Sexe Vie quotidienne
Le repli
30 avril 2017
103

Il va falloir nous dire au revoir.

Les vrais départs se font toujours dans le silence. La porte ne claque pas, il n’y a pas de menace dans l’air, les « jamais » et les « toujours » ne sont pas hurlés dans le salon, non, les vrais départs se font comme ça, en descendant acheter des clopes ou en ne renouvelant pas l’hébergement du blog, tout simplement, sans se poser de questions.

Vous n’avez jamais été aussi présents ici, à me lire, jamais. Plus ou moins 10 000 personnes par jour (!) qui viennent et repartent, sans commenter, certaines restant quelques secondes, d’autres lisant des articles par dizaine. Je n’ai pourtant jamais aussi peu écrit et aussi peu sur moi ou sur ce que je vis. Depuis le changement de ligne éditoriale, en 2012, suite au nouveau design, juste avant que je ne quitte Universal pour partir seul au Japon tout un mois, je n’ai jamais aussi peu raconté de choses sur moi. Le dernier article personnel remonte à décembre. Depuis, je reste à la surface des choses.

D’abord parce que je n’ai pas le choix. Je vis plein de belles choses mais je n’ai pas le droit de les raconter ici. Je suis astreint au secret professionnel, par la nature de ce je produis pour la Boîte et surtout je n’aimerais pas trahir qui que ce soit en ligne. J’ai commencé en 2003, totalement anonyme, par raconter mes patients, mes médecins, mes équipes. Je me suis dévoilé à la télé, un soir, chez Taddeï, sur France 3, je me souviens encore des commentaires étonnés de lecteurs qui me « voyaient » différemment. J’ai fini par montrer mon visage puis, petit à petit, j’ai parlé de mon couple de l’époque, de mes voyages, de mon premier livre et puis du second…Et puis les années ont passé. J’ai changé de profession, j’ai du mettre un peu d’eau dans mon vin, les amis, la famille, les collègues, les patrons, les amis et les ennemis, tout le monde pouvait tomber sur ce que j’écrivais. J’ai ouvert un deuxième blog secret (quel ennui…Je me vois encore demander ma propre url à Laetitia, tellement je ne m’en souvenais plus, tellement je ne concevais pas d’écrire dans le vide, sans assumer mes propos, signant d’un pseudonyme, non mais quel ennui) et puis je l’ai laissé tomber.

Je reste aussi à la surface des choses car je ne veux heurter personne ou, plus rarement, quand je tombe amoureux (ou quand je crois tomber amoureux) car je ne veux faire peur à personne.

J’ai l’impression que j’ai passé ma DLC depuis quelques temps sur Internet. Mon mode d’expression est désuet. J’ai commencé à une époque où nous étions peu. Nous avons lancé une mode puis rapidement une communauté s’est emparée du pouvoir. « La grande famille des blogs ». Puis la mode est passée, beaucoup ont arrêté, d’autres se sont professionnalisés ou ont trouvé un nouveau segment, qui sur Youtube, qui sur Instagram. Rare sont les blogueurs « Grande Epoque » à y croire encore même si j’en connais personnellement une ou deux (et je les admire).

Je ne me reconnais plus dans le Business Hate Model de Twitter (« Qui sera la cible du jour ? »). Je me suis déjà pris la tête avec deux ou trois vrais amis à cause de Facebook et les élections rendent le lieu irrespirable depuis deux mois. Je ne me vois plus raconter ici de choses personnelles. J’aurais pourtant plein de trucs à vous dire : je me suis acheté un appartement, j’ai survécu à deux ans « sans lui » et j’ai même (presque) détruit par mégarde mon passeport lors de mon dernier voyage aux USA. L’aventure moderne, hein, Liliane 😉

Mais, hélas, je n’ai plus confiance. Les temps changent. Le monde et les esprits se resserrent. La colère monte et s’abat très vite sur tout ce qui désormais dépasse du cadre très étriqué, paye ta Doxa, le pilori pour un mot de trop, pour une pensée mal formulée ou pour une vague provocation, le ban, la honte, « Ridicule » Patrice Leconte… Les minorités se sentent attaquées comme jamais (non sans raison, d’ailleurs, pour certaines…) et nous voulons tous vivre dans une bulle sur mesure crée par nos propres soins, en ligne, avec des gens qui nous ressemblent. La politique…Le climat général…L’économie…La sexualité…La morale ou l’absence de morale…L’empathie…La politesse…La décence…Je ne remplis pas les espaces entre les trois petits points, chacun y lira ce qu’il veut bien y lire. Moi, je n’ai plus confiance, voilà. J’ai désormais peur de dire ce que je pense. Je me censure. Je mesure mes paroles. Je relis avant de poster. Je ne rentre pas dans le rang, non, c’est pire encore. Je renonce.

