Vie quotidienne
Nouvelles du pays : le directoire, les soldats, le scénario, savoir dire non.
12 juillet 2012
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C’est le début de la fin de la mode des photos Vintage prise sur iPhone, non ? Je sens comme un léger « vu partout » qui annonce le début de la lassitude.

J’ai lâché le mois de juin sans regret, pensant qu’il allait faire beau (enfin) en juillet, dommage Eliane. Mais alors vraiment, vraiment dommage Eliane.
Je sais que pour beaucoup de gens la vie se déroule au chaud, avec un beau ciel bleu, hors de Paris et c’est super pour eux. Mais quand la luminosité depuis quatre mois reste à ce niveau aussi bas, vous savoir heureux et au chaud ne suffit pas à me rendre le sourire. Wow. Je suis à Paris depuis 9 ans : c’est la pire année. Et le pire combo depuis 4 ans, avec quatre étés pourris d’affilée. A quoi je le sais ? Aux 14 juillet. Et à mon anniversaire. Impossible de les passer dehors.

Je me souviens de cette interrogation surprise, en classe de troisième, qui portait sur le Directoire. Mon gars, si tu sais pas ce qu’est le Directoire, crois-moi, tu peux pas l’inventer. J’avais baratiné et pris en toute logique un bon 4/20. Je souris aujourd’hui de voir qu’on peut me payer pour parler de rien mais le faire avec aisance. J’étais le garçon qu’on envoyait ouvrir de nouvelles « infirmeries en entreprise » sur des clients touchy ou riches (souvent les mêmes) car je passais bien. Je suis devenu celui qu’on appelle quand on a peu d’infos, deux stars et un reportage à rendre. Aptitudes demandées : l’empathie et proximité. Et l’art de la conversation avec des inconnus. Je crois que ça ne s’apprend pas mais c’est rudement pratique, en tout cas.

J’aimerais UNE FOIS DANS MA VIE voir un 14 juillet d’une terrasse des Champs, UNE FOIS, chaque année je le dis trop tard, et cette année, alors ?

A quoi ça tient une amitié ?
Une qui dure depuis septembre 1995.
Une autre qui démarre peut-être, par hasard, dans les coulisses d’un gala.
Une qui prend un coup dans l’aile quand l’un des deux demande plus à l’autre qui esquive et botte en touche, gêné.
Une qu’on trouve toxique, finalement, après des années à avoir refusé de le voir.

Les gens ne savent pas dire non. C’est trop dur pour eux. Ils fuient, alors.
« Non, je ne suis pas intéressé ».
C’est pourtant simple à dire, non ?

Cela me surprend à chaque fois, cette fuite, pour ne pas avoir à dire non.

C’est tellement plus simple, de savoir dire « non ». Tellement libérateur. Tellement imparable.
J’avais posé deux questions à Dominique Rocher, une fois, il était un peu tendu, on allait diffuser son court-métrage pour la première fois en public. Sa réponse m’avait un peu étonné et je n’avais pas rebondi mais il disait que…Enfin bref…

J’ai enfin trouvé le titre de ma série.
Au départ il y avait deux mots puis quatre puis cinq et je suis revenu à un.
Un seul mot.
Simple, précis, efficace.

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There is 1 comment

  • Chaton dit :

    Savoir dire non, les gens savent pas et moi j’ai bien mis 3ans à apprendre. Apprendre à dire non, je ne veux pas, ça ne m’intéresse pas. Et ce que j’ai trouvé dur aussi à apprendre, mais vraiment dur, c’est de dire les choses.
    Pour en finir avec les « je lui ai pourtant fait comprendre, il aurait du comprendre… » j’ai décidé d’arrêter avec l’illusion que les gens lisaient dans mes pensées. Et chaque jour j’apprends à dire les « choses »…

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