Blog
Paroles de vie
20 février 2012
0

“J’ai souvent pensé que lorsqu’on vit le moment présent, il est très difficile d’être tourmenté. Le tourment appartient au passé ou au futur, mais pas au présent. Heureusement parce que le moment présent reste toujours avec nous jusqu’à la fin de notre vie, il suffit de le retrouver pour se porter mieux.”

Lu ici

Le passage précédent et les suivants proviennent d’un Québécois parti en 2004 sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle. Je reproduis les passages qui m’ont marqué à la lecture de son blog.

Sur la nécessité d’observer les signes envoyés par la vie/Dieu/le hasard et l’apaisement qu’ils provoquent lorsqu’on les voit, enfin. Sur l’humour, aussi, de ceux qui les envoient :

“Je décide d’aller à la messe. Encore une fois, l’église est remplie à craquer, une foule de 500 personnes y est présente. Il ne reste que deux places de libres. Elles sont situées à l’arrière à l’avant-dernier banc. Je m’assois et j’écoute la messe. Une dame arrive, je me déplace à gauche d’une place. L’église est maintenant remplie à pleine capacité. Je regarde devant moi, je remarque que quelqu’un a gravé avec un couteau le nom d’une personne. Je lis ce nom, c’est écrit ¨ VICTOR¨. Je n’arrive pas à le croire, je me frotte les yeux ! c’est très clairement écrit ¨ VICTOR ¨, un nom russe peu courant en Espagne.

Ma voisine, qui remarque mon étonnement, me demande si je parle allemand, je lui réponds que non, puis je lui montre le nom de Victor et je lui dis, en anglais, que c’est le nom de mon père. Elle sort ses lunettes pour regarder l’inscription puis elle me sourit.

Après la messe, avec mon ongle, j’écris : ” EM ” pour Éric Morin en dessous de VICTOR.

Les mathématiciens, à vos calculatrices. Quelle est la chance que je vois inscrit le nom de mon père à la place où je dois m’asseoir dans une église en Espagne ?”

Le temps qui passe. L’ange gardien au-dessus de son épaule. Quel est le prénom du mien ? J’ai lu qu’il suffisait de parler à voix haute pour s’adresser aux anges et qu’il ne faut pas hésiter à le faire pour pouvoir être entendu. “Be careful for what you wish for” = “fais bien attention à ce que tu demandes”, lorsque tu t’adresses aux anges, car tu pourrais bien être entendu et exaucé. Toujours avec humour, justesse et un peu de surprise. Lu ici :

Je me dis que le silence est quelque chose de fascinant, car on a toujours l’impression de perdre son temps lorsqu’on s’assoit et qu’on ne fait rien de spécial. Mais en réalité, être avec soi-même pendant quelques heures à réfléchir à tout et à rien, ne devrait pas être une expérience angoissante, mais plutôt une chance unique de s’écouter et de se regarder. Après tout, suis-je si ennuyant que l’idée de passer du temps avec moi-même suffise à m’angoisser ?

Parfois j’ai l’impression que mon ange gardien me laisse seul. Pour me permettre de savoir qui je suis réellement. Puis, après avoir cheminé un certain temps, je le retrouve à m’attendre patiemment prêt à repartir avec moi sur le chemin de ma vie.

De l’amour (lu ici)

“Je me rends compte que si tu peux aimer ton pays, ton pays , lui ne peut pas t’aimer. Aimer un concept c’est comme aimer une roche. C’est une relation à sens unique. Il n’y a pas plus d’échange entre la relation que tu as avec ton pays que celle que tu pourrais avoir avec une roche. La roche ne peut pas t’aimer parce que c’est une chose inerte. Le Québec ne peut pas t’aimer parce que c’est une chose inerte. On ne peut prendre le Québec dans ses bras et lui dire qu’on l’aime. Le Québec ne répondra pas. C’est une chose inerte, morte. Le Québec n’est pas une entité vivante.

Alors je trouve stupide qu’on puisse aimer toutes choses ou concept qui n’est pas vivant. Aimer une auto, des bijoux, un pays, une idée ou un concept, c’est impossible. Parce que, pour moi, l’amour c’est une relation entre des êtres vivants qui réagissent entre eux.”

Où est le bonheur ? (texte original)

Je suis un croyant, je crois que Dieu est bon et doux. J’aime Le découvrir et je pense qu’Il aime à être découvert. Il n’y a pas une seule journée au cours de mon pèlerinage où Il ne s’est manifesté. Je l’ai vu dans les autres pèlerins, dans la nature, dans mes amis, même dans ceux que j’aimais moins. Je L’ai senti en moi, c’était comme un sentiment de grande liberté, quelque chose d’inexprimable.

J’ai découvert que le bonheur était enfoui au fond de moi, il était caché derrière les illusions que je m’étais fabriqué. Parmi elles, l’idée que pour être heureux, il faut être renommé dans la vie, qu’il faut être admiré et qu’il faut être sans défaut.

J’ai désormais la conviction que je suis aimé tel que je suis. Le pèlerinage m’a permis d’aller au fond de moi-même et de découvrir que malgré mes défauts, mes préoccupations et l’importance que j’accorde à mon ego, je peux avoir accès au bonheur.

Écouter quelqu’un qui essaie de vous dire quelque chose, laisser vous aller à être ce que vous êtes réellement et ramasser toutes les pièces d’or que vous trouverez sur le chemin afin que, lors de votre retour, votre cœur ne fasse pas que battre, mais danse également.

1164 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

About author

Related items

/ You may check this items as well

Voyage au Japon, printemps 2012. Musée de Sendaï

Un nouveau départ

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more
solitude

14 ans de blog (2004-2018)

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more
IMG_2519

Dix articles & liens cools du dimanche matin

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more

There are 0 comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *