Vie quotidienne
Le fou rire du matin
1 avril 2020
29

Bon, on ne va pas se mentir, les occasions de rire sont rares en ce moment, alors j’ai écouté les 7 minutes qui suivent sans trop m’attendre à rien et j’ai piqué un fou-rire magistral grâce à l’énorme surprise de la deuxième partie de la vidéo. Je ne vous en dit pas plus. Bonne écoute.

Alors, les nouvelles du pays : moral entre moyen à bas, confinement plutôt bien vécu dans l’espace personnel mais sorties dehors pour ravitaillement vécues dans le malaise. J’avais commandé un masque début février sur Amazon (notez-bien que j’avais anticipé mon coup…) qui n’est jamais arrivé because arnaque en ligne et donc je mets mon écharpe sur mon nez pour sortir, autant pisser dans un violon en espérant entendre du Bach par Yehudi Menuhin, je vous le dis de suite.

Je sors donc chez le primeur puis je lave les fruits à l’eau tiède, avec lavage des mains avant / pendant / après, j’essaie de commander en ligne pour les courses (la dernière sortie au supermarché a été oppressante : gens qui ne respectent pas les distances de sécurité, certains venus pour acheter un litre de coca, pauvre caissière planquée derrière un carton d’emballage scotché sur sa caisse et l’impression que tout est radioactif autour de moi); mais les commandes en ligne sont saturées de partout. Je n’ai jamais été hypocondriaque, une des rares névroses non épinglées à mon palmarès personnel, c’est mon côté vieil infirmier, quand tu côtoies le pire, tu as moins tendance à imaginer des horreurs pour les proches et je n’étais pas non plus un control-freak niveau microbes, ayant bossé au bloc opératoire, le seul endroit au monde où tout doit être clean-clean-clean avec les cuisines de Sushi Shop (du moins j’espère). La viande crue mal nettoyée ou le poisson cru avec lequel on a plaisanté sur la DLC, ça ne rigole pas dans les viscères. Autant tu peux manger une confiture de 2014, autant les microbes sur les sushis, c’est direct aller simple pour FantasyLand et en ce moment, il n’y a pas de Fastpass à la caisse, c’est le week-end du 15 août niveau affluence, avec priorité aux gens qui respirent mal et qui sont plus là six heures après.

La joie, Eloi.

Je sais qu’on m’a conseillé de ne PLUS LIRE Les Échos pour ne pas angoisser, je sais, mais je les lis quand même et puis après je tombe sur un podcast de France Inter qui m’a mis par terre. Par terre. Je vous préviens, ça plombe. Et encore, vous avez du bol, le monsieur est interrompu par une coupure technique (ça revient après) et n’a pas le temps de développer sa pensée sur un point de discours que j’ai trouvé passionnant. C’est bien simple, j’ai pas pu remonter en énergie après l’écoute.

On va gérer la maladie. Il va y avoir des drames, des morts, des enfoirés qui s’enrichissent et des politiques qui pointent du doigt. Mais ce qui vient après le confinement, mes amis, c’est entrée en terra incognita. Je sais que j’ai démarré mon billet quotidien ici en parlant des formidables opportunités que va nous offrir ce monde à repenser et j’y crois toujours. Mais à quel prix. A quel prix ?

Pendant ce temps, au coeur de Paris, des soignants doivent se faire accompagner de vigiles pour ne pas se faire agresser en allant bosser.

La Chine aurait-elle donc menti sur tout ? (grosse surprise, Elise)

Seule bonne nouvelle du jour, l’avant-première du nouveau James Bond avec red carpet, Daniel Craig et tout et tout a eu lieu hier soir : enfin du glamour pour nous faire du bien. Les photos et le résumé de l’avant-première mondiale qui a eu lieu hier soir à Londres, et de l’annonce principale : l’avancement de la date de sortie !


Je posterai tous les midi sur mon site le temps du confinement. A demain. Si vous avez lu et aimé, commentez. Partagez. Montrez que vous êtes là. Si vous ne savez pas quoi écrire en commentaire, dites moi  si vous avez déjà un jour fait caca dans les bois, tellement vous n’en pouviez plus d’attendre d’arriver à la maison. Moi, oui, et je suis revenu avec une seule chaussette. Je vais pas vous faire un dessin.

Je voulais également ajouter que je vous remercie d’être là, vous n’avez pas idée à quel point ça me fait tenir. Merci, de tout mon coeur. Merci.

About author

Related items

/ You may check this items as well

cyclists-601591_1920

Et à Austerlitz c’est Waterloo

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more
musee-dorsay-1089166_1920

Alors c’est quoi ?

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more
forest-4960706_1920

Annus horribilis

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more

There are 29 comments

  • Séverine dit :

    Merci pour ton billet William ❤
    Je lis très peu les nouvelles du monde. Égoïste? Peut-être. Y a déjà bien assez à faire à côté de chez soi et je ne peux rien faire pour toute la misère ailleurs. Je tente d’alléger mon entourage et d’aller bien de mon côté. Pas facile non plus!
    Je t’envoie plein de bonnes ondes et t’embrasse bien fort!

  • Olivier dit :

    Ah ah, plus c’est gros, plus ça passe ?
    PS : le scoop aurait été qu’ils annoncent le changement du titre…

  • isabelle dit :

    Pipi et caca dans les bois même ! évidemment
    et pipi dans la rue en bas de chez moi à 2h du matin car forcément à 10 m de ta porte ton corps décide que maintenant c’est tout de suite !

    Je n’ ai absolument aucune crainte dans les magasins; je ne désinfecte pas mes courses . De toute façon je vire emballages et cartons plastique habituellement
    Je me lave les mains régulièrement mais sans exagération non plus .
    j’épluche légumes et fruits . Les légumes non épluchés sont cuits de toute façon.

  • Fannoche dit :

    Oui! J’ai déjà fait caca dans les bois en Norvège! Pendant une colonie de vacances 🙂
    On était en randonnée et j’étais horrifiée.
    Bref.
    Sinon je vais juste écouter l’extrait qui t’as donné un fou rire et après je vais aller continuer ma série !(Kidding avec Jim Carrey, un bijou)

    Bises réconfortantes

  • Véro b dit :

    Oui caca dans les bois aussi mais essuyage avec une feuille d’arbre

  • Chloë dit :

    Coucou William,

    Mon moral commençait à revenir doucement puis j’ai écouté le lien vers le podcast France Inter : je suis fascinée par les décisions que prend mon cerveau.
    Je ne sais pas quoi en penser tant tout me paraît insurmontable : porter des masques d’accord, mais lesquels ? Quand j’entends Macron qui en promet quelques millions FIN MAI, alors que le personnel soignant en manque dès maintenant (et plus que des millions), je vois difficilement comment on va nous faire vivre des mois entiers en portant des masques que nous n’avons pas et qu’on ne nous donnera absolument pas non plus.

    Rester enfermés ? J’ai l’impression que c’est la solution qui arrange tout le monde pour le moment tant il n’y a aucune issue. Les questions posées sur le déconfinement sont prises à la légère, limite moquées, mais même si le pic de la crise n’est pas arrivé : n’est-ce pas leur job de penser à la suite dès maintenant ?

    Je me doute bien que le monde d’après n’aura rien à voir avec celui d’hier, mais lorsque j’entends des discours (politiques ou économiques) trop optimistes ou trop négatifs, je me demande toujours ce que cela vaut vraiment. On ne sait rien de ce qu’il va advenir. On prend des infos et des modèles venant d’un pays qui s’est foutu de la gueule du monde pendant des mois, alors ne faudrait-il pas attendre ?
    On ne vivra pas éternellement tous enfermés avec les hôpitaux complets…

    Hier je suis tombée sur un « Balance ton post » d’Hanouna sur C8 (les décisions de mon cerveau là-encore…), il faisait intervenir polémiste, chirurgien et aux infectiologues : personne n’était d’accord avec personne et rien n’est sorti de ce « débat » (spectacle ?). Parfois lorsque je regarde les annonces du gouvernements et autres sorties des ministres j’ai la même sensation que devant cette émission d’Hanouna : chacun y va de son petit commentaire, mais il n’y a pas de ligne. L’un nous parle d’une guerre qui sera longue, l’autre remet sur le tapis les élections fin juin. Fascinant.

