Sexe Vie quotidienne
Roadtrip USA Côte Est Jour 5 : Philadelphie
20 avril 2017
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Et la lumière fut…mais que en fin de journée.

(Pour une visite sous le soleil, allez chez Mathilde qui, elle, quelques jours seulement après moi, a pu profiter des 30 degrés et du beau temps !)

Pluie torrentielle à mon arrivée sur Philadelphie. Taxis pris d’assaut, gare immense, Uber annulés en cascade, sensation étrange d’être abandonné et seul au monde. Premier train du matin depuis Baltimore, tu penses, bien trop matinal, check-in, enfin, trempé comme une soupe, à l’hôtel, sans grand espoir et prière silencieuse (je prie, depuis quelques semaines, je ne vous l’avais pas dit, je me suis remis à prier) pour qu’on ne me laisse pas seul, qu’un compagnon de voyage apparaisse enfin, que je puisse partager avec une personne pendant quelques heures ce que je découvrais pour la première fois et je priais aussi pour qu’il fasse un peu beau sur cette journée. Et que ma chambre fut prête pour que je puisse me changer avant de partir en promenade. C’était le cas…

Priez. Je fus exaucé, de la manière la plus simple et la plus belle qui soit, dans un musée de la ville. Un jeune Égyptien Francophile, totalement trilingue, passant lui aussi la journée à Philadelphie avant de devoir rejoindre ses collègues le soir, voulut bien se joindre à moi, non sans avoir au préalable vérifié par quelques questions habiles (et discrètes) que je n’étais pas un serial-killer en vacances.

Je savais deux choses de Philadelphie : que la série « Cold Case » s’y passe (même si elle est tournée principalement au Canada) et que Rocky gravit les marches dans le film. Voilà, voilà.

En vrai, Philadelphie, c’est sympa surtout quand il ne pleut pas ! Le centre-ville est très agréable, pas aussi beau que celui de Boston mais il y a au moins deux musées à faire absolument : Le musée Rodin (un peu la honte si vous êtes Parisien) et surtout le très snob Barnes Foundation, le musée qui se prend carrément trop au sérieux, avec certes une collection impressionnante mais un accueil glacial, hautain et zéro explications dans les salles, débrouille toi avec ta culture et tant pis si tu as envie d’en savoir plus sur les œuvres ! J’ai trouvé l’endroit un peu à côté de ses pompes niveau chaleur humaine mais je ne suis pas le seul, vu les commentaires. Dommage, on y côtoie des tableaux assez dingues et surtout le restaurant est vraiment bon. Juste : who the fuck do they think they are?

Quand tu compares avec le Isabella Gardner Museum à Boston, un endroit magique, avec un personnel adorable, où tu pourrais rester des heures, où tout est fait pour que tu passes un moment parfait…Wow. La Barnes Foundation, on dirait des Parisiens aux commandes, quoi :p

 

 

Je crois que je mets des photos de moi sur ce blog pour faire valider par les autres que je suis vraiment allé dans les endroits que je décris : je présume que tant que je n’ai pas posté la photo, vous ne croyez pas que j’y suis allé alors je n’y crois pas non plus et je crois aussi que c’est ainsi que les réseaux sociaux fonctionnent. La validation collective du vécu personnel ; ne pas partager devient un acte de résistance (ou une formidable manière de s’aimer à travers son propre regard) que je ne peux me résoudre à commettre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et la lumière fut !

 

 

Un truc de dingue m’est arrivé en haut de la tour de laquelle on peut voir toute la ville (One Liberty Observation Deck : y aller au coucher du soleil, superbe vue, hélas un peu gâchée par les vitres teintées, super difficile de réussir ses photos…) : un couple était là, tranquille, et le garçon me demande de les prendre en photo. Je prends son iPhone, me trompe en appuyant sur vidéo, m’apprête à corriger quand je le vois s’agenouiller et la demander en mariage !! Dingue !! Comme à la télé, quoi !!

J’étais super ému en filmant. Et du coup, quand il m’a demandé si j’avais réussi les photos, j’étais super fier de dire « Ben non, encore mieux, j’ai tout filmé…« . Si un jour vous trouvez sur Youtube la vidéo d’une demande en mariage réalisée en haut du One Liberty Deck par un Français tremblant qui ne cesse de dire « Oh my god »…et ben vous penserez à moi. C’était une VRAIE BELLE JOURNÉE.

Dieu pourvoit…

 

 

 

 

 

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There is 1 comment

  • Mathilde dit :

    C’est marrant, je n’ai pas vécu le Barnes comme ça (mais je suis snob dans le fond), on a regardé une vidéo dans une sorte de salle de classe entrouverte à l’étage et ça expliquait de façon assez claire comment le musée fonctionnait et comment regarder les salles (et pourquoi y’a pas de cartons qui dit quoi)
    Merci aussi pour le lien vers mon article under the sunshine

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