Vie quotidienne
L’étudiant
9 mars 2019
3
Boston

Une amie, aujourd’hui, qui ne m’avait pas vu depuis plus d’un an s’est exclamée : “Mais que tu as l’air reposé…Et détendu…Et heureux…” ce à quoi j’ai répondu un peu bêtement : “j’avoue”. Il n’y a rien à dire de particulier, je ne nage pas complètement dans le bonheur mais je trouve l’eau très agréable pour la baignade depuis quelques mois.

J’ai téléchargé une app assez intéressante qui reprend le concept des “Trois moments positifs de la journée” que les gens sont supposés noter dans un cahier avant de se coucher et qui permet de retracer chaque jour les belles choses qui nous arrivent, les notant nous permettant de visualiser et d’amasser une belle collection de moments nous faisant du bien, obtenant alors une vision globale de notre état psychique, jour après jour, puis sur le mois. C’est marrant, je ne me voyais pas aussi heureux que ça, jusqu’au moment où j’ai réalisé que je l’étais quand même sacrément, d’après mon app (Smylife).

C’est un peu l’angoisse, pourtant, ces jours-ci, puisque j’ai repris les études et que je suis noté via des QCM que je déteste d’une force, QCM remplis sous la contrainte d’un chronomètre, me torturant pour comprendre les questions qui sont si mal formulées que je crois trouver un piège à chaque énoncé et me surprenant parfois à répondre au hasard tant je les aurais moi-même formulées d’une tout autre manière. Je n’ai pas passé d’examen depuis décembre 1998. C’est un peu rouillé, tout ça…

Je pars à Boston pour douze jours en avril. Vous connaissez ma passion pour les USA. Je vous raconterai bien sûr mon périple…Si vous avez des adresses dans le coin (nature, phares, musées, restaurants, attractions) je prends. Je remonterai jusqu’à Salem, Portland et Bangor. Stephen King a tant marqué mon adolescence que je me dois d’aller lui rendre visite. Il paraît qu’il salue toujours les fans devant sa maison avec bienveillance lorsqu’il sort chercher son courrier. Inimaginable…

J’ai été très amusé de trouver sur ma route une proposition professionnelle assez énorme, mardi soir. Tentant. Prometteur. Un peu risqué. En territoire inconnu, une fois de plus. Nous verrons bien lundi.

“Grâce à Dieu” est le film du moment à voir (après Invisibles en janvier et La Favorite le mois dernier). Sa vision fut tellement pénible que je ne pus poser le pied gauche par terre pendant quinze minutes sans grimacer après le générique de fin ! Trois jours après, toujours un peu “rouillé” du pied, je me rends chez l’ostéopathe qui me glisse, après quelques minutes : “Mais que diable avez-vous donc fait comme bêtise pour vous bloquer les DEUX chevilles en même temps ?”

Oh, Docteur, vous ne voulez pas savoir. Vous ne voulez pas savoir.

Je vous embrasse avec tendresse. Je n’ai pas grand chose à dire ce soir car je me sens rempli de plein de belles choses, liées à la manière dont il est entré dans ma vie, il y a déjà plus de six mois. L’intelligence de nos échanges, l’humour que nous partageons sur mille sujets différents et la complicité retrouvée ont chassé de moi les derniers petits nuages noirs de l’année écoulée. Rien de tel qu’un garçon rare pour se sentir très, très vivant.

PS : je ne sais pas ce qui se passe mais je commets de plus en plus de fautes de grammaire. Je doute de toutes mes conjugaisons désormais. L’horreur.


18410 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 3 comments

  • yotsuya dit :

    “Ce qui se passe “, Will !! “Ce qu’il se passe” est un barbarisme (oui, ça s’appelle comme ça) de plus en plus fréquent partout, y compris dans les media, l’horreur… (c’est toi qui utilises le terme). Pourquoi ? Parce que le relatif “qui” renvoie à son antécédent “ce “. Rien à voir avec l’impersonnel “il pleut “ou “il fait beau”.
    Puisque tu me vois tout le temps en vieux prof chiant, il faut bien que je me conforme au mythe, sinon tu serais terriblement déçu… Par ailleurs tu es (aussi) écrivain, non ?
    Happy times in America. (And remember the saying – so true : good grammar is sexy.)

  • yotsuya dit :

    “Ce qui se passe “, Will !! “Ce qu’il se passe” est un barbarisme (oui, ça s’appelle comme ça) de plus en plus fréquent partout, y compris dans les media, l’horreur… (c’est toi qui utilises le terme). Pourquoi ? Parce que le relatif “qui” renvoie à son antécédent “ce “. Rien à voir avec l’impersonnel “il pleut “ou “il fait beau”.
    Puisque tu me vois tout le temps en vieux prof chiant, il faut bien que je me conforme au mythe, sinon tu serais terriblement déçu… Par ailleurs tu es (aussi) écrivain, non ?
    Happy times in America. (And remember the saying – so true : good grammar is sexy.)

  • Simone dit :

    Je t’ai lu. J’ai fait ce truc des 3 bonheurs du jour sur un carnet. Je ne savais pas qu’il y avait une appli! Il y a des appli pour tout…C’est dingue…Bref, cela m’avait terriblement aidé à un moment dur de ma vie.

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