Vie quotidienne
Largué comme un chien !
25 septembre 2017
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Je n’ai rien vu venir. Deux ans ensemble, presque trois. On partait pour une année de plus, je pensais que nous étions sur la même longueur d’ondes, la complicité était là, nous posions les mots justes sur les situations les plus délicates, nous faisons table rase du passé pour ne regarder que l’avenir, une complicité incroyable (même si une certaine routine s’installait, c’est indéniable et même si nos derniers rendez-vous s’espaçaient un peu, oui) et puis soudain le coup de massue, assommé, à terre, l’air se vide de ma poitrine et je tente de reformuler comme je peux :

– On…On…On ne va plus se voir ?

– Non, effectivement. Je pense que nous avons fait le tour.

– Mais j’ai encore mille choses à vous dire, moi.

– Oui mais vous allez bien. C’est notre 27ème séance. Je vous trouve épanoui. Libre. Confiant. Je vous sens prêt à vous retrousser les manches pour vivre de nouveaux défis. Je vous ai vu cette année prendre des décisions impactantes, fortes, je vous ai vu gagner chaque centimètre d’autonomie, vous entourer des bonnes personnes lorsque vous vous sentiez dépassé, craquer quand il fallait et comme il fallait, juste assez pour faire retomber la pression mais pas trop pour ne pas appeler à l’aide n’importe qui (et surtout votre ex). Je vous ai vu vous respecter, vous aimer, mettre en avant vos atouts et votre créativité et puis…Vous avez pardonné. Quel grand pas en avant. Non, pardon, que de pas en avant ! Bravo.

– J’ai fini mon analyse ?

– Vous avez fini votre analyse.

 

Et pas uniquement, en fait. J’ai décidé, aussi, d’arrêter d’aller voir les énergéticiens / voyants / guérisseurs de tous poils que je fréquentais une à deux fois par an depuis quinze ans. Je n’ai jamais abusé de la situation (mon agenda note une consultation de voyance par an depuis 2008 et 11 rendez-vous en 6 ans chez des soigneurs de la région Parisienne, aux méthodes plutôt originales…Chacun ayant apporté sa pierre à l’édifice, bien sûr). Une vraie psychothérapie commencée en 2001 et interrompue plusieurs fois suite aux déménagements. Mais rien de bien sérieux et de bien régulier comme mon analyse, sous les toits d’un très bel immeuble Haussmannien, à deux pas de l’Olympia, assis face à cette dame si chic, utilisant l’hypnose Ericksonnienne qui marchait si bien sur moi. La lutte pour ne pas m’endormir, quand elle me racontait une histoire et la lutte aussi pour essayer de me souvenir de quoi parlait cette foutue histoire !

« Je suis confus, je me suis endormi », lui disais-je souvent, penaud et elle éclatait de rire : « Pas grave, Will, laissez l’inconscient faire son travail et je suis persuadée que dans un mois il vous sera arrivé des bricoles intéressantes que vous me raconterez ! »

De fait, j’avais toujours quelque chose à lui raconter en relation avec le travail effectué la semaine précédente. La vie est bien faite. Merci, Danièle.


Je le sais qu’on ne peut pas brusquer l’amour, je le sais. Mais des fois on a envie de le secouer pour lui dire : HEY JE SUIS LA BOUGE TOI HEIN MOI JE SUIS DÉJÀ À L’ETAPE D’APRÈS, MEC.

Mais qu’importe la volonté, l’intuition ou le nombre de cierges allumés, c’est une danse qui doit se pratiquer à deux et au même rythme.

Lâcher prise.

Je déteste ça.

Lâcher prise.

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