    Personnellement, je ne suis toujours pas sortie faire de courses pour les raisons que tu mets en avant : j’ai peur du manque de respect des gens. Donc je me fais livrer par mon maraîcher, je désinfecte le tout. Sa capacité à mettre ce service en place si rapidement et efficacement m’impressionne.

    Autrement, c’est bien (je crois) d’arrêter de lire les news parfois, ou les éditos et. compagnie. Je m’en suis éloignée un peu plus et je crois que c’est bénéfique. Puisqu’on doit vivre avec nos cerveaux torturés et nous-même, essayons de ne pas trop nous abîmer…

    PS : je n’ai jamais fait caca dans la forêt, j’espère qu’on me laissera l’occasion de tenter ça un jour.

    (J’ai un peu trop écrit, je suis désolée. J’espère sincèrement que ton moral arrivera à remonter un peu William, courage)

  • Funambule dit :

    Heureusement que ce billet commence par un sourire. J’ai été un peu tristou hier pour Pedro, roi du tango et je me suis rappelée qu’il y a 15 ans j’écoutais Laurent Ruquier ce qui me paraîtrait inimaginable aujourd’hui.
    Je t’admire de te confronter ainsi à la réalité je n’en suis pas capable, je ne suis pas dans une bulle bisounouresque mais la dureté de l’après on y fera face après

    • aurelie dit :

      je me suis dit exactement la meme chose !!!, les mêmes references au Pedro , mais aujourd’hui , plus de Ruquier !

  • Sofy dit :

    Caca dans les bois je n’en ai pas souvenir… mais en montagne lors d’une des nombreuses randos faites avec mes parents quand j’étais gamine puis ado, ça oui ! « et plutôt deux fois qu’une ! » [dédicace au chocolat Poulain :D] En revanche pas eu besoin d’improviser pour remplacer le PQ, mes parents étant des gens organisés et prévoyants :p
    En revanche, l’anecdote « satisfaire un besoin naturel dans un endroit non approprié » la plus dingo (je ne compte pas le pipi entre 2 voitures et un peu masquée par une copine sur un parking de nuit et en plein Toronto, ni celui incluant un enlevage de tampon dans un terrain vague à côté d’un bar en plein centre ville avant ébats sur ledit terrain vague, puisque tout ça remonte à mes années étudiantes, période traditionnellement faste pour le n’importe quoi) est probablement la fois où en pleine crise d’infection urinaire, après être sortie de chez le médecin (en ayant bien pris soin de passer par les toilettes avant de partir), j’ai juste fait une halte à la pharmacie pour récupérer les antibios, et ai vécu atrocement les quelques minutes en voiture qui me séparaient de chez moi, avec contorsions folles, pleurs et couinements de douleur à chaque feu rouge ou ralentissement, tant et si bien que j’ai fini par pisser direct après avoir posé ma voiture, dans un coin du box de mon garage sous-terrain à l’époque. Le sol était tout en béton je n’avais rien sous la main pour tenter de nettoyer : j’ai donc tout laissé sécher en l’état, comptant sur la proximité de mon box avec l’entrée et donc a priori une plutôt bonne aération… Et puis franchement, ça avait été un tel soulagement sur le moment que les conséquences olfactives éventuelles étaient très, très loin de mes préoccupations sur le moment 😀
    Sur ces si poétiques anecdotes, je te souhaite une belle après-midi/soirée/journée (au choix)
    Merci William

  • Caro.B dit :

    Caca dans les bois, en montagne, dans un champs et même dans la mer ( ça flotte…) .
    Vive les souvenirs de colo avec camping sauvage

  • Olivia dit :

    Alors oui merci pour ce fou rire, je n’ai pas vu venir cette deuxième partie. Je ne spoile pas pour ceux qui vont l’écouter, mais c’est tellement inattendu.
    Oui j’ai déjà déféqué dans des bois. Une soirée crêpes avec beaucoup trop de crêpes mangées, mon ventre n’a pas vraiment apprécié que je re-re-re-re prenne une crêpe au nutella.

  • Marion dit :

    Je suis là ! et je vous lis. Je viens de vous découvrir après un passage sur Rockie et je pense que vous allez devenir une lecture quotidienne :).
    Courage ! Pas facile de se projeter en ce moment. Vivons au jour le jour!

    Marion

  • Jade dit :

    je mets mon écharpe sur mon nez pour sortir, autant pisser dans un violon en espérant entendre du Bach par Yehudi Menuhin, je vous le dis de suite

    huhuhu j’adore!!!

  • yotsuya dit :

    Ah tiens tu écoutes Gael Giraud maintenant ? Il était temps… Mon économiste préféré, modeste, brillant, limpide et généreux ( Et prêtre jésuite de surcroît, ca devrait te plaire).
    Va donc sur Thinkerview (le site est gratuit) écouter des entretiens passionnants. Non, pas pour le pessimisme, pour l’intelligence. Parce que l’intelligence, en fait, c’est réconfortant. Les gens qui pensent (pour nous, sans pontifier et sans donner de leçons), ça calme l’angoisse. C’est quand on ne comprend rien qu’on a peur. Francis Dupuy Gueri, un Quebecois qui explique les blacks blocs, Eric Sadin sur l’intelligence artificielle, la delicieuse Monique Pinchon Charlot sur le ghetto du Gotha, Barbara Schaeffer sur l’injonction constante à « s’adapter « …

  • Sandrine dit :

    Merci de ne rien lâcher, de continuer à écrire, à te confier, à raconter des conneries (bah oui, #DoNotChange). Je me demande comment les fauves vont sortir de leurs cages une fois que le confinement sera levé (partiellement ou pas)…
    Et sinon je suis une princesse, je ne fais pas caca dans les bois.

  • Al West dit :

    Scout, forcément, je l’ai fait -pour répondre à la question fort indiscrète.

    Et pour changer des chaines d’info en continu, ce matin, je me suis fait une petite piqûre de rappel sur le télé-achat qui me permettait d’émerger en bullant tranquillement les lendemains de cuite -ce que je ne fais plus.

    As-tu un avis sur l’efficacité de la ceinture électrique, pour se retendre le ventre -quand, comme moi, on est allergique à toute autre forme de thérapie, genre sport ?

  • La lilloise dit :

    Bonjour William

    Alors non jamais
    A demain
    La lilloise

  • Valvita dit :

    Oui, déjà fait caca dans les bois…
    Je trouve très anxiogène de faire ses courses en ce moment et je me prépare moralement car demain je dois y aller…

  • Ceve dit :

    Ok c’est noté
    Dans le mois qui suit la fin du confinement je vais chez Courtepaille !

    Bonne journée William

  • aurelie dit :

    Je me souviens tellement de cet extrait, je l’avais entendu à l’époque.
    Je sais le grand journaliste qu’il a été mais j’avoue avoir de l’affection pour lui pour sa participation chez Ruquier à la belle époque d’Europe 1…. j’étais à 6 000 km de chez moi, j’écoutai cela comme un consolation…. j’aimais ce mr
    Alors ca fait plaisir de le ré entendre là, surprise d’ailleurs.
    Les histoires de caca, ouai aussi surprise de voir cela là, passons

  • Muriel dit :

    J’avoue j’ai bien rigolé à l’écoute des aventure de P. Bénichou au Courtepaille de Tours… J’ai mis un certain temps avant de comprendre ce qu’il y avait de drôle à cet interminable récit, mais effectivement la chute est délicieuse! Merci pour le partage.

    J’ai bien failli recracher mon verre d’eau en revanche quand j’ai vu ton appel à contributions du jour… Tu veux vraiment qu’on se mette tous à parler de nos cacas là comme ça, sur ton blog? Ou bien c’était ton poisson d’avril ? Après ma foi, ça ou autre chose, hein…

  • Fabulous Fabs dit :

    Je n’ai pas eu le choix… Je visitais une plantation à Charleston, SC. Après avoir visité la « mansion », nous devions traverser une forêt assez vaste pour nous rendre à un bateau qui nous amènerait voir les alligators. Je dois mentionner qu’à peu près une heure avant de nous rendre à cette plantation, nous nous étions arrêtés pour manger un sandwich au poulet frit chez le très populaire Chick-Fil-A. Disons simplement que la friture ne m’a pas fait du tout et que dans la forêt de cette plantation j’ai dû y laisser ma petite culotte.

  • Matoo dit :

    Bénichou était un des plus drôles, il y a des centaines d’extraits à mourir de rire. J’étais super assidu d’On va se gêner, les Grosses Têtes c’est moins mon truc. 😀

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *