Vie quotidienne
Sophie, Abercrombie, Prada, Hermès et moi.
20 février 2012
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Sophie me disait que si je changeais de parfum, j’allais désorienter ses repères temporaux-spaciaux. Je n’ai pas assez léché de peaux pour avoir un avis définitif sur la question mais je connais désormais bien la mienne : sucrée, elle ajoute un je-ne-sais-quoi aux parfums que je porte, les rendant assez attractifs auprès de la gente féminine (quelle chance, hein). Corinne, une ancienne collègue, me disait il y a quelques années qu’elle souriait en arrivant au bureau quand elle sentait les premières notes de Fierce d’Abercrombie (le parfum le plus putassier/sexy du monde, aspergé tous les quart d’heures sur les vêtements en boutique. Je l’ai porté une année, depuis je l’ai en horreur. Il est très efficace, dans le genre. L’ouverture du premier magasin Abercrombie à Paris l’a rendu plus accessible, je ne parle pas de son prix, bien sûr, à plus de 90 euros le flacon. Non, avant, il fallait soit aller aux USA, soit s’en faire rapporter un flacon. Du dernier chic.).

Je suis passé à Infusion d’Homme, de Prada, que je recommande vivement et sur lequel je reviendrai dans quelques temps, aux beaux jours.

J’avais cru que Grey Flannel de Geoffrey Beene serait mon parfum ad vitam aeternam mais j’ai changé. Un poil trop sage. Je le conseille si vous démarrez dans la vie et que vous souhaitez vous démarquer un peu des autres mais pas trop. (Presque) personne ne le porte et c’est la classe absolue. Une sorte de Must Have Inconnu.

 

 

En vieillissant, je m’oriente sur des parfums plus sucrés, plus fleuris, plus ambivalents, allant même jusqu’à porter des flagrances pour les deux sexes. Je porte actuellement “Un Jardin sur le toit d’Hermès“, avec une arrière-senteur de concombre, entre autres, pas déplaisante du tout. Très frais, très lumineux, joyeux, optimiste. Un rien de propreté mais pas au savon, plutôt à la douche dans le jardin, frotté avec ce qu’on trouve à portée de main.

Je ne suis pas un garçon aventurier : j’achète en fonction de ce que conseille le Nez du Critique de Parfum. Et vous, combien d’étoiles a le votre, d’après lui ? Notez que je suis tout de même un peu aventurier, dans le fond, puisqu’il n’aime pas du tout “Un Jardin sur le Toit” et que je m’en suis tenu à ce que moi j’en pensais.

1246 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There is 1 comment

  • Cécile - Une quadra dit :

    Un de mes amis portait Grey Flannel, ça avait un rendu ultra sensuel sur lui, je l’ai depuis senti sur d’autres, dont mon cher époux, on va dire qu’ils n’avaient pas la même peau, c’était d’un plat, d’une banalité absolue. Tant pis, je resterai avec ce souvenir olfactif.

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