Vie quotidienne
Mes plus grosses erreurs
3 avril 2020
20

C’est donc bien vrai qu’on passe par différentes phases dans ce confinement : la félicité, l’ennui, la difficulté à se concentrer, l’angoisse, l’excitation anticipée des lendemains qui chantent, la nausée, l’effroi, la sidération, le besoin de revenir à sa drogue de prédilection.

Les gens changent, donnent à voir différemment qui ils sont, les réseaux sociaux dévoilent bien plus que d’habitude et certains ne nous déçoivent pas, dont nous avions perçu l’égoïsme ou la bêtise avant l’épreuve. J’en vois qui ont très égoïstement pris deux semaines en bord de mer avant de revenir tout aussi égoïstement sur Paris (on se lasse de tout, n’est-ce pas ?) et d’autres qui désormais ont des compétences en virologie, en sociologie, en géopolitique. Le stress est monté d’un cran, l’incertitude est devenue réelle, le gouvernement navigue à vue (au moins nous n’avons pas élu Trump ou Orban…) et bien malin celui qui prétend qu’il aurait fait mieux ou anticipé, je le redis, c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses et on aura plein de temps pour ça. Plein.

Les journaux sont en boucle, les émissions de télé sont en boucle (franchement, je ne sais pas comment font les gens pour regarder tous les soirs les mêmes reportages, les mêmes questions sans réponse, les mêmes intervenants, les mêmes chiffres qui grossissent)…et Hanouna qui demande son avis à une experte qu’on devrait inviter plus souvent, devant un million de personnes. En roue libre. Je suis sidéré qu’on laisse passer ça et « en même temps », non, plus rien ne m’étonne, les mêmes qui pensent que les vaccins c’est bourré d’aluminium et ça donne l’autisme hurlent maintenant qu’ils nous faut un vaccin. La terre est plate, ce virus est un complot Chinois, Elvis est vivant et mon cul, lui, est toujours sur la commode.

Donnez le bac à 80 % de deux générations, filez-leur des écrans, des émissions de télé-réalité et laissez pousser sans arroser. Voilà le résultat.

Pauvre France….

Bien. Mes plus grosses erreurs.

  • Avoir traité d’incompétent le Directeur de la Rédaction d’un gros journal devant toute son équipe.
  • Avoir freiné à mort sur du gravier, dans un virage. Désormais, quand je vois le panneau « Gravier », je décélère doucement en serrant les fesses, quitte à me faire klaxonner parce que je conduis trop lentement.
  • N’avoir pas fait de sport plus jeune.
  • Avoir écouté l’expert-comptable qui me préconisait d’ouvrir ma boîte.
  • Ne pas avoir demandé des devis lors de l’emprunt pour mon appartement et avoir pris un second crédit pour payer les travaux.
  • Ne pas avoir opté pour une école de commerce à la sortie du bac.
  • Avoir largué, repris, largué, repris, largué G. Non, le sexe dément ne suffit pas à cimenter une relation toxique. Il existe deux types de relations, d’après Esther Perel : les gens qu’on aime et les gens avec qui le sexe est dément. Parfois, rarement, on a les deux.
  • Ne pas avoir acheté d’appartement à Montreuil en 2003 à mon arrivée en région Parisienne.
  • Ne pas avoir acheté d’appartement avant 2017.
  • Ne pas avoir pris l’assurance chômage dans mon crédit immobilier.
  • Avoir commencé une formation de coach dans une école ringarde et sexiste.
  • Avoir voulu éviter les dentistes pendant des années.
  • Ne pas effacer tous les apps de jeux sur mon iPad…surtout en ce moment.
  • Ne pas avoir insisté pour obtenir ce job à NY : il était là. Il tendait la main.
  • Avoir porté les mêmes chaussures pendant un an qui m’ont bien abîmé les pieds, l’an dernier. Elles étaient si confortables, ces chaussures de randonnée…trop pointue…
  • Ne pas oser envoyer chier les gens d’un certain âge.
  • Ne pas finir l’écriture de mon livre en cours.
  • Ne pas assez dire aux gens que j’aime que je les aime.
  • Ne pas être allé voir Sylvie Joly en spectacle (longue histoire, j’avais les places…)

Je posterai tous les midi sur mon site le temps du confinement. A demain. Si vous avez lu et aimé, commentez. Partagez. Montrez que vous êtes là. Si vous ne savez pas quoi écrire en commentaire, dites moi  quelle est votre plus grosse erreur.

Je voulais également ajouter que je vous remercie d’être là, vous n’avez pas idée à quel point ça me fait tenir. Merci, de tout mon coeur. Merci.

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There are 20 comments

  • Nina dit :

    William,les regrets sont mauvais pour le teint et les remords, je ne te dis pas, Argh !!! A la guerre comme à la guerre! Demain? MYSTERE. Allez, pleins de bisous baveux (de loin).

  • Didier dit :

    Hello,
    Et la question est : as tu appris de toutes ces erreurs….?
    Y a t’il des erreurs que tu feras toujours ? …
    Parfois on sait qu’on est dans l’erreur mais on persiste… c’est ce qui fait qu’on est humain et pas des machines qui corrigent en permanence des bugs

  • Sofy dit :

    Je te trouve bien sévère avec toi-même avec ta liste des plus grosses erreurs…
    M’enfin bon, ça ne m’étonne qu’à moitié compte tenu de ton profil
    et puis j’dis ça et personnellement je vais opter par ne pas me lancer dans une telle liste ici parce que 1. je n’ai pas le temps (j’ai la chance d’avoir pas mal de boulot en ce moment; je profite de ma pause repas pour te lire), 2. je me connais, une fois lancée, je vais finir avec une liste qui sera forcément trop longue et trop déprimante… or j’ai plutôt un bon moral aujourd’hui alors je vais essayer le garder :p
    Mais merci encore à toi aussi d’être là 🙂

  • Véro b dit :

    Suis pas contre les vaccins mais bon il me semble qu’il y a un peu d’aluminium dedans non ? – pas taper-)
    Ma grosse erreur: avoir arrêté l’exercice physique pendant 10 ans
    Bises

  • Anne dit :

    Ne pas avoir appris à dire non quand j’étais plus jeune

  • Olivier dit :

    Ne pas avoir pu me protéger lors du traumatisme qui dirige ma vie depuis plus de 40 ans

  • Sandrine dit :

    William,
    Certaines de tes erreurs sont des enseignements, d’autres sont (« in my opinion ») plus gérables… Dans tous les cas, tu en sors grandi.
    Ma plus grosse erreur est de ne pas savoir dire non (je peux mettre au pluriel car cette incapacité à dire non me joue encore des tours…). J’ai donné trop, j’ai fait beaucoup, je me suis faite avoir et souvent à regret. Trop bonne, trop c…….

  • Fannoche dit :

    Alors j’ai du mal avec la notion d’erreur. Oui j’en ai fait,des grosses,des pourries, des impardonnables. Mais elles ont été faite dans des circonstances particulières et pour de bonnes raisons . Et elles font ce que je suis aujourd’hui. Ca fait super moralisateur mais c’est vraiment ce que je pense. Si j’avais pas fait ne serait ce qu’une seule de ces erreurs où serais je là tout de suite? Aurais je la vie que j’ai actuellement? Ptet qu’elle serait mieux. Ou moins bien. Je le saurais jamais. Et ça me fait des nœuds au cerveau. J’y pense souvent…
    Des bises mon William,tu es précieux et te lire tous les jours en cette période est rassurant,réconfortant, bref. Merci d’être là. Plein de pensées pour toi pour quand ça va pas.

  • Claire dit :

    Ma plus grosse erreur : être restée avec un mec sans intérêt pendant 7 ans.

  • Valentine dit :

    Ma plus grosse erreur: être allée à la fac, complètement déconnectée de la vie pro, complètement démunie à la sortie avec pourtant la plus belle mention sur le diplôme

  • Fabulous Fabs dit :

    1 – Ne pas avoir su tenir tête à mes parents car je voulais étudier en art et ils souhaitaient que je choisisse une filière scientifique. Je n’ai rien accompli de ce côté-là car j’étais nulle en math, chimie et physique.
    2 – J’aurais dû continuer les cours de piano, maintenant j’aimerais savoir jouer correctement, ou même une peu plus.

