Vie quotidienne Voyages
Roadtrip USA Côte Est jour 4 : Baltimore
16 avril 2017
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Si j’avais écouté mes amis Américains, je n’aurais pas mis les pieds à Baltimore : la ville est classée comme la sixième plus dangereuse de tout le pays et…comment vous dire…ce n’est pas totalement usurpé ! Même en restant dans l’hyper-centre (bien obligé sans voiture !) et même en restant sur mes gardes, il me tardait de dégager assez rapidement et je ne suis resté que 24H. Je n’ai ABSOLUMENT pas regretté car j’ai visité le plus beau musée que j’ai vu de ma vie. Mais une bonne journée, c’est largement suffisant, surtout quand le temps est glacial et gris.

Quelques mots de Karma, as usual. Vous savez que je vous dit depuis des années qu’il faut demander à voix haute ce dont on a besoin et ça marche. Cela peut paraître ridicule dit comme ça mais, hey, à Washington, j’avais super mal à la gorge (maudite climatisation) et je me cherchais un magasin d’huiles essentielles pour soigner ça. Compliqué à trouver…sauf le lendemain, seul jour de ma vie à Baltimore et…seul magasin d’huiles essentielles « organiques » de toute la côte Est ! Quand je vous dis que la vie vous apporte exactement ce dont vous avez besoin, c’est effrayant, parfois. J’ai donc poussé la porte de So Botanical et fut accueilli avec amour. Dieu pourvoit. Ou qui vous voulez à la place. Mais quelqu’un est là…Merci Theresa Cangialosi…

J’ai donc ressenti à Baltimore ce que j’avais ressenti à Istanbul, un an plus tôt : le besoin de ne pas m’éterniser, pour je ne sais quelle raison. Je me suis donc promené dans une ville déserte (un dimanche, certes…) et pas vraiment souriante, où passer d’une rue à l’autre peut vous attirer quelques ennuis pour peu que vous en cherchiez,ce qui n’est pas mon cas. Comme m’a dit mon chauffeur de taxi, à la gare : « Tant que vous ne cherchez pas à vendre ou acheter de la drogue, que vous restez dans le centre, que vous ne regardez pas votre smartphone comme un touriste et que vous ne prenez pas des photos tous les dix mètres, vous serez à peu près en sécurité. Juste regardez derrière vous régulièrement… »

Et là, j’avoue, j’ai ri.

Non mais, enfin, quelle drôle d’idée, de vouloir remonter toute la côte Est, en train, de ville en ville. Mais Baltimore, quoi, John Waters (pas étonnant qu’il soit comme il est après avoir grandi là-dedans !!), Hairspray, Baltimore, quoi, hors-de-question de passer à côté. Je le voulais, je l’ai eu. Très joli hôtel en plein centre avec une IMMENSE chambre, le Lord Baltimore Hotel, je recommande, prendre une chambre dans les étages supérieurs sans hésiter :

Mon musée préféré de tous les temps, plus que le Victoria & Albert Museum et plus que la National Portrait Gallery, c’est dire, se trouve donc désormais à Baltimore : le AVAM (American Visionary Art Museum). ARGH. J’ai jamais vu de ma vie autant d’artistes inconnus aussi géniaux réunis au même endroit, avec une bio les présentant, leurs oeuvres, etc. C’est bien simple : je pourrais revenir à Baltimore rien que pour me refaire le musée. Ne SURTOUT pas manquer ça.

> « Visionary art as defined for the purposes of the American Visionary Art Museum refers to art produced by self-taught individuals, usually without formal training, whose works arise from an innate personal vision that revels foremost in the creative act itself. »

In short, visionary art begins by listening to the inner voices of the soul, and often may not even be thought of as ‘art’ by its creator.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup aimé également le Walters Art Museum, où on peut discuter avec un conservateur qui recolle en public, au dernier étage, un vase Ming en mille morceaux et répond aux questions. Super intéressant. Mon conseil : privilégier la promenade à pieds autour du port (plein de voitures de policiers en train de patrouiller) et puis prendre Uber le reste du temps, sans trop se prendre la tête. J’ai traversé des rues en voiture que je n’aurais pas aimé arpenter à pieds, sans discussion possible. Pas de parano excessive, juste une ambiance globale très, très particulière. Comme le chantait Jojo : « Il suffira d’une étinceeeeeeelle ». Et bien ça se sent. Inexplicable mais ça se sent.

 

 

Le soir, je suis allé me faire un film français (« Grave » sur une étudiante qui découvre qu’elle aime la chair humaine….) dans un ciné arty de Baltimore, le Charles mais je le redis : prenez un taxi ou un Uber pour vous déplacer. A la nuit tombée, les rues étaient bien moins accueillantes. Pas de parano non plus, bien savoir s’écouter, ton estomac te dit des choses : mon chauffeur de Uber m’a confirmé que j’aurais été un peu bête de revenir à pieds à l’hôtel, à cette heure, pourtant distant d’à peine deux kilomètres. Le ciné en question :

 

Bref, les petites joies de la vie.

Me suis cassé avec PLAISIR ! C’est fou comme cinquante kilomètres peuvent tout changer entre deux villes. Allez, hop, train et départ pour Philadelphie ^^

La gare de Baltimore :

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There are 3 comments

  • C’est intéressant de parler du karma.
    Baltimore, pour moi, c’est la chanson de Nina Simone .
    https://www.youtube.com/watch?v=fC20nRg4ptQ

    Beat-up little seagull
    On a marble stair
    Tryin’ to find the ocean
    Lookin’ everywhere
    Hard times in the city
    In a hard town by the sea
    Ain’t nowhere to run to
    There ain’t nothin’ here for free
    Waitin’ for a train
    Drunk lyin’ on the sidewalk
    Sleepin’ in the rain
    And they hide their faces
    And they hide their eyes
    ‘Cause the city’s dyin’
    And they don’t know why

  • Antonia dit :

    Après avoir lu ton post, je t’ai pris au mot. On était lundi, j’avais passé en revue des pages et des pages de sites immobiliers, j’étais triste à l’idée de ne pas trouver d’appartement à louer qui me plaise. La banalité des photos, la folie des prix, et l’absence de charme me rendaient mélancolique. À voix haute, j’ai demandé un appartement. C’était lundi. On est vendredi et après une deuxième visite, j’ai signé pour un appartement à Brooklyn dans une rue pleine d’arbres et de lumière. Je ne sais pas si c’est de la magie ou un coup du sort mais merci

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