Vie quotidienne
N’abandonne pas.
16 septembre 2018
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Putain, tu sais quoi ? Je crois que c’est une des plus belles années de ma vie et sûrement celle qui amorce un cycle à venir pas piqué des vers.

Oui.

Dans la douleur, dans la peur, surtout, au printemps, dans les larmes, dans la stupeur, dans le questionnement puis dans la colère et la honte cet été et enfin dans une toute autre énergie depuis mi-juillet.

Les yeux désormais rivés sur…aujourd’hui et juste aujourd’hui, la tête qui discerne mieux les deux voix en elle (un indice : quand tu es en boucle sur un sujet et que tu te vois partir en toupie, que ça t’agace, que tu te détestes pour ça, que tu te sens presque impuissant mais que tu es quand même capable de te voir t’abîmer tout seul, c’est que ton âme regarde ton cerveau agir. L’inverse est impossible. Le cerveau ne peut contempler l’âme…Quand l’âme montre le chemin, il n’y a pas d’obstacles. Il n’y a pas de pensée, il n’y a pas de stratégie, il n’y a pas d’effort. Il faut juste avancer et respirer et apprécier…) et le corps qui tente de trouver sa place mais ne veut toujours pas lâcher son ancrage depuis quatre décennies. Allons, allons : nous avons toujours fait comme ça, Will, pourquoi devrions-nous changer ?

Pourquoi ? Parce que ça ne marche pas. Parce que ça coûte trop d’énergie. Parce que ça m’abîme la santé. Parce que ça gêne mes relations aux autres. Parce que je veux quelque chose de juste, de réciproque et de magique et que j’y ai droit. Parce que j’y ai droit.

J’ai eu raison de quitter mon entreprise, j’ai eu raison de prendre des mois pour écrire, jeter, écrire, jeter, laisser venir, attendre, écrire, jeter, écrire et rendre.

J’ai eu raison de commencer cette formation Gestalt. Quelle claque dans la figure. Que de situations ancrées débloquées en quelques minutes…Effleurées en deux mots…Comprises et visibles à défaut d’être effacées. A portée de jugement et d’action.

J’ai eu raison de pousser la porte d’une fraternité pour parler de mes démons.

J’ai eu raison d’acheter mon chez-moi.

J’ai eu raison de couper certains ponts avec certaines personnes.

J’ai eu raison de choisir à l’instinct mes jobs depuis quelques mois (et je sais pourquoi je prends du poids/du ventre : je fais taire les neurones de mon deuxième cerveau en les noyant dans le gluten, le coca et la digestion incessante, pour ne pas avoir à m’écouter crier qu’il faut fuir ou s’imposer ou juste être moi. Je veux que tout se passe dans la tête ; grave erreur…L’estomac sait et bien plus encore…mais uniquement quand il n’est pas occupé à digérer toutes les merdes que je lui donne pour le faire taire).

J’ai eu raison de tenir bon.

N’abandonne pas.

Le soleil se lève encore.

Et encore.

Et encore.

 

34558 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 17 comments

  • Séverine dit :

    Quel plaisir à te lire William. Bienvenue sur ce nouveau chemin qui s’ouvre à toi!

  • mercotte dit :

    Ah oui quand même … Bon comme je suis nulle j’ai googolé formation Gestalt !
    Trop fort toi, et bravo continue, ne lâche rien, je t’embrasse …

  • gump dit :

    Mi-juillet, je me rappelle ces deux îles et l’océan devant.

  • Virginie dit :

    regarder chaque petit pas et être fier de soi et recommencer et avancer
    merci pour toutes ces émotions partagées, elles rassurent
    bonne route

  • Muriel dit :

    Je suis touchée. Et par le propos, et par l’évocation de cette chanson, “Don’t give up” (qui m’a toujours bouleversée… sans compter que la voix et les chansons de Kate Bush m’accompagnent depuis que j’ai 8 ou 9 ans, avec des périodes de semi-oubli. Mais j’y retourne toujours…). Je suis passée (et passe encore) par des étapes semblables aux vôtres… Aussi différents soient nos histoires et nos cheminements (et ils le sont énormément, différents…), il y a de nombreux points communs. Vous lire me touche et fait écho en moi. Merci William.

    • William dit :

      Merci Muriel.
      J’ai eu la chance de voir Kate Bush il y a quelques années en concert à Londres avec La Marmotte (une chance sur un million d’avoir des places…) et c’est marrant parce que j’y pense souvent, la trace laissée dans mon coeur ce soir-là est encore présente.
      Je vous embrasse.

  • Simone dit :

    Bonjour William,

    Je ne sais jamais quoi t’écrire et pourtant tu me touches. Très fort, très souvent.
    Alors voilà, je te le dis ce soir et ce sera surement la dernière fois que je t’écrirais, mais je te lirais toujours et tu me toucheras encore très fort, et très souvent.

  • William dit :

    Alors je le prends comme un immense cadeau.
    Tu sais, pas besoin de beaucoup de mots pour me toucher.
    La prochaine fois écris juste : j’ai lu et je saurai que c’est toi et que tu es la. Ça me va très bien. Impossible de le deviner sinon 😉

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