Il y aura peut-être ici encore quelques embellies, quelques moments de vérité, quelques annonces de bonheur ou de changement mais dans le fond, je ne crois pas, non. Pour vivre heureux, je vais vivre caché.

Mais j’ai tellement donné ici, à ma manière, avec ce que je pouvais dire ou pas, avec mes limites et mes élans, en romançant ou en noircissant, en « anglant » ou en parlant pour ne rien dire que désormais je me dois de reprendre mon petit univers et le poser ailleurs. Je n’ai pas encore trouvé où. Mais ce ne sera pas un site portant mon nom.

Rien de grave, rien de définitif, rien de bien important, juste la fin d’un cycle mais je voulais juste vous remercier pour ces belles années et vous dire que si un jour vous trouvez ici la lumière éteinte, souvenez-vous que je vous avais prévenu avant…et qu’il y a un temps pour tout.

Désormais, pour moi, est venu celui du repli.

 

(J’écoutais ce morceau, en écrivant mon texte)

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There are 103 comments

  • Milie dit :

    Que de changements !! L’essentiel est que tu le fasses comme tu le ressens..

  • Magalie dit :

    Bonne route !

  • Johanna dit :

    Je te lis depuis 10 ans et c’est toujours aussi merveilleux de t’endendre raisonner / résonner.
    Merci pour tout, Will ❤️

  • NAWAL dit :

    Un départ c’est aussi un début, un commencement.

  • ZWP dit :

    Alors au revoir inconnu connu, cela aura été un plaisir et un privilège d’avoir pu vous lire. Merci pour ces lignes et pour cet au revoir. Et tout de bon comme on dit chez nous.

  • Domi dit :

    Une fin c’est aussi, de nouveau, plein de premières fois.
    Je mesure le chemin…
    Je t’embrasse

  • Anne Claire dit :

    Un 1er commentaire, au bout de tant d’années, je te suis depuis l’infirmier et attend l’article de clôture pour laisser un commentaire… pas par flemme mais par pudeur. J’espère pouvoir te suivre ailleurs, pour de nouveaux chapitres que je te souhaite heureux.

    • William dit :

      Merci, Anne-Claire, pour ces années de fidélité. On avance, on avance. Je ne sais pas de quoi demain sera fait mais…on avance :p

  • Antonia dit :

    Au revoir et merci pour la drôle d’intimité partagée sur ce blog. Plein de joies pour les plis et les replis de ta vie. Donne des nouvelles de temps en temps.

  • Bellavia dit :

    Tiens c’est malin j’ai le coeur serré.
    Je te lis depuis tellement longtemps, tu fais parti des gens qui sont dans ma tête (un peu fêlée). Tu fais parti de mon quotidien.
    Tes billets vont me manquer, parfois je retournais lire les anciens, avec beaucoup de joie.
    Bon…
    Eh bien bonne route William, je comprends tellement ce que tu dis sur le fait de ne pas pouvoir parler librement. C’est étouffant cette atmosphère.
    Bonne route mon cher, j’espère que la vie sera douce et apaisante avec toi.
    je t’embrasse fort et te fais un calin.
    Fanny

    • William dit :

      Merci, Fanny. Le temps redeviendront peut-être plus légers, plus tard. Il faut rester positif. Je le suis.
      Je t’embrasse.

  • Régis dit :

    Le repli n’est pas un mal en soi. La fleur se replie sur elle-même chaque soir, pour mieux s’ouvrir au monde chaque matin. Pourquoi faudrait-il être ouvert en permanence?

    Merci pour ces belles lignes, qui fleurent bon une Vérité toute personnelle, et une sensibilité à fleur de peau.

  • Muriel dit :

    Je suis admirative de ton parcours à la fois personnel et professionnel.
    Les temps changent et toi aussi, c’est à la fois triste et normal.
    Egoistement j’aimais bien ce petit « statut privilégié » qui me permettait de croire que je te connaissais un peu plus que les autres, le grand public…
    Merci pour ces 12 ans, le meilleur est à venir. Je t’embrasse bien fort comme le ferait une vieille copine

    • William dit :

      Merci, Muriel. Oui, rien n’est immuable. Tu m’as connu un peu mieux, c’est vrai, ici et moi j’étais heureux de donner et de recevoir tant de bienveillance.

  • Rossi Eli dit :

    bonne continuation. ..vos écrits vont me manquer

  • Sidoniebis dit :

    Vous souhaiter bonne route… semée de jolies découvertes, d’amour, d’écriture, de photos… Avancer et mieux revenir, ailleurs… !

  • Danyhube dit :

    Au revoir William/Ron
    Merci pour TOUT (vous n’imaginez même pas ce que vos écrits et vous m’avez apportés)!
    Je vous souhaite d’être heureux!

  • Pierre dit :

    Je peux comprendre ce que tu écris William car la violence est bien réelle sur les « réseaux sociaux » (au sens large). Un truc quand même, tout au long de ces années, je me suis finalement rendu compte, comme le soulignait d’ailleurs Didier Lestrade sur Twitter, qu’il n’y a que toi qui t’intéresses vraiment, ta personne, ton évolution, ton égo. Ce que tu aimes vraiment, c’est parler de toi, tu tends très peu la main, tu fais très peu de « likes » à une photo, tu RT très peu les autres. Tu peux aller au bout du monde pour satisfaire ta curiosité, bien réelle, mais finalement il n’y a que William Réjault qui t’intéresse vraiment. C’est peut-être pour ça que tu t’en prends parfois plein la tronche.

    • WILLIAM dit :

      C’est faux. C’est l’image que tu choisis d’en garder sur les traces que moi je laisse. Demande aux gens qui me connaissent en vrai. Et puis la personne que tu cites, je devais écrire un livre sur lui (et oui) mais aucun éditeur n’en voulait. « Trop de problèmes ». Je cite. Du coup, son avis sur ma petite personne, que te dire, il est un peu teinté…J’ai essayé de le faire, ce bouquin. Je me suis planté. Moi, j’avance, je tente, parfois j’y arrive, parfois pas. J’essaye de construire. De rester positif.

      Le but de mon blog ici, n’était que de parler de moi, du moi intime, du moi Universel, à lire les commentaires, j’ai souvent tapé juste sans le chercher, mes mots résonnaient, et je voulais juste raconter comment je comprends le monde…comme tout autre blogueur. J’ai passé ma vie en ligne à RT des articles et des photos des années durant. Quel mauvais procès que tu me fais. C’est très très injuste.

      Dans le fond c’est aussi à cause de ça que j’arrête : les gens qui passent 40h par semaine avec moi savent exactement qui je suis. Ils me le disent souvent, d’ailleurs : « Heureusement qu’on te connaît en vrai… ». Les autres, sur Twitter, surtout, qui ne veulent lire que ce qu’ils veulent lire, qu’ont-ils donc crée pendant ces années ? Quelle trace d’eux restera- t’il ?
      Ce volet ouvert sur ce que j’ai toujours décidé de mettre en lumière, en y offrant ma voix, le/me dessert au final. Et je mérite mieux que des « Tu ne parles que de toi ». Ben oui, gros, t’as pas lu ? Je peux plus parler « du reste » depuis des années et je suis encore et toujours à la recherche de ce que je suis. Et crois-moi, je rame encore.

      « Passe moins de temps à te regarder le nombril »…Ouais, ça aussi. Ben les mecs, allez lire le tableau clinique des Zèbres et on en reparle. Mon cerveau n’est jamais, jamais, jamais au repos. Je fais partie des 2% de gens qui sont dans cette situation.

      Un dernier mot : moi, au moins, j’aurais tenté. Et toi ? Qu’as-tu fait pour autrui depuis 13 ans ? Quand as-tu donné pour la dernière fois ? Quand as-tu livré ta nudité pour faire avancer autrui ? Sais-tu au moins à qui tu parles en me disant ça ? Les barrières qu’il faut surmonter, la gêne, la honte, l’éducation, tous ces freins qu’il faut détruire pour se donner autant en ligne. La prise de risque ?

      Tu es passé, j’en suis désolé, complètement à côté de la dimension universelle de mon écriture. Écrire sur soi est la chose la plus généreuse qui existe quand elle a pour but de tendre des passerelles avec les autres. Je n’ai fait que ça. Vouloir être compris. Vouloir comprendre. Trouver des voix dans ma nuit. Et, Dieu merci, j’en ai trouvé. Des commentaires apaisants. Des amis, même.

      Chacun sa souffrance. Chacun sa manière d’avancer. Tu as choisi aujourd’hui de juger. Moi j’ai choisi depuis plus de dix ans de me livrer. Je ne sais même pas a qui je parle. Toi, si. C’est aussi pour ça que je raccroche les gants. Ces inconnus qui jugent bien planqués derrière leur anonymat, moi je n’en veux plus.

      J’ai peut-être trop parlé de moi, mais au moins j’étais identifiable. Et j’ai eu le courage de le faire à visage découvert. Les temps ne s’y prêtent plus. Tout n’est que jugement, attaques et petites traîtrises mille fois reprises. Ton commentaire parmi d’autres.

      Bon vent, les agresseurs anonymes. Vous perdez un peu de viande rouge. Vous avez gagné. Je m’offre désormais à d’autres regards. Sans regrets. Désolé, ça tombe sur toi. Mais ça résume ce que j’aurais pu écrire mille fois déjà.

