï, probablement parce qu’il a dix chemises propres entre chaque prise hors caméra mais néanmoins, 007 style. Beau gosse.

Je partais très dubitatif, lassé par des années de Pékin Express (je ne regarde plus) et j’en suis sorti franchement enthousiaste. Casting très réussi, montage frais (dans la veine de ce qui se fait en télé-réalité mais néanmoins bien réussi) et surtout storytelling qui ne se prend pas au sérieux, enfin, pour une fois. On rit, beaucoup, de bon cœur. Cela détonne dans une émission de course autour du monde et les premiers rires sortent avec gêne car on pense se moquer aux dépens du candidat choisi pour ça (généralement le benêt de la bande). Au bout du quatrième ou du cinquième rire, on comprend que toutes les équipes y passent, généreusement, et que ces moments de détente fonctionnent comme des soupapes de sécurité pour faire baisser un peu la pression, tant la tension à l’écran est permanente. Concept alléchant adapté du Amazing Race US (qui en est à sa 19ème saison diffusée) et belle promesse de rentrée pour D8, je vais regarder, oui. Mes deux duos préférés : les surfeuses (du Pays Basque ?) et le père & son fils (conducteur de train à tiers temps et mannequin le soir). Énorme. Très, très plaisant.


Amazing race, bientôt sur D8 par puremedias

La Nouvelle Star revient également à la rentrée…et par curiosité, je regarderai, bien sûr. Petite surprise, ce n’est peut-être pas Sony qui sortira l’album du gagnant mais Universal, du moins j’ai cru le comprendre. Ah bon ?
Photo trouvée sur la page Facebook de la Nouvelle Star.

Le + de la nouvelle saison sur D8 : Maurane… Maurane qui fait une entrée remarquée dans le jury, superbe comme tout. Pour l’avoir rencontrée plusieurs fois l’année dernière, j’en garde un excellent souvenir, vif et amusé et je ne parle même pas de sa musique ! Elle n’a pas sa langue dans sa poche et connait parfaitement ses réseaux sociaux sur le bout des doigts, twitter-addict qu’elle est devenue, se formant toute seule (ici son compte, qu’elle tient elle-même).

Une bien jolie prise pour D8 et un bon coup de fouet pour un programme qui s’était endormi sur M6 avant de rejoindre Direct 8 l’année dernière (pas regardé la saison). Autre arrivée remarquée, celle d’Olivier Bas. Peu connu du grand public, j’attends de lui un contre poids à un André Manoukian moins attendu sur cette émission. André Manoukian (également rencontré chez Universal l’an passé, allé chez lui, long moment yeux dans les yeux, tout ça, je ne peux plus dire du mal, quoi !) c’est à la fois l’élément indispensable du jeu et la pièce la plus visitée du musée : on ne connait que lui. Va falloir surprendre un peu, André, Gilles Deleuze, no way. Sinclair va, en croisant les doigts, faire du Sinclair : j’espère qu’il sera toujours autant de mauvaise foi quand il n’aimera pas un candidat, surtout. Surtout.

On annonce les primes en plein Paris, au Cirque d’Hiver. Vraiment ? J’aurais dû poser la question hier mais j’ai dû filer. Adieu, Baltard 🙂

Mylène Farmer en concert 2013.
Wow. Je ne suis pas fan stricto sensu de Mylène Farmer (mais j’aime beaucoup) (ma chanson préférée : “Pas de doute”). Éric m’avait convié au Stade de France pour la découvrir et j’étais reparti conquis. La voix, la scénographie adaptée au lieu (ce n’est pas si courant), l’énergie dégagée, les chorégraphies et surtout ce répertoire incroyable sur scène qui rappelle vingt-cinq ans de vie pop dans ce pays. Que de tubes. J’ai quasiment acheté tous les albums.

Le teaser ci-dessous est vraiment original. Et puis j’ai une pensée particulière pour une artiste qui m’a valu indirectement ma première frayeur chez Universal, le mois de mon arrivée. J’avais pris en photo une affiche qui trainait dans le hall. Je l’avais postée sur Facebook. Dommage Éliane, c’était un visuel encore inédit. Elle avait fait le tour de la toile en quelques heures et ils avaient cité mon nom comme source (ce qui était le cas, je ne me cachais pas, hein mais je ne pensais pas avoir fait une connerie non plus). Banco = j’avais leaké un visuel de Mylène… et j’étais encore en période d’essai. La discussion dans le bureau du chef de projet chez Polydor fut musclée (coucou, Franck) et j’ai alors retenu une leçon : ne parle pas de Mylène en public, comme les autres. On ne m’avait pas prévenu.

J’avais pourtant mille choses positives à dire (on apprend plein de trucs sur elle, évidemment, à travailler dans sa maison de disques) et mille anecdotes à raconter (et des belles… Elle est respectée) mais c’était bien LE sujet le plus verrouillé de mon ancien travail. Donc je me suis tu. Je me souviens (je vais me faire tuer) des yeux de Zazie quand je lui parlais du dernier single de Mylène que j’avais aimé et, à bien y réfléchir… je ne vais pas raconter la suite de l’anecdote 🙂 “La portée de mes mots”, je le disais en ouverture. Ah oui, j’ai également mis en contact des gens qui ne se connaissaient pas, pour son spectacle, une envie de faire se rencontrer la technologie et la musique : peut-être en verrai-je la trace sur scène. Ou pas. On lance des perches. Ça prend, ça prend pas.

Donc, Paris, 2013, Mylène Farmer, oui, j’y serai.

Regardé hier le premier épisode de Revolution, nouvelle série US. Le pitch : quinze ans après toute disparition de l’électricité aux USA, un groupe de gens partent à la recherche d’on ne sait pas quoi qui tient dans une amulette USB. J’ai péniblement atteint la fin de l’épisode, plein de bagarres de ninjas à l’épée et de beaux gosses tout droit sortis de Hunger Games (lisses). Et bé. Quel ratage. Un bon pitch ne fait pas une bonne série.

1607 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 5 comments

  • Robin dit :

    Sympa l’affiche. Et puis il suffit de changer le nom et zou, ça fait une affiche pour Madonna.

  • isatagada dit :

    Nan il y a eu une saison de LNS sur D8 l’an passé. Mais tu es SÛR ?
    Ravie de ces nouveaux jurés, mon chouchou à moi étant Olivier Bas, en accro du festival FNAC Indétendances que je fus. Je lui dois beaucoup de mes premières découvertes musicales et davantage encore peut-être, le goût de découvrir 🙂
    Je ne me suis pas vraiment remise de son départ de la prog, de la nouvelle localisation du truc, de la réduction drastique de la durée du festival, des concessions faites aux majors. Pourtant il faut aller de l’avant. Mais je suis une épouvantable sentimentale je le crains…
    Petit hommage, pour la peine : http://urlink.fr/5kQ

  • Isa dit :

    Pour Révolution .. Comme toi j’ai eu du mal à aller au bout .. et puis les toutes dernières images m’ont donnés envie d’y revenir ! C’est quand même bien foutu !

  • kangourourou dit :

    Le grand retour de Mylène…

    Le Stade de France était parfait, à tous points de vue, les deux soirs. J’y avais emmené un ami qui partait avec un à priori négatifs aussi (voix inexistante, chouineuse pour passives dépressives…) et qui avait été bluffé particulièrement par son charisme et sa présence.

    Elle chante (elle), elle semble sincèrement heureuse d’être là (elle), tout est excessivement beau, subtil. Sa traversée depuis le centre pour rejoindre la scène centrale après Ainsi soit-je, prenant le temps de regarder le public, au rythme des lumières qui se lèvent, reste l’un des moments les plus forts qu’il m’ait été donné de voir sur scène, j’en frissonne encore devant le DVD.

    Bref cette news complètement inattendue (pour ma part) annonce une année frétillante qui va faire resurgir l’adolescent de 14 ans resté au fond de moi, dont les réactions face au sujet échappent à toute logique rationnelle. Mode FAN réactivé, donc.

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