    Mais je ne suis pas sûre que ça serve à grand chose de penser à ses plus grosses erreurs. J’ai choisi de ne pas vivre avec des regrets.

  • Simone dit :

    Je suis incapable de trouver une erreur…le sport trop tard? pas assez bossé à l’école? Tout s’explique, j’ai fais de mon mieux je crois à ces moment là. Je suis adapte des accords toltèques qui me rendent la vie plus douce et plus indulgente avec moi même.

  • La lilloise dit :

    Bonjour William

    Ne pas oser dire non !
    A demain
    La lilloise

  • Leyleydu95 dit :

    Mes plus grosses erreurs :
    – avoir attendu plusieurs années avant de prendre une décision parce que « le divorce va casser ma famille et rendre mon fils malheureux « …en fait,on est tous mieux et Monsieur a même déjà refait sa vie avec une nana qui habite au bout de ma rue !
    – avoir repeint une pièce de mon appartement juste avant le confinement avec mon chéri au lieu de faire l amour encore et encore…comme il est confiné à 60kms de chez moi,je vais attendre pffff!!.. plusieurs semaines encore….alors que j aurai eu largement le temps de repeindre cette foutue pièce depuis 3 semaines !!!
    – avoir commencé mon premier régime à 9 ans
    – avoir attendu 33 ans avant de devenir propriétaire
    – avoir fait un seul enfant avec mon ex mari et être trop vieille maintenant pour en faire un avec l homme que j aime!

  • Camille dit :

    Ahhhhh.. ces anti-vaccins me font bien rire (non) aussi maintenant!!
    Mon erreur, je travaille encore dessus: ne pas toujours m’apercevoir qu’une opinion peut être reçue comme une critique par mon interlocuteur. Je me dois d’avoir un discours moins passionné sur certains sujets, pour ne pas blesser!

  • Muriel dit :

    Hummm, eh bien je crois que je suis comme pas mal de gens qui ont commenté ici : j’ai un peu de difficultés avec le concept d’erreur, pour la simple et bonne raison qu’il m’a fallu beaucoup de temps pour changer de point de vue sur le fait de « se tromper » dans la vie, de « faire des erreurs », avec l’idée angoissante qu’il y a des « bons » et des « mauvais » choix à faire. Je suis assez d’accord désormais avec l’idée qu’on ne perd jamais, mais qu’on apprend (selon une citation attribuée à tort ou à raison à Mandela et qui fleurit un peu partout au milieu de ces phrases de pseudo-sagesse qui habituellement me gonflent au plus haut point, sauf que là, oui je trouve ça assez juste… Je crois que la phrase exacte c’est « Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends »). Après bien sûr, il est des apprentissages plus coûteux ou douloureux que d’autres… Moi par exemple j’ai mis beaucoup de temps à faire confiance à mon intuition, aux signaux d’alerte qui s’allumaient dans mon cerveau. En général, par exemple, quand je me lance dans une opération qui va me faire perdre du temps, de l’énergie et de l’argent, je le sens très très bien venir, alors même que tous les signaux officiels sont au vert. Eh ben, ça ne loupe pas, si je ressens un malaise avant de me lancer, tu peux être sûr que je vais finir à poil sur le plan financier d’ici quelques années (et avec l’impression d’avoir vraiment perdu du temps en plus de tout…).