  • Laurence dit :

    Bonjour William
    J’ai le coeur serré.
    Rester ouvert avec ceux que vous croisez tous les jours dans la vraie vie, c’est le plus important.
    Je vous souhaite une bonne continuation.
    Merci
    Laurence
    ps : le truc de dire tout haut ça marche ! Après une première réussite il y a quelques années, je viens de le faire une seconde fois avec l’espoir, de ce qui pourrait être d’une nouvelle vie pour moi 🙂

    • Isabelle dit :

      Bonjour William et Laurence,

      Je profite du com de Laurence pour te remercier William de nous avoir partagé tes pensée, tes tourments, tes découvertes et tes voyages extérieurs qui bien souvent sont intérieurs.
      Je suis un peu triste de cette « fin », de cette habitude à changer mais je comprends totalement que cette censure immédiate qu’inflige la pensée populaire est insupportable.
      J’ai l’impression que pleins de scenarii de film sont en train de se réaliser: V pour vandetta, Wall-E, bienvenue à gattaca… C’est effrayant.
      Note positive et là où je rejoint Laurence: Pas plus tard que ce WE j’ai suivi moi aussi ton conseil pour un truc tout bête: la perte du portable de mon neveu, après 1h de promenade. Le voyant dépité, peur de la réaction de ses parents. Nous avons refait tout le trajet, arrivés au bout. J’ai demandé tout haut à le retrouver, le miracle s’est produit. C’était pour une chose futile mais ça fait tellement du bien! MERCI
      Isabelle

    • William dit :

      Oui, c’est fou mais ça marche, ce truc, c’est assez incroyable quand on y pense, non ?

  • Corinne dit :

    je vais être triviale … ça fait juste chier mais bon…. je prendrai des nouvelles par Flo 🙂 ! Bonne route, sans hyènes sur le bord de la route, c’est clair, ça doit être usant… Belle route et beaux projets ! Peace & Love

  • Anne dit :

    Kenavo l’ami inconnu.
    Je comprends mais je regrette.
    Vous êtes une belle personne.

  • Nad dit :

    Je suis triste à l’idée de ne plus te lire. Ca fait tellement longtemps que je te suis sans bcp commenter par pudeur. Mais tu as su me toucher tellement de fois.
    Merci pour tout. Et je te souhaite le meilleur.

  • SOPHIE dit :

    Tu as bien eu raison d’écouter ce morceau pour écrire ! Il est très beau. Et la lumière que tu éteins ici, d’une certaine façon, je trouve ça plutôt… réjouissant ! Parce que je perçois que tu vas pouvoir la rallumer sur un ailleurs qui correspond à ton évolution. Bises affectueuses

  • cvrin dit :

    Cher William, Cher Ron,
    Deux personnes différentes et si semblables!J’en ai appris des choses en te lisant depuis toutes ces années, comme le lactose qui donne des migraines ou le fait d’être un zèbre. Je me suis sentie beaucoup moins à l’ouest 😉
    Merci d’avoir été toi, d’avoir partagé tes envies, tes voyages, tes photographies, ta vie. Tes écrits vont me manquer, je vais devoir guetter tes futurs livres pour te lire!
    Une belle suite à toi, où qu’elle se passe elle sera magnifique…

  • Fred dit :

    Tout simplement un Grand Merci William pour ce partage.
    Comme j’ai pu rire ou être ému à la lecture de tes récits que ce soit avec Ron ou Will. Je te souhaite tout le meilleur.

  • Magali dit :

    Merci pour avoir fait la trace comme on dit en montagne. Tu es le plus exposé et le plus fatigué. Tout ça pour ceux qui suivent. C’est généreux et j’ai suivi, de loin, ta trace. Elle me parlait d’un pays d’où je ne suis pas, et tu as su me le rendre proche. J’ai aimé te lire.

    • William dit :

      Merci, Magali, je ne connaissais pas l’expression, que j’aime énormément. j’ai fait la trace assez longtemps pour passer le relais à d’autres, et je ne regrette pas, j’ai beaucoup appris. Je t’embrasse.

  • Sofy dit :

    Par où commencer ?
    « Pour vivre heureux vivons cachés » peut-être. C’est littéralement une base chez moi (d’où mon absence des réseaux sociaux) alors ce n’est pas moi qui vais te reprocher ce choix !
    Ensuite, j’en profite pour te remercier avant que tu ne risques filer complètement parce que grâce à toi et à tes mots, j’ai enfin mis le doigt sur une part de moi que je m’étais toujours appliquée à nier haut et fort à qui osait l’évoquer. Cela est encore frais et en pleine analyse mais tu y es vraiment pour beaucoup ça c’est sûr… Et cela malgré (et attention je vais aborder la partie qui « égratigne » un peu) mes réticences en grande partie liées au fait que, lors de mes multiples lectures de témoignages ou d’articles, j’ai eu plusieurs fois l’impression que cette histoire de Zèbre avait tendance à transformer ceux qui le renvendique en personnes trop sûres d’elles à mon goût (ce qui me semble très contradictoire avec le doute et la remise en question perpétuelle, qui en sont pourtant des caractéristiques majeures) et parfois carrément condescendantes ou arrogantes. C’est probablement une des raisons principales de mon refus à ce jour, après réflexions, de passer par un processus complet de « dépistage » et diagnostic précis. Je me comprends mieux (et sais notamment que non, je ne suis pas en plein voie de bipoliarisation, malgré ce que j’avais pu parfois imaginer), et c’est surtout ça qui compte pour moi, en tout cas pour le moment.
    Mais entre nous, je crains que ce genre de sortie
    « Ben les mecs, allez lire le tableau clinique des Zèbres et on en reparle. Mon cerveau n’est jamais, jamais, jamais au repos. Je fais partie des 2% de gens qui sont dans cette situation. »
    ait pu contribuer au fait que certains aient l’impression de moins d’humilité/tolérance/humanité qu’avant de ta part…. même si je suis convaincue que ce n’est pas le cas.
    Au delà de ce léger « accroc » que je te fais (tu ne crois quand même pas que tu vas t’en tirer avec que des louanges non plus hein :-p), il est évident qu’il est de plus en plus difficile de pouvoir exprimer des idées complexes, nuancées, contrastées en ligne sans que toute une partie des gens qui semblent ne concevoir qu’une pensée strictement binaire ne te tombe dessus en meute. Et cet aspect me semble s’être considérablement dégradé depuis tes débuts sous le nom de Ron, donc ce n’est pas tellement étonnant que tu n’y trouves plus ton compte.
    Quoi qu’il en soit, je te souhaite d’être TRES heureux, ici ou ailleurs, parce que c’est quand même l’essentiel (c’est important de savoir regarder son nombril, aussi 😉 ) et je te remercie sincèrement pour tous les mots et le temps dont tu nous as fait profiter depuis toutes ces années.
    Je continuerai dans tous les cas à te lire avec plaisir quand l’occasion se présentera, sur papier ou sur écran.
    Porte toi bien et bon vent William 🙂
    [Je dis ça au cas où tu disparaisses vite… mais je ne reste pas loin et continue à guetter au cas où ;-)]

    • William dit :

      J’ai très bien compris ce que tu viens de dire. Mais comment leur faire comprendre, justement, à eux, que je ne suis pas dans leur « grille de lecture » habituelle ? Comme tu le dis si justement, je n’ai, au contraire, depuis mon diagnostic établi que plus d’humilité et de bienveillance dans 90% des situations car ENFIN je me connais et je me comprends. Dans 5% des situations, je fuis sans rien dire car argumenter ne sert à rien. Et dans les 5% restants, je suis cassant, peut-être même hautain et puis je me barre après, oui. Mais je déteste ça. Ce sont les seules stigmates qui me restent de mon ancienne vie « dans le noir ». Aucune fierté d’être ce que je suis. Aucune. Juste un constat de différence et le souhait de ne pas l’oublier pour n’être pas trop malheureux. Car oui, la tristesse souvent est là, quotidienne. Celle de ne pas fonctionner comme tout le monde, d’être doublement hors du moule. Quand j’oublie qui je suis et que je suis confronté à la logique des autres, oui, je souffre.

      Je ne suis absolument pas devenu sûr de moi par contre j’ai observé que j’avançais professionnellement désormais sans avoir honte, j’osais émettre mes idées, même celles les plus farfelues et…ça passait…Chose nouvelle en ricochet : je l’accepte, d’être bon. Et d’être payé pour ! Au juste prix ! Autre gros dossier…J’ai une carrière super riche, affolante tellement elle avance sans me laisser de répit, où il faut apprendre et encore apprendre car je reçois le double de ce que je donne. Je crée des attentes.

      Souvent, et tu dois voir de quoi je parle, je « sais » sans bien pouvoir l’expliquer – et les faits me donnent souvent raison bien plus tard, trop tard hélas – ou je vois le blanc, le gris et le noir, ce qui m’effraie car j’aimerais être plus polarisé, comme le monde actuel.

      Merci de tes mots. Aucune peur d’être égratigné quand les mots sont justes et font avancer. Quand c’est juste pour blesser ou juger, oui, évidemment, je vais être plus lapidaire. Pas envie de perdre du temps avec des cons. Au risque de passer pour un…gros con…Oui…Mais je laisse les gens qui me côtoient au quotidien donner leur avis sur ce point. Il est d’ailleurs bien plus tranché ou bien plus subtil que ces commentaires lus ça et là. Je me suis très bien intégré là où je suis, tel que je suis, strictement tel que je suis, au siège d’un grand groupe du CAC. Et je les aime énormément. Voilà des feedbacks qui, lorsqu’ils arrivent, me touchent et me font super avancer.

      Je t’embrasse fort.

