Cinéma Musique
Mes 007 Bond moments préférés
12 septembre 2012
6

Oui, la sortie de Skyfall se rapproche (je vais à l’avant-première dans quelques jours, je ne tiens plus en place !) et donc, forcément, tous les bons vieux James Bond me reviennent en mémoire. Attention, ce n’est PAS le classement de mes 007 films préférés, c’est un classement à part. Ici, je parle uniquement de de certaines scènes de James Bond méritant un coup de projecteur…alors qu’il vaudrait mieux, parfois, oublier le film dans lesquelles elles sont. La musique correspondant à la scène est disponible sous le texte, quand elle existe. Pas de Sean Connery dans ma sélection, je sais.

001 – La bagarre du Golden Gate (A View to a Kill 1985)

Ce n’est franchement pas le meilleur Bond, c’est le dernier Roger Moore (et il est bien trop vieux pour le rôle) mais la bagarre en haut du Golden Gate est juste époustouflante, servie par une BO de John Barry au sommet. Je vous l’ai dit, je visite avec émotion, sur les quatre continents, les lieux de tournages des 007. Ma traversée à pied du Golden Gate fut marquée par le souvenir du duel Roger Moore/Christopher Walken, 100 mètres au dessus de ma tête.
“He’s dangerous” / John Barry

002 – La poursuite sur la neige (The Living Daylights 1987)

J’aime énormément “The Living Daylights”, vu ado, à Orthez, avec ma grand-mère, le petit détail. C’est un pleasure mix entre un scénario totalement incompréhensible (Un transfuge Russe ayant maquillé sa fuite pour devenir trafiquant d’armes, euh), l’histoire d’amour “Années Sida + Mon Petit Poney” entre Bond et UNE jeune femme, une seule, une violoncelliste et puis toutes les cascades plus démentes les unes que les autres, réalisées la plupart du temps par un Timothy Dalton au meilleur de sa forme. Il était jeune, il était classe. Il aurait du jouer le rôle en…1969…mais il refusa, se trouvant trop jeune. La scène de poursuite en voiture puis sur la neige, dans l’étui du Stradivarius (qui se prend une balle, le pauvre) est un must du genre.

003 – La scène de la douche (Casino Royale 2006)

Casino Royale est un chef d’oeuvre, probablement le meilleur de tous les James Bond. Allez rendre sexy une partie de cartes à l’écran, vous…Coup de génie avec la course-poursuite la plus courte de l’histoire du cinéma (et pourtant si spectaculaire). Eva Green est absolument incroyable : elle emporte tout avec sa diction, sa classe et sa beauté. Son effondrement moral, en plein milieu du film, dans la douche, avec un James Bond devenu protecteur, est servi par une musique sublime de David Arnold. Si le personnage de Sophie Marceau aurait pu revenir, celui d’Eva Green aurait du revenir. Regrets éternels, comme les diamants.
Le morceau “Vesper” joué au piano est devenu un classique des vidéos Youtube :

Quand à la scène du train, elle entre dans le panthéon des plus beaux échanges du cinéma. Point. En Français, un chouïa moins intéressante mais j’aime la voix originale d’Eva Green. Le petit rire de Bond, à la fin.

004 – La mort de Tracy (Au Service Secret de Sa Majesté 1969)

Première et dernière épouse de James Bond, il ne trouvera jamais mieux que Diana Rigg, évidemment : piquante, sexy et plus aventurière que lui, à fleur de peau, ironique et touchante, Tracy ne pouvait qu’emporter le coeur de 007. Le mariage est de courte durée et la scène du décès une horreur : j’éjecte généralement le dvd avant la fin. Je ne veux pas voir Tracy mourir, point. George Lazenby n’aura joué qu’une seule fois le rôle de James Bond (il a dénoncé son contrat, fort mal conseillé et a fini dans des séries B et de bien mauvaises publicités) mais quelle fois, quel rôle : c’est probablement le film le plus excitant de la série, au même niveau que Casino Royale, mais dans une autre dimension, celle des Roaring Sixties. Une capsule temporelle. Inoubliable. Mon James Bond culte à moi. Et la musique de John Barry, wow…Wow…

005 – La bataille dans l’espace (Moonraker 1979)

Ah, Moonraker, c’est VRAIMENT du grand n’importe quoi. Roger Moore en fait des tonnes, soulève son sourcil gauche en permanence dès qu’il sort une vanne et il regarde son cascadeur moumouté prendre les gnons à sa place. Michael Lonsdale est évidemment parfait, tout comme George Beller ou Jean-Pierre Castaldi (si, si sérieusement…) (Le film fut tourné à Boulogne Billancourt pour des raisons fiscales). La Bond Girl Lois Chiles compte parmi les plus belles de la série et le scénario expédie 007 dans l’espace dans le dernier tiers du film. Au secours. Au secours. Sauf que la musique de John Barry est absolument géniale, que les effets spéciaux tiennent la route et qu’une étrange poésie intergalactique infuse cette fin atypique de Bond. On a sauté le requin mille fois, comme on dit en Anglais (“Jump the shark”) mais personne ne peut oublier ce formidable et couteux nanar. Rien que pour le plaisir de voir James Bond en apesanteur, tout de même, tirant au pistolet laser dans une station spatiale…Incroyable. Jamais plus jamais, hein ?

Attention, chef d’oeuvre de la BO, ci-dessous. “Flight Into Space”, John Barry.

006 – La scène d’escrime (Die Another Day 2002)

Ce fut la première fois où je me dis “Tiens mais il est arrivé quelque chose au visage de Madonna, non ?” et probablement le moment le plus excitant de tout le film. Un garçon hétérosexuel évoquera plus probablement la sortie de l’eau en bikini d’Halle Berry mais bon, ça ne m’a fait ni chaud ni froid. Désolé. Le film est excellent pendant toute sa première moitié, alignant les très grandes scènes puis perd son scénario pile après l’Islande, après une calamiteuse scène de parapente, aux effets spéciaux non finalisés. Ils ne le seront jamais, je le crains. Non mais, pardon, mais proposer Madonna en prof d’escrime de James Bond, quand même, qui a pensé à ça ? Brillant. Toute la salle a sursauté en la découvrant, de dos, quand elle se retourne. On entendait les gens dire “Oh mais c’est Madonna !!”. J’aime énormément “Die Another Day” car c’était le film qui marquait le 30ème anniversaire de la saga, il y a pile dix ans. Il aligne donc plein de références aux films précédents. Plein. Mon passage préféré ? La scène avec -M- dans la station de métro abandonnée, avec en guest John Cleese. Ah et puis la scène de la poursuite BMW/Jaguar, sur la banquise, aussi. Allez, go. Tout le monde n’a pas la chance de prendre l’option “Missiles Sol/Air” chez le concessionnaire. Ces gens qui pensent à tout…

007 – La poursuite en bateau sur la Tamise (The World is not enough 1999)

Sophie Marceau dans un James Bond. Avec Denise Richards en professeur de Physique Nucléaire. Baku. Bilbao. La Turquie. Excellent 007…mais, à quelques mois du passage à l’an 2000, la poursuite en bateau sur la Tamise m’a marqué. On y voit le Millenium Dome qui, à l’époque, était promis à un avenir brillant ainsi que mon quartier préféré à Londres, celui des docks, du métro aérien, conduisant à Greenwich. J’ai sélectionné la vidéo qui propose la musique de la scène, sans les dialogues ni les bruitages. Je suis parti à Bilbao, dans la foulée, pour checker l’immeuble dont 007 s’échappe. Je voulais voir de mes propres yeux. Un fan, un vrai. Et je fis une fort curieuse James Bond rencontre, dont je parlerai probablement un jour. Mémorable…

About author

Related items

/ You may check this items as well

IMG_0103

2017 c’est (presque) fini

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more
1382865

6 bonnes raisons de regarder la Nouvelle Star 2017

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more
IMG_1527

Gigi, c’est toi, là-bas dans le noir ?

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more

There are 6 comments

  • Myster.i dit :

    Tu me donnerais presque envie de regarder à nouveau Casino Royale (pour la troisième fois cette année !)…

  • Zelda dit :

    Super d’accord sur le Lazenby, trop sous estimé à mon goût…

  • Michel dit :

    Quel expert en James Bond ! Mais lequel est ton préféré ? 😉

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *