Vie quotidienne
Ta gueule, Guy.
8 novembre 2019
34

On a tous une voix intérieure négative qui nous parle, nous empêche, nous juge et nous « guide » (astreint) toute la journée, depuis des années, comme une radio interne et nous commettons l’atroce erreur de croire que cette voix intérieure est la nôtre alors que pas du tout, pas du tout. J’ai mis 40 ans à réaliser que ce que j’entendais dans ma tête (et contrôlais difficilement, écoutais docilement) de manière incessante voire même abusive, parfois, n’était absolument pas ce que je MOI je pensais devoir faire ou vouloir faire.

C’est la distinction entre l’âme et le cerveau qui se joue là.

Nommez cette voix qui vous parle sans arrêt. Je vous le redis : ce n’est pas vous. C’est une voix maléfique, négative, abusive, mythomane, de mauvaise foi, c’est vraiment votre pire mariage, vous vivez avec un ou une pervers(e) dans la tête et vous êtes tellement con(ne) que vous pensez que c’est vous. No no no.

Nommez-là.

Moi, il s’appelle Guy. Comme Guy XXX, le salopard de prof de sport de mon adolescence qui m’a humilié mille fois devant les autres enfants, devant les autres profs, devant ma mère, même en conseil de prof (« Tu devrais avoir honte d’avoir un fils comme ça » lui dit-il un jour devant tous les profs réunis et moi). C’est Guy XXX. Je lui souhaite le pire. Ni oubli, ni pardon, ça viendra peut-être un jour mais pas ce soir.

Quand cette voix démarre, c’est souvent pour m’empêcher de faire des trucs comme « Ne prends pas de croissant ce matin, tu es GROS, mange un fruit » ou « Laid comme tu es, tu te fais des films, il ne s’intéressera jamais à toi » ou « Mon pauvre, tu n’as aucun diplôme, tes prétentions salariales sont ridicules, c’est réservé aux gens qui font fait Science-Po, ça… » et autres joyeusetés. « Ne te mets pas en maillot de bain » « Inscris-toi à la salle de sport, grosse vache » (mais « On est trop fatigué pour y aller ce matin, il pleut en plus, on ira demain plutôt » dit-il le mardi suivant), « Achète pour 50 euros de fruits, tu rentres plus dans ton jean » « Ne conteste pas, tu as forcément tort » « Ne donne pas ton avis, ils ne vont plus t’aimer… ».

Guy est super fort parce que le matin, il m’interdit de manger un croissant parce que je suis G R O S mais le soir il me propose de manger un McDo parce que je suis fatigué de ma journée et M A L H E U R E U X. Guy n’est pas à une contradiction près, c’est normal, c’est un mari abusif, il dit ce qui l’arrange au moment où ça l’arrange et se tait quand il a tort, quand les faits lui donnent tort, quand je reçois du ciel un cadeau, il est aux abonnés absents, Guy n’est jamais là pour célébrer car comme tous les maris abusifs, mon bonheur le fait chier, et ma phase de joie ne dépendant pas de lui, elle l’agace, alors il part bouder en me faisant la gueule et il me la fera payer plus tard. Guy, il est pas là pour être heureux, il s’est marié avec moi pour se faire plaisir et me faire chier et que je prenne cher. Vous avez compris ? C’est un mari abusif mais qui ne partira jamais car il tire son pied de ma douleur, de ma honte, de mes croyances limitantes. Il grandit quand je souffre, il grossit quand j’ai peur, il bande quand j’hésite, il jouit quand je me ressers une double portion de frites.

Guy aime me voir échouer. « Je te l’avais bien dit, mon gros, que tu es nul« .

Ta gueule, Guy.

Guy, mon Guy, votre Guy, c’est le creuset d’années de violence verbales, physiques, sexuelles. C’est la somme de tout ce que vous avez subi, de tous les coups reçus, des pénis qu’on vous a mis en bouche ou ailleurs sans votre accord, des mots pensés pour vous déchirer les sens, des mains qui se sont crispées pour vous frapper au visage, au corps, des doigts qui ont arraché vos cheveux, des regards de mépris qui ont croisé le votre. Et tout ça, résumés en une voix qui habite chez vous, c’est Guy. Du réveil au coucher. Comme une radio FM.

Guy n’est pas vous, Guy est juste votre cerveau. Moi, je m’appelle William et j’emmerde Guy. Moi, j’ai une âme qui aspire à l’équilibre et que je croise parfois quand je fais du vélo, quand il me regarde avec amour, quand je suis devant un coucher de soleil, quand j’ai un fou-rire avec Laetitia, quand le chat saute sur mes genoux, quand j’écris mes mots ici pour vous, quand je prie, quand je lis, quand je me promène en forêt, quand je médite deux fois par jour. Mon âme s’appelle William. Mon cerveau s’appelle Guy.

Guy, ta gueule.

Guy, ferme ta gueule.

GUY, FERME TA PUTAIN DE GUEULE.

GUY, FERME TA PUTAIN DE GUEULE DE CADAVRE MOISI DE MERDE.

Comment s’appelle votre Guy ? Nommez-le. Il a un beau prénom de crevure, je sais. C’est forcé, qu’il (elle) a un sale prénom de hyène. De Charognard, de Charognasse.

Nommez votre Guy, apprenez à entendre quand il vous parle. Coupez-lui la parole. Dites-lui TA GUEULE, GUY. Et reprenez ce que vous étiez en train de faire. Faites gaffe, vous êtes mariés depuis super longtemps, il vous connait bien, il va revenir vite fait parce qu’il connait bien le terrain, c’est chez lui que vous avez joué longtemps et vous connaissez les maris qui cognent, il lâchent pas la proie comme ça, non, sûrement pas.

Ta gueule, Guy. Fais ta vie de cloporte avec qui tu veux mais moi je demande le divorce.

#BalanceTonGuy

PS : si vous avez un message personnel pour Guy, mettez-le en commentaire, je lui lirai à voix haute. Ça sera déjà ça de gagné. Et puis dîtes-moi le prénom du votre, tiens.

Ecrit par William avec amour, non relu / amendé par Guy. Manquerait plus que ça. TA GUEULE, GUY.

3598 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 34 comments

  • Anne dit :

    Mon Guy est bienveillant 😉 Je le vois plutôt comme un petit Jiminy Cricket, perché sur mon épaule et qui parfois me regarde du dessus et m’aide quand j’en ai besoin :p
    Bises William <3

  • Pmgirl dit :

    J’ai versé quelques larmes… il pourrait s’appeler Guy… Stephanie… Sylvain…
    Ton article est si juste…
    Lutter contre son démon interieur, son passé, son cerveau

  • Marion dit :

    J’ai réalisé aussi il y a peu de temps que je n’étais pas mes pensées. C’est formidable !
    Ma petite voix s’appelle Bernadette. C’était ma prof de piano humiliante. Je viens juste de la baptiser. Super idée !
    D’ailleurs, c’est Bernadette qui m’empeche de commenter plus souvent ici.

    « Mais pourquoi tu écris ce commentaire, tu crois que ça a un intérêt. Tu crois que l’auteur de ce blog, qui a écrit X livres il en a quelquechose à faire de ta petite expérience. Toujours à te croire le centre du monde, toi ».

    TA GUEULE BERNADETTE !

    Merci William <3

    • Justmaried dit :

      Oh la le nombre de fois où j’ai écrit un commentaire avant de l’effacer
      Bon tiens je baptise le mien ça sera Myriam c’était une prof de danse qui m’avait collé une fessée juste avant une entrée en scène parce ce que j’avais raté un pas infaisable de sa chorégraphie de sous merde de prof de Province qui se prend pour ce qu’elle n’est pas. Quelques années plus tard la polyarthrite s’invitait dans ma vie alors que je venais de réussir le concours d’entrée au conservatoire puis bien des années plus tard cette autre Myriam mon associée dans la boîte que j’avais créée qui me faisait décoller des timbres des enveloppes parce que j’avais pas peser avant et qu’un centime c’est un centime et qui me dira on ne saura jamais si nous avons gagné tous ces prix pour la qualité de nos produits ou parce que tu es handicapée alors oui, mille fois oui TA GUEULE MYRIAM
      Et ta gueule ton Guy

    • William dit :

      Le vice de Myriam m’a scotché, faut-il être une merde sans majuscule pour oser dire un truc pareil ?
      Ahahha, c’est magique, presque. Magique.

    • William dit :

      Il n’y a jamais de petit commentaire. Chaque commentaire posté est une attention qui me touche, vraiment, toujours, à chaque fois. Sinon, j’aurais fermé les commentaires depuis belle lurette. Je continue parce que je suis lu et commenté.

  • Mag64 dit :

    William n a pas besoin de toi Guy, tu peux aller voir ailleurs s il y est !
    Et pour le reste je réfléchis

  • Laurence dit :

    A l’instant je ne donnerai pas un mais plusieurs noms à ce misérable époux… enfant, à la maison c’était lorsque je regardais la tv : « va faire courir au lieu de faire du gras »… plus tard au boulot c’était toujours me taire en équipe, ne rien dire car forcément cela ne va intéresser personne, laisser la parole aux autres, à elle qui me rabaissais en permanence… aujourd’hui après des années dans l’ombre je manage une petite équipe. Mais malgré cette réussite chaque jour je me dit que l’on va découvrir quand réalité je ne suis pas à ma place. Chaque jour est une lutte contre moi même. Tout les jours je me répète que je suis légitime à cette place, que je ne vais rien faire foirer mais je commence à fatiguer….