    • Sofy dit :

      Je te reconnais tout à fait dans ta réponse et je n’en suis qu’encore plus touchée je dois dire…
      Je pourrais rebondir sur beaucoup de choses que tu y évoques; mais je crains trop de ne plus pouvoir m’arrêter pour me lancer :-p
      En revanche, je me permets quand même de t’embrasser fort à mon tour 🙂

  • Cathy dit :

    Bonjour William,
    Je suis moi aussi un peu triste de savoir que je ne vais plus te lire après plus de 10 ans mais je comprends ton choix.
    Je te souhaite une belle route et je te remercie d’avoir tant partagé avec nous.
    Kisses,

  • Claire dit :

    Je suis une lectrice de l’ombre qui n’a jamais commenté et j’ai envie aujourd’hui de te souhaiter une belle continuation. J’ai apprécié de venir te lire ici, j’ai aimé lire tes compte-rendus de voyage, tes réflexions, tes questionnements.

    • William dit :

      Merci, Claire. J’ai raconté de mes voyages ce que j’aurais aimé lire ailleurs, ce fut toujours un plaisir de partager. Je t’embrasse.

  • Rose dit :

    Bon vent William et merci de m’avoir fait découvrir pendant ces années des mondes si différents de mon quotidien.

  • Cristelle dit :

    Bonjour William, je suis partagé dans mes sentiments cette nuit. Tristesse de lire tes mots ou soulagement de te « voir » l’avouer. Depuis le temps que je te lis, tu m as fait rire, pleurer, découvrir mais le plus important me questionner sur moi toi ou les autres. J ai adoré te lire ici ou sur tes anciens blogs, sur deux de tes livres (offert à une étudiante infirmière). Ces derniers temps c’était plus des GGrrr… mais… c est Encore un voyage. J aime bien les voyages mais je veux plus de ton regard. Tu me bouscule et j adore ça
    ici ou Ailleurs des gens crois en toi et aime ça!
    Merci

  • Cristelle dit :

    Hum je voudrais pas être mal comprise je voulais écrire ça: j’aime bien les voyages je voulais plus de ton regard.

    • William dit :

      J’avais bien compris, ne t’en fais pas.
      J’ai toujours essayé de mettre un peu de moi dans chaque voyage mais je vois très bien ce que tu veux dire !

  • Myriam dit :

    Bonjour William,

    Je viens de lire ton post avec tristesse, bien sûr, mais hauts les coeurs! Je vais juste te dire merci. Merci pour tes mots, tes histoires, ta retenue qui en disait parfois si long. Je lis peu de blogs mais quand j’ai découvert le tien, j’ai tout de suite accroché. Je vais regretter de ne plus te lire , en attendant tes prochaines oeuvres littéraires, qui sait.
    Tu fais partie de ces personnes que j’aime croiser dans la vraie vie. Ces gens qui m’inspirent et me permettent de relever la tête quand j’ai tendance à préférer aller toucher le fond de la piscine. On sent une belle âme derrière tes mots et l’on voit que nous avons été nombreux à être touchés par celle-ci.
    Je comprends ta décision et ce qui la motive, alors il ne me reste plus qu’à te souhaiter bonne route, belle vie et bel amour 🙂
    M

  • Le banquier dit :

    Au revoir donc.

  • menol dit :

    Bon vent voisin 😉

  • Yann Frat dit :

    Allez, je remets moi aussi une dernière fois mon vieux masque, pour rire.
    Mais il est vrai que tu m’as saoulé assez longtemps, à être toujours dans mes pattes où que j’aille, où que j’avance, me croirais-tu si je te dis qu’on me compare encore à toi (enfin, qu’on t’appelle comme référence) ; la dernière qui a fait ça n’a plus de dents.
    Je comprends parfaitement ta décision puisque j’ai pris la même il y a plus de deux ans, j’ai un peu l’impression que nous avons participé, avec nos blogs amateurs, au loft 1 et que depuis ça a vraiment dégénéré, devenu caricatural et dicté par le profit et la course au buzz, par le vide hystérique et bruyant. Et que ça n’intéresse plus personne au fond.
    Mais quand je repense à cette époque, c’est vrai qu’il est assez dingue que des centaines de personnes se soient mises tout à coup à pondre des textes de 6 000 signes tous les jours, et des centaines d’autres à les lire et à réagir. Aujourd’hui demander de passer les 141 signes semble presque inhumain… À l’époque tous les blogueurs étions des andouilles, égotiques et pisse-copie, nous sommes aujourd’hui presque la crème des intellos, les dinosaures du temps ou l’internet avait du sens.
    Le temps passe donc et nous avons tous pris 15 ans dans la tronche quoi…
    Enfin, toi surtout hein… (Rohh ça va…)
    Il y a quelques semaines je t’avais parlé de mon mantra personnel « Le monde n’a pas besoin de toi » alors je te le répète autrement : « Prends du temps, protège-toi et sois heureux, le monde n’a pas besoin de toi ».
    Allez, je t’embrasse vieille bourrique.
    Yann.

  • thierry71 dit :

    Merci à toi pour tous ces textes et ces beaux moments.

  • Mag64 dit :

    J ai eu la chance de te rencontrer il y a très longtemps et j en garde un excellent souvenir, en plus d’une dédicace
    C est assez étrange de penser que tu vas me manquer, mais tu faisais partie de mon quotidien, et je suis heureuse de t avoir suivi toutes ces années.
    Merci, pour tout. Je te souhaite le meilleur.
    Bise de Pau.

  • Philippe dit :

    William, je te lis depuis le début. Il y a quelques années, j’ai souvent commenté tes billets. J’étais convaincu que nous étions sur le point de nous rencontrer dans le vrai monde, fortuitement, comme ça, à l’aulne de la vie qui coule sans réfléchir. Puis vint le temps de ma mise à l’écart des bestioles électroniques. Dernièrement, je suis revenu prendre ton train en marche, remontant le convoi pendant des heures de bonheur jusqu’aux premier wagons de ce blog. Je comprends tout ce que tu nous expliques aujourd’hui. Je garde la base : ta sincérité, les pépites d’évasion que tu nous as offertes aux quatre coins du monde, de si beaux textes, ta poésie. Repli annoncé. Que tu vires au large ou restes à deux encablures de la côte, peu importe : là-bas flamboient les rêves, et rien n’est plus enivrant pour un humain qu’avancer vers demain ! Tant qu’on joue on peut, et quand on peut on doit.
    Du fond du coeur, merci.
    Merci pour tout.

    • William dit :

      C’est difficile de répondre aussi justement lorsqu’on lit de tels commentaires.
      Merci, Philippe. Tu sais, je rencontre toujours les gens qui demandent à me voir.

  • L¨. dit :

    « En soignant , en écrivant », titre d’un autre.
    En arrivant sur ton premier blog, je n’attendais rien, j’ai lu, il fallait que j’ose te rencontrer, je sentais juste que tu étais de ceux dont l’intelligence rend l’autre plus intelligent ou du moins permet de faire germer ce qui existe déjà. Pas une histoire de QI , une qualité humaine. L’histoire montrera que cela ne fonctionne pas avec tout le monde. C’est le temps de la terre brûlée sans doute.
    Tu es une de mes belles rencontres. Non, une des très belles.
    Merci pour tes mots qui sont autant de cadeaux , merci pour le partage. C’était une si belle tranche de liberté.
    A très vite.
    je t’embrasse

  • Pmgirl dit :

    Pour moi aussi ca doit faire 10 ans…
    Que d’eau a coulé sous les ponts…
    On se sera croisé dans le métro, puis sur la Tour Eiffel avec Jennifer… sans que j’ose aller vers toi…
    J’ai hâte de te lire, sur d’autres sujets, peut-être dans d’autres lieux…
    Bon courage

  • Joan dit :

    William,
    Je ne saurais pas exprimer toutes les emotions que tes écris m’ont procuré.
    Tu m’as fait rire, pleurer, étonner, ouvert les yeux sur beaucoup de choses.
    Je te souhaite tout le bonheur que tu mérites.

    Un seul mot, un peu désuet, mais plein de sincérité : Merci.

  • yotsuya dit :

    Oh William… Je comprends très bien ton choix, devant le délitement général qu’on ressent tous (toi sans doute de façon plus aigüe que d’autres), je voyais depuis quelque temps cette fin se déplier dans ce que tu écris, entre les lignes (le dépli d’un repli, en somme, c’est beau, non ?), sans trop croire à une fin en même temps, parce que j’aime beaucoup te suivre, et te lire ! Mais ce qui me frappe, chaque fois, c’est la façon dont tu réussis à l’écrire : si juste, retenue, sans récrimination ni amertume, avec au contraire toujours une ouverture possible vers ailleurs… Et tes réponses aussi à tes contradicteurs (?), impeccables. Sans aucune aigreur, et pourtant, parfois… ! Tu m’étonnes toujours. Je suis admirative. Je t’embrasse mon cher Will.

  • Melanie dit :

    Merci William pour toutes ces années. Vous êtes pour moi un blogueur de référence.
    Que tout aille de mieux en mieux pour vous 🙂

  • JacquieB dit :

    Oh William, vous perdre une fois encore.. quelle tristesse.
    Toutes ces années à vous suivre en appréciant tellement vos sentiments et ce que vous nous nous racontiez de votre vie.
    On va se sentir en manque de vous mais il faut savoir respecter votre décision, vous souhaiter avec plein d’affection une belle vie et vous embrasser très fort.

