Vie quotidienne
Ta mère est plus positive que la mienne
5 mars 2012
5

J’envie Navo qui a eu une mère ancrée dans le positif et l’encouragement :

“Elle m’a toujours bien fait comprendre que je flottais allègrement au dessus de la masse, que j’étais un génie, que j’allais révolutionner le monde, que tout ce qui sortait de mon cerveau était de l’or pur.
C’était bien fichu, parce que bien dilué dans un tas d’autres trucs, dans un savant mélange de défi et d’admiration. Une espèce d’escaliers sans fin, de cercle vertueux. Des encouragements. Des applaudissements qui ont fini par m’énerver à l’adolescence, tellement je la pensais aveugle d’aimer tout ce que je faisais.”

La mienne répétait à loisir que j’étais une grosse vache décevante.
Au final, est-il plus équilibré que moi ? Qu’est-ce qui caractérise la réussite d’une vie ? Ou son échec ?

J’ai mis des années à comprendre que je n’étais pas une grosse vache décevante et des années de plus pour m’aimer tel que je suis, et bien m’aimer. Et réaliser ma valeur. J’en arrive à la même conclusion que lui (j’utilise le mot fier à la place du mot prétentieux, néanmoins) :

Je suis prétentieux. J’ai appris à ne pas le dire. J’ai appris à ne pas confondre ma prétention avec une supériorité aveugle. Il y a plein de gens meilleurs que moi, dans plein de domaines mais c’est une question d’humeur, de mentalité, c’est un mode de vie. Un peu comme ces jours où on se trouve beau et où on marche comme on virevolte dans les rues pour aucune raison. Je suis le meilleur.
Ça ne m’empêche pas d’admirer tout un tas de personnes, d’avoir besoin des gens qui m’entourent, même que je marche parfois avec des gens tout aussi persuadés que moi d’être les meilleurs. Et même qu’on s’entend bien.

Chacun son carburant, le mien c’est ça. Le seul mec meilleur que moi, c’est moi demain.

J’en conclus quoi ?
Que l’éducation est un bizness compliqué, on dit de ces choses affreuses sous le coup de la colère qu’on ne pense pas, Thérèse, bien sûr et que chacun trace sa propre route, au bout d’un moment, quel que soit le poids de départ, si l’envie est là. Si la force est là. Si le besoin est là.
Je ne voulais pas m’ennuyer dans la vie.
J’ai donc mené mon existence en conséquence.
Tous mes choix, toutes mes actions.

Et puis grosse vache, peut-être, mais décevante, ça, jamais. On peut pas me l’enlever. J’ai toujours su créer l’évènement 🙂

1463 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

About author

Related items

/ You may check this items as well

romance

Ce doit être épuisant

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more
old-photo-1581300_1920

Les vieux amis

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more
Statue

Il y a dix ans…

<div class="at-above-post addthis_tool" data-url="...

Read more

There are 5 comments

  • chaton dit :

    c est marrant. ma grand mere a, tout comme la mere de navo, passé sa vie a me dire que j etais merveilleuse que tout ce que je touchais se transformer en or et que je n etais que reussite. ma mere c est un peu different, elle m a tjs mis dans la figure des horreurs (grosse, mal habillee, flemmarde, merdeuse, egoiste) qq fois justifiees, mais elle m a aussi toujours tire vers le plus haut … le plus haut qu elle pouvait. au final de ces 2 facons d aimer j en ai pour le moment tire le meilleur du meilleur. jusqu a present je reussis…

  • mickael dit :

    Lors du Tedx Concorde de Janvier, Hamou Bouakaz, aveugle et arabe à fait une intervention pleine de bon sens et d’humanité avec une partie consacrée à l’importance de l’amour familiale dans sa réussite. Une intervention qu’y m’avait émue car résonnant aussi quelque part en moi.
    Son intervention est disponible ici – http://www.youtube.com/watch?v=m7Mf4HliR_w

  • Gump dit :

    c’est interessant cette comparaison. Je me dis que Navo a peut être fait l’économie des petites phrases blessantes qui sont tatouées dans la tête et de quelques heures de divan?

  • Yoyo dit :

    Une question intéressante. Ma mère me répétait tout le temps que j’étais un génie, que j’étais belle, douée, intelligente, que rien n’était impossible, sauf que ce n’etait pas vrai et que ses actes démentaient ses paroles. Je ne m’en suis jamais sortie. Aujourd’hui je ne sais pas quoi croire : suis-je un génie méconnu ou une jeune femme ordinaire et pas très douée ? Je sais bien que des deux solutions c’est la deuxième qui est la bonne mais j’ai été entraînée à croire le contraire et à ne pas me satisfaire d’être une jeune femme ordinaire et pas très douée, et je ne peux pas m’en contenter. Je suppose que c’est difficile d’être un parent : les gosses ne tournent jamais comme on voudrait.

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *