Vie quotidienne
Ma psy serait furieuse
16 février 2016
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Un des plus gros désaccords avec ma psy (j’y vais une fois par mois, hypnose Ericksonienne, elle est incroyable) est la confiance totale que j’accorde aux gens quand je les rencontre et la manière dont je leur parle.

Je suis toujours parti du principe qu’il fallait parler aux enfants comme aux adultes, de la même manière, en changeant un peu le vocabulaire, bien évidemment et je parle donc de la même manière à tous les adultes, sans changer ni mes idées, ni mon argumentation, ni la manière de raconter mon expérience. Je suis en « mode open bar VIP » comme le dirait aussi fort justement Cécile Bost (son blog, Talent Différent) :

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Je considère que tout le monde est au même niveau de compréhension, de bienveillance. J’ai donc attiré pendant des années les pervers narcissiques à moi (un grand classique) avant de les faire fuir. Je ne les vois plus dans mon paysage, ils ne me trouvent plus attirant, je présume, parfois j’en croise et je ris intérieurement. Les échanges sont cocasses. Je reste néanmoins toujours aussi gentil au quotidien, avec tout le monde, en mode automatique, ce que je ne dois plus faire d’après ma psy. C’est difficile de changer de paradigme comme ça, je n’ai pas réellement envie de passer à autre chose mais je sens bien qu’elles ont raison, les deux, quelque part. Elles ont raison.

Je persiste cependant à penser qu’ici, en étant exactement moi et en vous parlant comme j’aimerais qu’on me parle, je reçois pile ce dont j’ai besoin : de l’amour et de l’attention de qualité. Et ça, ça, c’est Palace.

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There are 14 comments

  • Pmgirl dit :

    Ca me semble toujours dingue de lire un blog que l’on apprécie pas juste pour poster des commentaires désobligeants.
    Il faut avoir une vie sacrément vide.
    Quand un blog ne me plait pas ou plus, je ne lis plu…
    Voilà tout.
    Courage!

  • Lisa dit :

    Il me semble que c’est la première fois que je commente ici, alors que ça fait des années que je vous lis (depuis Ron l’infirmier). Mais là, ça résonne trop fort, il faut que je continue l’écho.

    Il y a 3 ans, j’ai pris l’engagement de ne plus être constamment méfiante envers les autres, d’arrêter d’avoir peur de me cogner et de m’ouvrir et de donner davantage. Je me fais régulièrement traiter de Bisounours, de façon un peu cynique. Eh bien tant pis. Je considère que comme Ghandi, « sois le changement que tu veux voir dans le monde ». Alors si j’ai envie de voir de la gentillesse et de la bienveillance chez les autres, la moindre des choses est de m’y astreindre moi-même. Et je dois dire que je n’ai pas pris davantage de murs dans la face depuis que j’ai pris cet engagement, alors que j’ai pris plus de risques. Bien au contraire, tout paraît plus simple et plus serein. Les personnes pour lesquelles ce mode de fonctionnement n’est pas adapté s’éloignent d’elles-mêmes.

    Alors même si vous sentez que Cécile Bost et votre psy ont raison, du haut de ma légitimité nulle, je trouve qu’elles ont tort.

  • Coralie dit :

    Bonjour William,
    Idem, je n’avais encore jamais commenté bien que je sois aussi là depuis les débuts de Ron.
    Je suis dans le même cas que vous, avec la différence que le diagnostic n’était pas une réelle surprise (et en vous lisant depuis si longtemps – je le dis avec d’infinies précautions tant ça peut paraître prétentieux -, je suis étonnée que vous n’ayez pas senti en vous ce surdon plus tôt, car j’imagine qu’il a dû plus d’une fois sauter aux yeux de votre entourage).
    Malgré cette confirmation « attendue », en me plongeant dans des bouquins, j’ai eu un choc qui correspond exactement à ce que vous décrivez: le lien entre cette particularité cérébrale pas si centrale et le mode de relation aux autres, nettement plus important pour moi.
    J’ai plutôt tendance à éviter d’en parler – d’autant qu’il faut aussi gérer la précocité de mon fils par ailleurs hypersensible et facilement perçu comme pénible -, mais le fait que vous abordiez aussi spontanément le sujet m’intéresse et je vous suis très reconnaissance de le partager.
    Je vous souhaite surtout le meilleur, que vous le racontiez ou non 🙂

    • William dit :

      J’ai aussi lu qu’il valait mieux ne pas en parler mais je ne suis absolument pas d’accord avec ça. Comme vous avez pu le constater ici 🙂

      Je vous confirme : jamais je n’ai senti le moindre surdon en moi, plutôt tout l’inverse même (ce qui est très classique chez les surdoués) et je n’ai jamais entendu quelqu’un m’en parler, à part Gabriel sur le tard. Mais je n’ai pas voulu l’écouter.

      Je sentais que j’étais différent, oui. Mais je me pensais fou.

    • Coralie dit :

      Sur le principe, je suis d’accord: ne pas en parler traduit une défiance de principe envers l’interlocuteur, sous-estime sa capacité de compréhension/acceptation et prive de son regard sur le sujet. Disons que je suis plutôt réservée de nature et que j’y vais doucement 🙂

      Je sais que le sentiment d’être « déficient » est courant chez les surdoués, alors je relaie juste une impression de lectrice de la quasi première heure: j’ai toujours ressenti une clairvoyance hors norme en vous lisant – au sens fulgurant et intuitif du terme -, qui ne relevait pas des qualités de plume mais bien des qualités de regard.

  • William dit :

    Je vous remercie. On ne va pas refaire le passé mais si j’avais deviné plus tôt, Dieu que j’aurais gagné du temps et évité des obstacles. C’est la vie !

  • Sandrine dit :

    En vous parlant comme j’aimerais qu’on me parle : c’est pour moi la clé. Il n’y a pas que parler d’ailleurs, je m’efforce dans mon comportement envers autrui de faire comme j’aimerais que l’on se comporte envers moi. Comme tu le dis, j’en récolte le plus souvent les fruits. Et quand ce n’est pas le cas… Je referme les écoutilles et j’adapte mon comportement! je me dis que les personnes qui se comportent ainsi, qui abusent d’autrui, en fin de compte récoltent eux aussi ce qu’ils sèment, mais eux ce n’est qu’ égoïsme et aigreur. Tant pis pour eux! Et ce n’est pas notre probleme. Nous gardons le meilleur pour nous et bénéficions du bonheur des rencontres et des échanges.

  • cvrin dit :

    Un simple mot aujourd’hui: merci!
    J’ai rendez-vous fin avril pour débuter ma nouvelle route avec tests et compagnie, pour bien me comprendre/découvrir. Toujours pensé que je vivais sur une planète différente à celle des autres!
    Et sinon, l’hypnose Ericksonienne, c’est que du bon. Plus du tout peur des piqûres d’abeilles (pas encore chez le médecin et le dentiste, y a du boulot hum).

  • Géraldine dit :

    Bonsoir William,

    Je lis ce blog depuis le jour où je suis tombée sur un article qui m’a chamboulée. Mais impossible aujourd’hui de retrouver le titre pour le relire … Il s’agissait d’une fois où tu devais passer un examen (dans le cadre de ta profession d’infirmier je crois) et que tu avais menti sur une absence. Ta supérieure le savait et elle ne t’avait pas pénalisé.
    Si tu te souviens du titre de cet article … (Je ne le retrouve pas dans les archives).

    Pour le reste, je crois (malheureusement) que ta psy a raison !
    Mais tu es dans la catégorie des personnes hypersensibles, avec de l’hyper-empathie (proies rêvées pour les pervers ou les narcissiques…ou bien les 2 à la fois !). Je connais bien ça.
    je t’ai contacté juste une fois sur fb pour te dire que « la lucidité est la blessure la plus proche du soleil », que cette phrase t’allait bien.
    Alors, il n’y a plus qu’à…s’adresser aux bonnes personnes auxquelles donner de la gentillesse !
    Bonne continuation 😉

  • Géraldine dit :

    C’était peut-être ce texte effectivement, je le trouvais très joli. J’ai regardé dans les archives cet après-midi et pas retrouvé.
    J’ai par contre trouvé un article de août 2012 qui s’appelle « mon plus gros problème dans la vie », et j’ai fait le lien avec l’un des tout derniers textes. Tout ceci me « parle »…
    Bonne soirée 😉

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