  • katharina art dit :

    S’il te fallait juste un seul mot pour continuer, le voici : go ! Allez William , tu n’as pas fait tout ce chemin, pour me laisser tomber là . Précisément au moment où TU le décides. Ceci dit, je respecterai toujours ta décision, mais tu me manqueras bises

  • Pascale dit :

    Bon, alors un gros câlin pour la route, pour la suite… qu’elles soient les plus belles et sereines possibles!
    <3

  • Lirriel dit :

    Je suis en train de relire les trois livres de vous qui sont dans ma bibliothèque, coïncidence?
    Je me souviens de la découverte du blog de Ron, de mon enthousiasme et de ma lecture compulsive puis du plaisir à vous suivre, de blog en blog. Une page qui se tourne donc. J’espère vous relire ailleurs, pour cette qualité d’écriture que j’admire.
    Bravo et merci pour tout, j’en serais presque à demander à voix haute que votre vie soit aussi belle que vous l’espérez ;).

    • William dit :

      Merci, ce premier livre, quand je le vois, je me demande encore comment j’ai pu oser la folle proposition de cette maison d’édition. Le temps a passé. Je suis ravi de l’avoir écrit, pour ne pas oublier qui j’étais à ce moment-là.

  • Solitude dit :

    Tu vas nous manquer !
    Sais tu le nombre de gens seuls qui sont heureux de lire
    sur internet les blogs et autres délires ?
    Je me sens moins seule avec vous tous .

    Merci .

  • Christophe dit :

    Ça fait bizarre.

    On ne se connaît pas (à deux emails près sur les locations aux USA) mais quelque part tu faisais parti de ma sphère culturelle. Je venais sur ce blog car j’adorais ton style, tes anecdotes, tes voyages.

    Bonne route à toi, profite pleinement du premier jour du reste de ta vie.

    Pas : j’ai vu hier sur Cstar le spectacle de Jarry. Il m’a fait penser à toi (physiquement)

  • Marie dit :

    Je suis une lectrice silencieuse. Mais assidue, depuis longtemps. (je me doute que c’est une goutte dans l’océan, mais si je le précise, c’est parce que la durée, comme les années ont compté pour moi). J’ai beaucoup de gratitude pour ce que tu as transmis à travers ces textes. Une recherche, de la sincérité, de la profondeur, certaines valeurs. Je pensais ne pas avoir envie de m’intéresser à ça. Je ne l’ai pas vraiment vu se faire au fil des années. Mais te lire m’a fait réfléchir, prendre de recul, inspirée. Souvent j’évoque un de tes billets au détour d’une conversation ou même d’une décision. Te lire m’a souvent émue, quelquefois un peu changée. Te relire est pas mal non plus 🙂
    Je suis une lectrice triste de lire la fin du livre, de quitter bientôt ton petit univers. Que la suite soit nouvelle et d’autant plus heureuse et sereine.
    Merci. Merci beaucoup !

    • William dit :

      Merci, Marie, ton commentaire me touche énormément. En parlant de gouttes, j’adore ce proverbe qui dit que « la confiance se gagne par gouttes et se perd par litres ».

      Lectrice silencieuse, certes, mais je savais que tu étais là, comme tant d’autres.

  • grumelages dit :

    Sans doute comme de nombreux passants, plus ou moins réguliers, j’ai découvert ton blog à un moment où je n’étais pas encore complètement moi, le moi d’aujourd’hui zen et plus solide sur ses pattes.
    Comme à chaque fois que je démarrais un blog, je remontais le fil en commençant par le 1er, jusqu’au plus récent. Tu avais déjà commis un volume considérable, aussi la séance de rattrapage s’annonçait ardue !
    Découvrir tes tranches de vies sur tes différentes facettes (personnelles, professionnelles), c’était fascinant et très enrichissant, car écrit avec sincérité et souvent avec le recul juste. Sans que cela fasse forcément et complètement écho à ma propre aventure, tes mots me faisaient souvent réfléchir.
    Quand j’ai eu l’occasion de te rencontrer, j’ai apprécié ces moments véritables et furtifs, où tu étais là, concentré sur l’échange et le partage.

    Je continuerai à guetter tes signaux, et sinon tant pis, pas de nouvelle, bonne nouvelle ! Bises et a+ ailleurs. Prends soin de toi.

  • jérôme dit :

    ah ah moi qui t’avais perdu en 2011… 2012 … je te retrouve (en cherchant infirmer et écrivain ) et bien non … 🙂 reperdu

  • estèf dit :

    Salut William, j’ai aimé te lire ces quelques petites années où je t’ai découvert ici, je comprends ta décision, le passage à autre chose, après ce dernier billet très personnel de décembre qui ouvrait un autre champ des possibles après une lecture inédite du passé, ce dernier billet qui décrivait cette évidence que tu n’avais pas vue, et pour cause. La route est longue et mes pensées t’accompagnent.
    estèf

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