  • Estelle dit :

    Je tombe sur cet article par hasard… Quel coïncidence ! J’aime beaucoup ce billet, c’est très… émouvant.
    Merci, William.

  • Nina dit :

    Le mien n’a pas de nom. C’est mon Moi négatif à qui je dis à haute voix : Tais-toi ! (je suis seule ) 🙂 et il me fiche la paix.

  • ob dit :

    « Tu devrais avoir honte d’avoir un fils comme ça » lui dit-il un jour devant tous les profs réunis et moi  »
    C’est l’avantage de vieillir. Aujourd’hui tu as probablement l’age qu’il avait quand il a dit ça et les moyens de te voir à quel point il faut vraiment être un pauvre type pour dire ça. Un pauvre type vraiment bête en plus, le genre de personne que tu éviterai très vite aujourd’hui, que tu ne croiserai même pas en fait, ou alors en famille et encore…

    Et ça marche aussi avec les parents, j’ai l’age où ils ont dit et fait tellement de monstruosités sans autre excuse que celle d’être des pauvres gens. Je ne les plais pas, je ne me plains plus, tout ça n’a juste aucun intérêt. Et ce qui est fait… est fait.

    A l’inverse quand je regarde en arrière, mon passé et mes « fautes », mes grosses erreurs, mes parfaites bêtises, je repense à l’age que j’avais alors et je regarde ceux de cet âge là aujourd’hui. Là sans en être fier, je vois que j’avais quand même fait déjà pas mal de chemin cabossé avant de faire telle ou telle connerie, telle ou telle connerie pas si grave au fond, moins grave probablement que tous les connards autour sans empathie ont voulu me le faire croire…

    Quant à entendre que c’est le discours des autres sur vous qui vous construit et vous « remplit » c’est la grande découverte de la psychanalyse… Elle aura au moins servi à ça, il y a déjà 20 ans 😉

    Qu’est ce que c’est bien d’avoir plus de quarante ans….

    • William dit :

      Oui, c’est bien, car on a survécu et appris mais, en même temps, dans ce monde qui change vite et qui écrase tout, je regrette mes vingt ans.
      Et puis tous ces gens qu’on connaît de près ou de loin et qui meurent, quel effroi.
      Vieillir, c’est bel et bien survivre aux autres et devenir de plus en plus seul.

    • ob dit :

      Ouh la la ça va toi ?
      Revenir à 20 ans ? Se refaire les stages, les msp, les andouilles qui ne t’encadrent pas et te gueulent dessus, les prof archi nulles, toutes les andouilles qui te démontent seulement parce qu’elles ont leurs soucis perso… Sans parler de dépendre financièrement des parents, pas de voiture ou toute pourrie et ne pas savoir ce qu’on va devenir ????
      Il faudrait me payer plusieurs millions pour revivre un tel bordel !!! 😉
      A moins que tu ne veuilles dire refaire les 20 ans avec les sous et la confiance en soi de 40 ans (et en connaissant la fin en plus…) alors là peut être ;))

  • Séverine dit :

    Il n’y a pas de hasard…

    Je me débats depuis trois jours. Avec ma brigitte. Qui ne mérite même pas de majuscule. Ma génitrice en passant. Une… Je sais pas. Y a pas de mot.
    Je suis une incapable. J’arrive à rien. Je suis nulle. J’y arrive pas. Je veux partir. Définitivement. En courant. En me noyant. En… Rien.
    Mais je m’accroche.
    Car ma Laetitia à moi, est incroyable. Il est beau. Il est fort. Et surtout il est libre. Une liberté folle. Magnifique. Je l’envie tellement. Et merde, moi aussi je peux l’être. Libre!
    Fini. Terminé de me faire mener en bateau par brigitte.

    On les envoie se faire chier nos guy et brigitte. Qu’ils s’amusent entre eux tiens. Ça leur fera les pieds!

    Merde je ris toute seule derrière mon écran!!!
    Merci William, je t’aime tu sais.

  • Où est mon guy ? Peut être parti avec mon psy chez qui j’ai parlé de cette voix méchante qui me faisait dire dans ma tête des horreurs que je ne pensais pas et qui me faisait tant de peine. J’ai soixante deux ans, bien sûr que j’en ai eu des guy, qui m’ont pourri la vie, m’ont fait mal mais aussi grandir pour pouvoir les mettre en cage et puis les balancer.
    Dis à ton guy de retrouver le mien, loin, loin, où ils pourront l’un et l’autre se pourrir leur vie avec délice.

  • Marieve dit :

    Mon Guy a le prénom de ma mère et m’interdit de devenir grosse, il faut rester mince mince mince. Pourquoi? Ca fait longtemps que je ne me pose plus la question mais que je m’affame par habitude. Mais.Ta.Gueule!!

  • Gilles dit :

    Depuis la lecture de ce post hier soi, j’ai donné un nom au mien : André !
    On apprend à faire connaissance depuis et je dois avouer que je ne suis pas particulièrement sympathique et patient avec lui mais bon au fil du temps on va essayer de trouver une relation qui nous convienne -enfin surtout à moi, il va pas continuer à me faire chier longtemps ce con 😉

  • jm dit :

    Lorsque votre « Guy » sera revenu à sa place, le serviteur de votre âme, votre cœur, bref de votre vrai vous et non cet enfant gâté dans tous les sens du terme alors tout ira mieux dans votre vraie vie. Le passé n’a aucune existence, ni aucune réalité et l’on ne vous a réellement rien fait, rien, c’est seulement l’illusoire « Guy » qui vous a fait penser et ressasser inutilement tout ça. C’est en cela que réside le fameux « prendre ses responsabilités ». Souvenez-vous tout de même de l’adage « Quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde de ne pas devenir monstre soi-même ». Alors aimer le ce « Guy » aidez-le, éduquez-le, la vigilance, l’observation suffit, point la peine d’en rajouter, de s’en rajouter…

    • William dit :

      Et bien c’est faux, factuellement. D’abord parce que vous n’avez pas toutes les données d’un problème, gardez en tête que c’est un blog, édité et conçu pour toucher un large public et ensuite parce que vos conseils ne s’appliquent qu’à vous. Dans ce qui m’est conseillé et qui me fait du bien, en PTSD, l’écriture fait partie des choses qui soignent. Je vous remercie de votre mise en garde, je ne me sens pas un monstre moi-même, j’oeuvre chaque jour pour trouver l’humanité qui m’a été volée par des monstres, justement, que j’évoque en fait peu ici. Et j’en ajoute car cela ma fait un bien fou. Quand on éclaire les monstres, ils disparaissent.

      Montrez plus d’empathie, JM, surtout avant de commenter, ça ne vous fera pas de mal et rendra vos conseils plus utiles.

    • Judie K dit :

      Je me demande si les monstres se sentent des monstres

  • jm dit :

    J’ai vraiment aimé votre article et votre réponse me touche également. En me relisant, je comprend votre réaction et ce qui me semblait pouvoir apporter une petite pierre à l’édifice pour tout un chacun semble vous répondre trop directement et appuyer sur ce qui fait mal. Ce n’était pas le but, mon « Guy » à moi m’a encore sans doute joué un sale tour ; donc « ta gueule, mon Guy » ; )

  • Anne dit :

    J’ai un commentaire (long, probablement) à faire mûrir un peu avant de parvenir à dire ce que j’aimerais, sur ce sujet.
    Mais déjà prendre le temps de te remercier profondément, pour cette lecture de dimanche matin débordante de larmes. Merci d’écrire, de partager, de nous offrir la possibilité de se sentir moins seul et d’avancer en se sentant accompagné.
    Merci William.
    Prends soin de toi, je t’embrasse (je me permets, tellement tu me sembles faire pleinement partie de mon cercle de ceux qui aide à se protéger de mon/ton/nos Guy).

    Je peux déjà dire qu’elle s’appelle Morgane, et je reviens dans quelques jours.

  • Catherine dit :

    Mon guy m’epuisait tellement a une epoque que j’ai decide de le materialiser. J’ai acheté une peluche sous forme de rat (animal vivant dans les egouts, avec une jolie tete mais une queue difforme et laide, vehiculant plein de maladies mais un regard malicieux et sans aucun doute tres intelligent). Et pendant six mois mon rat l’a suivi partout. A cote de mon ordinateur quand j’y travaillais, dans mon sac a main quand je sortais. Sur ma table de nuit quand je dormais. Je le regardais, dialogait avec lui interieusement quand il parlait. Et un jour je l’ai trouve beau et il s’est tu. Il a une petite place sur mon bureau desormais pour le laisser parler s’il veut, je sais qu’on negociera. Mais il ne parle plus. Il ne reste plus que son regard malicieux.

  • […] je repense à un article que je viens de lire. Ça me remet les idées en place et me rappelle que je peux me focaliser sur […]

  • Alice dit :

    Magique ce texte. Je n’avais jamais réalisé mais tellement vrai. Je pourrais appeler la mienne Arianne qui ado était vraiment méchante mais je préfère continuer de l’oublier et je ne veux avoir aucun lien avec elle. Ce sera Dominique, car à la fin j’ai eu raison sur Dominique

  • Nad dit :

    Merci William pour ce billet que j’ai envie d’imprimer et de distribuer autour de moi.

    Spontanément j’appellerais le mien Béatrice…mais il y a tellement d’autres noms qui me viennent à l’esprit….

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