Voyages
Roadtrip Jour 18 : De Seattle à Mount Rainier
5 juin 2012
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Je poursuis aujourd’hui la narration de mon roadtrip d’un mois aux USA : je me suis juré de le finir avant de repartir là-bas, cet été. J’étais hier à Seattle, ville qui m’a bien plu même si le guide nous a avertis qu’il y pleuvait dix mois sur douze. Pour visualiser ça, regardez les X-Files ou The Killing. Départ au petit matin de Seattle, route vers le Mount Rainier. 18ème jour de voyage.


Agrandir le plan

Le contraste était saisissant avec la première partie de mon roadtrip (Arizona/Nouveau Mexique/Colorado) : j’avais quitté des routes immenses, droites, vides, l’horizon à perte de vue, des ciels stupéfiants et des paysages arides pour trouver des routes plus petites, encombrées, une circulation intense, plus stressante, une architecture différente, plus conforme à ce que j’avais ingurgité à la tévé depuis des années, c’était moins apaisant, plus urbain. Pendant une ou deux heures, avant de retrouver la nature. Je compris que les USA que je connaissais ou pensais connaitre (en gros, les USA des roadtrips) n’étaient qu’une infime partie du pays et qu’il allait vraiment falloir que je me fasse tous les états pour comprendre le pays un peu mieux. Quinze jours plus tard, roulant dans le Wyoming et comptant les minutes, je me suis dit, tant la route était monotone, que ce n’était peut-être pas si utile que ça !

Des fois je me demande pourquoi je me prends en photo devant des endroits. Et des fois je réalise que je ne savoure pas les moments importants et que, sans ces photos, je ne prendrais pas la mesure de ce que j’ai accompli, vu, traversé. Je me refais parfois les voyages, sur le blog et, par bribes, je comprends. La chance que j’ai eue. La beauté des lieux. L’importance pour ma construction, ma culture, pour mes écrits à venir. Pour mon équilibre. Je n’écris pas que pour raconter, j’écris pour me raconter, me construire. Peut-être vais-je arriver à apprécier plus, mieux, un jour et peut-être je n’aurai plus besoin de photos.

On avait acheté cet appareil qui prenait des photos panoramiques ou 3D, je sais plus très bien, un Sony Machin, revendu dès le retour, il ne reste que quelques clichés en souvenir :

A deux pas de l’hôtel (le mec homophobe, un truc qui m’arrive hyper rarement, alors que je lui demande si c’est bien deux lits dans la chambre, oui, je demande toujours deux lits, nous regarde avec méchanceté et répond : « Yes, two QUEEN size beds »), un restaurant en plein air, un hamburger commandé, un coca bien frais, le soleil qui se couche sur les montagnes et se sentir bien. Loin de tout.

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There is 1 comment

  • shalima dit :

    C’est très vrai ce que tu écris sur les photos qu’on prend, et le fait de ne pas toujours apprécier le moment vécu au moment où on le vit, mais plutôt après. En tout cas, moi ça m’arrive très souvent, j’ai réalisé ça il n’y a pas très longtemps.

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