Musique
Sister Act à Mogador : ma critique
28 septembre 2012
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Le pitch : Alors que la diva du disco Dolorès Van Cartier est le témoin d’un meurtre, elle est cachée sous haute protection dans un couvent. Déguisée en nonne, elle devient rapidement la coqueluche de ses consoeurs les aidant à trouver leur voie en dirigeant avec toute son énergie la chorale de l’église. Mais toujours traquée par les criminels, Dolores sera-t-elle démasquée ?

Evidemment, vous avez reconnu l’histoire de Sister Act, prodigieuse success story hollywoodienne ayant engendré une suite et une comédie musicale (depuis 2006 en version anglaise) actuellement jouée à Mogador, théâtre où j’avais été rencontrer la troupe de Mamma Mia avec Caro (souvenir…)

Mogador, c’est un endroit où un vrai orchestre, caché dans la fosse, joue en direct pendant que trois régies différentes, cachées dans le théâtre, envoient les lumières, les sons et les décors également en direct, en fonction des artistes sur scène. Un joyeux barnum, vivant, qui roule bien efficacement, soir après soir, comme du patinage artistique : tout a l’air si simple, assis sur son fauteuil, à regarder. Et bien assis, si je peux me permettre ce détail qui est loin d’être annexe. Je n’aime pas ces théâtres Parisiens vieux comme le monde où on a les genoux dans les dents, au prix du caviar, la scène cachée par un pylône. Mogador offre un confort et une vue imprenable sur la scène. C’est comme un cinéma moderne. Le vrai spectacle vivant.

Alors, Sister Act ?

Le casting est dément. Mais, vraiment, vraiment dément. On est loin des comédies musicales avec chanteurs limités et scènes dramatiques envoyées comme on peut : ici ça joue et ça chante avec autant d’aisance. Mention spéciale à…tout le monde, vraiment. Personne n’est en dessous, c’est bien simple. La diction de la mère Supérieure, pour un vieux comme quoi, est parfaite : je comprenais toutes les paroles 🙂
Et justement, point positif numéro 2, l’adaptation française, au taquet. Réussie. Le texte est bon et la barre était haute car la version anglaise (disponible sur Spotify) est très drôle. Bravo. Moins de difficultés à y croire que Mamma Mia car je ne connaissais pas les chansons originales, contrairement à Abba.
Les titres sont efficaces, entre soul, funk, disco et gospel : nous sommes en 1978 à Philadelphie et ça groove, baby.
Les décors sont dingues. Totalement dingues. Une vierge géante à paillettes, disco, tournante, constitue le clou du spectacle, mais la nef de l’église mérite également le coup d’oeil.

Le deuxième acte passe mieux que le premier (on connait l’histoire donc l’exposition est un poil longue) mais mon vrai regret concernait les chansons du film qui ne sont pas reprises sur scène, probablement pour des raisons de droit. Tant pis. Les chansons originales sont bonnes, voire même excellentes. La fin est énorme, tellement Mogador, tout le monde est debout en train d’applaudir sur le dernier numéro musical, j’adore, il manquait les paillettes descendant du plafond ou presque. On ressort avec la banane.

Je le redis mais, vraiment, le casting est une tuerie. Il n’y a pas un seul comédien qui ne vaille pas le coup d’oeil ou d’oreille. Respect.
Et longue vie à Sister Act.
Signé “Un membre de l’autre communauté”.
🙂

Le site de Mogador

1752 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 2 comments

  • toto dit :

    ça chauffe …

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