    Je me suis lancée un peu à reculons dans des études en école de Commerce, par exemple… Et oui, j’ai bien lu que tu pensais que tu aurais dû en faire une, mais moi tu vois, c’est l’inverse : j’aurais dû prendre mes jambes à mon cou. Outre le fait que j’ai eu l’impression tenace qu’on nous vendait (très cher) beaucoup de vent, ça m’a coûté un rein et j’ai mis du temps à m’en remettre financièrement (j’ai fait plusieurs prêts étudiants pour ça : étudiante boursière, avec aucun parent pour mettre la main à la poche, il a bien fallu que je me débrouille, d’autant que les petits boulot que je faisais aussi à côté étaient loin de pouvoir couvrir de tels frais…). Au moment de signer mes prêts, je sentais bien que ça allait être la merde, mais j’ai suivi les conseils de tout le monde (« tu vas très bien gagner ta vie après, ce sera remboursé en deux-deux, ne t’en fais pas… »), alors j’ai signé au lieu de m’écouter (mais qui s’écoute à l’âge de 20 ans ?). Mais je crois que le pire a été de constater à quel point on m’avait vendu du vide : aucun apprentissage vraiment solide à part en comptabilité, contrôle financier et analyse financière (et encore… pour ceux qui en suivaient l’option), seuls les cours de « psycho-sociologie » étaient vraiment intéressants à mes yeux et menés par des profs super impliqués (mais c’est ces cours-là que les élèves nommaient « psycho-pipeau » : on n’était vraiment pas faits pour s’entendre eux et moi…). Un prémisse des bullshits jobs ? Oui, pour moi sans hésiter… Tout pour la vitrine, le paraître, le brassage de vent, et rien de solide derrière. Avec quelques copains qui avaient un peu le même ressenti que moi, on se disait souvent qu’après deux ans de prépa intensive, on avait l’impression d’être laissés en jachère sur le plan intellectuel, que désormais on ne nous demandait plus aucun effort de réflexion ou d’analyse, rien… Beaucoup de vent, donc, et beaucoup d’égos délirants aussi dans tout ça, beaucoup d’arrogance. Une arrogance primée, récompensée, mise en avant de façon systématique. Le règne des winners, des grandes gueules, des « moi je ». Le règne de la triche aussi… Je me rappelle de la colère noire (mais noire!!!) d’un professeur de la très sérieuse Strathclyde University, qui avait un accord avec notre école, le jour où il a compris que pour ne pas nous mettre en échec lors des examens que nous passions sur les modules de micro-économie (que lui et ses collègues nous faisaient passer en sessions intensives, et en anglais s’il vous plaît), notre École nous laissait accès aux fascicules de cours. On n’avait plus qu’à recopier certains des passages du fascicule (fort épais, et bien sûr en anglais…) que lui et ses collègues avaient eu la bonté de nous distribuer pour nous aider à suivre ces cours que personne ne comprenait : trop d’élèves à a ramasse en anglais d’abord, et trop d’élèves à la ramasse en éco surtout ! Alors des cours de micro-éco bien pointus, bien denses, tu parles… Moi par exemple, j’avais fait une prépa juste avant d’entrer dans cette école et je n’avais jamais eu un seul cours d’économie de ma vie. Des maths au taquet, oui. De la philo, plein. De l’Histoire économique aussi (mais ce n’est pas de l’économie pure, ça n’a même pas grand-chose à voir…). Donc des cours d’économie, point. Or, on était censés comprendre des cours hyper pointus en éco (et en anglais donc) alors que plus des 3/4 d’entre nous n’en avait même pas les bases… Pas grave pour notre Direction (qui le savait pertinemment…) : suffisait de nous donner accès aux fascicules et on nous validait sans trop de peine un module de micro-économie pondu par cette université écossaise de solide réputation. Ça faisait joli sur notre CV et ça faisait joli sur le blason de notre École. Que pas un seul étudiant n’ait compris un traître mot de ces cours, ça tout le monde s’en foutait, l’essentiel c’était que ça fasse joli… (sauf le Monsieur venu de Strathclyde, donc, qui lui ne s’en foutait pas et qui, en découvrant le pot aux roses, a piqué la colère du siècle en nous traitant tous de tricheurs, et souhaitant dénoncer les accords passés avec notre école… ce en quoi il avait totalement raison, moi j’étais à deux doigts de l’applaudir tellement cette malhonnêteté crasse me révulsait…). Tout était à l’avenant en fait. Et j’ai appris par plusieurs de mes copains, que c’était pareil partout dans les autres écoles de commerce, y compris les plus prestigieuses. Beaucoup de vent, beaucoup de paraître… Alors, oui, j’ai trouvé les cours de marketing amusants, d’accord, mais je n’ai pas eu l’impression d’être en train d’inventer le fil à couper le beurre non plus. Et puis, cette introduction, lunaire à mes yeux, de notre professeur d’analyse financière au tout début de notre premier cours :  » On est là pour apprendre à maximiser les profits des actionnaires. Vous pouvez immédiatement oublier toute autre considération, je n’ai pas de temps à perdre avec des gens qui viennent chouiner des « oui mais les effets sur le social, là, de tous ces licenciements » ou « ah mais et l’environnement, l’écologie, là… » Je m’en fous et j’irai même plus loin : si vous avez ce genre de considérations en tête, vous pouvez prendre la porte immédiatement, ça nous fera gagner du temps à vous comme à moi. Donc je le répète, nous sommes là pour apprendre à maximiser les profits des actionnaires. Point. J’espère avoir été assez clair. Alors on peut commencer… ». Cette école m’aura en tout cas fait comprendre peu à peu qu’on ne peut pas changer le système de l’intérieur (c’était mon voeu secret : humaniser le monde du « business », y introduire du sens, de la profondeur, de la bienveillance… oui, oui on peut se moquer de la jeune idéaliste que j’étais alors, on peut, on peut…). Donc j’ai été au bout du cursus, ça m’a coûté une blinde (et encore, à l’époque les prix ne s’étaient pas envolés comme maintenant : sérieux qui peut se payer ces études de nos jours ? ), et puis j’ai rangé mon diplôme au fond d’une boîte et je suis passée à autre chose. Avec un énorme crédit sur la tête, on va dire que ce n’était pas très confortable…

    J’ai eu le même sentiment de « c’est une connerie, tu vas le regretter… » quand j’ai signé le bail de location d’un appartement trop joli-mimi où je n’ai eu que des emmerdes (avec les voisins d’abord, qui m’ont fait vivre un enfer, puis avec le propriétaire ensuite… j’y ai perdu des plumes…). Tout pareil quand mon ex et moi on a acheté notre maison pile quand les prix étaient au plus haut. Un frein inexpliqué dans ma tête, une appréhension énorme, que je ne m’expliquais pas, vu que là encore, tous les signaux paraissaient être au vert. Résultat : on a dû la revendre beaucoup moins cher que ce qu’on l’avait acheté, alors même qu’on y avait fait pour des dizaines de milliers d’euros de travaux. Perte nette : plusieurs dizaines de milliers d’euros (j’ai pas voulu calculer exactement pour ne pas m’en rendre trop malade….). J’ai des brouettes d’exemples de moments où je « l’ai pas senti », où je ne me suis pas écoutée et où j’ai ensuite compris pourquoi j’aurais dû en fait… Mais au final, est-ce que j’ai des regrets ? Pas vraiment… Je me dis que la leçon aura été certes coûteuse (sur tous les plans…) mais qu’il fallait sûrement que je passe par ces étapes pour avancer. Par exemple, si je ne l’avais pas faite, cette fichue école de commerce, je crois que la « working girl » qui sommeillait en moi m’en aurait voulu et m’aurait soufflé des « t’aurais dû » et « tu t’es dégonflée, t’es conne, c’était tellement ce que t’aurais dû faire… ». Là, je vais te dire, elle a bien fermé sa gueule la « working girl » et elle a pas demandé son reste ! Alors, eh bien maintenant j’essaie de m’écouter davantage, la grande difficulté étant désormais de faire la part des choses entre mes réelles et profondes intuitions, et les angoisses, les peurs qui peuvent être non seulement infondées, mais terriblement paralysantes (et qui ne sont pas du tout des intuitions, elles…). Alors c’est un mix entre bien s’écouter d’une part et se foutre des coups de pied au derche, d’autre part, avec le risque de ne pas bien doser l’un et l’autre bien sûr, mais bon, on fait ce qu’on peut, quoi…

  • Clémence dit :

    C’est drôle, j’ai du mal à identifier mes erreurs. J’en vois quelques unes mais la somme me semble si petite, je me dis que ça colle pas (une nouvelle névrose découverte dans ce confinement, chouette). Je vois des regrets, mais peut-on aussi les assimiler à des erreurs ? Pfiou (je vois mon psy mardi, il va adorer).

    En revanche, j’attends impatiemment la phase du confinement où on commence à perdre du poids.

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