Vie quotidienne
Ton deuxième cerveau
16 octobre 2018
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Evidemment que ton estomac est ton deuxième cerveau et évidemment que tu bois trop, que tu manges du gluten ou du sucre ou whatever pour le faire taire. Evidemment. Il n’y a pas plus fort qu’une intuition dans le ventre (c’est vaste, ça peut partir du nombril et descendre jusqu’aux organes génitaux, mais personnellement, c’est situé en gros à dix centimètres en dessous du nombril, toutes mes intuitions) et il faut toujours les écouter.

Je ne me trompe jamais quand j’écoute une de mes intuitions sur quelqu’un : je sais ce que je dois savoir (comme Johnny le chantait il y a quelques années) en quelques phrases, en une posture, à un regard fuyant, à une mauvaise réponse et quand je ne m’écoute pas, je me plante à chaque fois.

Mon intuition se plante aussi royalement (ou perd le nord) dans quelques situations : la beauté masculine qui irradie et le désir qui naît de notre échange, un immense bureau qui soudain apparaît derrière une porte dérobée, avec une femme de pouvoir qui me tend la main, entourée de ses 10 conseillers, l’argent qui souvent met le feu à mon comportement rationnel.

Le reste du temps, je sais. Je ne présume pas. Je ne fais aucune supposition. Non, c’est intégral, holistique, débordant : je sais. J’avais déjà abordé mes intuitions dans un article l’an passé, n’acceptant pas que j’aurais pu ouvrir un cabinet de voyant et me faire des montagnes de blé (mais socialement, j’aurais eu du mal…) :

Je disais hier soir à Arnaud que je pouvais “cracker” les autres en moins de 90 secondes. La plupart du temps. Je sais à qui j’ai affaire très, très vite : je peux émettre quelques hypothèses souvent justes sur ce qui vous meut de manière intime. Votre langage corporel, les mots que vous choisissez, la façon dont vous défendez vos dossiers, votre écoute de qualité ou pas, à mon corps défendant je teste très régulièrement les gens qui m’entourent, de l’inconnu à l’ami, posant des questions intimes ou réfléchies sur leur façon de voir le monde, sur les dilemmes du quotidien ou sur les expériences qui les ont marqués. C’est en entendant ces réponses que je balance, péremptoire, ce que j’ai compris des problématiques, des réflexes et, surtout, des freins. Je me trompe très, très peu. Je n’en tire aucune gloire, je ne me vante pas, c’est un fait. Les statistiques me donnent raison : je comprends à qui j’ai affaire 90% du temps, je comprends ce qui vous bloque 90% du temps et je peux vous donner des solutions ou élaborer avec vous une stratégie pour vous sortir de l’ornière 90% du temps.

 

Et sinon, je me fiche royalement du remaniement, j’ai pitié pour les journalistes qui n’attendent que ça depuis dix jours, les mêmes qui se plaignent de ne plus vendre de journaux dans les gares. Ces chaînes d’infos en continu font autant de mal à la démocratie que la télé-réalité et ce qu’elle est devenue : bête, violente, clivante.

J’apprécie les derniers jours de chaleur à Paris car j’ai le souvenir assez vif d’un très, très long hiver 2017-2018 tout gris et tout pluvieux. Je n’étais pas parti en Guadeloupe pour rien : c’était une question de vie ou de mort…Les gens ont oublié mais il a plu presque non stop sur Paris…et je ne parle pas des deux hivers précédents ! L’année 2015 fut un cauchemar de bout en bout pour moi et la météo n’aida pas.

C’est extrêmement perturbant d’être aussi léger et aussi heureux dans ma vie privée et en même temps aussi à fond sur les problématiques anciennes qui remontent à la surface et qui, par flashs, s’associent à des phrases, des situations, des moments. Je passe d’un extrême émotionnel à l’autre mais – pour la première fois – je ne suis pas un autre quand je suis dans ses bras. Il sait tout de moi.

Dieu qu’il est malin.

C’est fou, je ne suis jamais sorti avec un abruti dans ma vie, je n’aime que les hommes très très intelligents. Et ce qui est encore plus fou, c’est que je me crois plus intelligent qu’eux les premiers temps mais comme ils ne dévoilent pas leur jeu, je me fais avoir à chaque fois. A chaque fois. Et quand soudain je réalise que c’est eux qui sont plus malins que moi, je suis pris d’un frisson rétrospectif et doux, angoissant un peu de n’être pas à la hauteur mais soupirant de soulagement à la même seconde : je ne vais donc pas devoir tout prendre sur mes épaules.

Ah, je respire.

Et puis je le regarde de nouveau : je vois ses yeux, je découvre son rictus. Je l’entends me parler. Et je ris tout seul : quel couillon j’ai été, évidemment qu’il m’a vu arriver de loin, peuchère. Que je suis bête. Me suis encore fait avoir…avec un tel plaisir ^^

 

Ah, oui, le conseil du jour m’a ouvert les yeux d’un coup d’un seul (il paraît que certaines personnes arrêtent l’alcool ou la drogue sur une seule phrase entendue, en tout cas un homme le disait hier en évoquant son rapport personnel à l’addiction). Le conseil disait : donneriez-vous à un enfant ce que vous vous donnez/préparez à manger chaque jour ? Le nourririez-vous tout comme vous ? Considéreriez-vous sain pour sa santé et son développement de lui faire adopter votre propre régime alimentaire ?

Nourrissez votre enfant intérieur quand vous ouvrez la bouche comme vous régaleriez un enfant dont vous auriez la garde.

Et soudain, je réalise. Oh, wow.

Oui, je sais, ça part dans tous les sens, ce matin.

 

 

 

 

Photo by Jordi Chapman on Unsplash

6550 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 8 comments

  • Serge dit :

    Super content de te retrouver et de te lire !
    Continue, man.

  • Veronik dit :

    Interessant comme d’habitude
    Merci de partager ton experience
    Mais oui pour la nourriture c est tellement évidemment…..
    Merci et bonne journée

  • Simone dit :

    Je t’ai lu, et j’ai la chance de faire un métier où je peux me servir de ce “truc” que tu évoques. Deviner l’autre. Je sais comment c’est venu, à quoi ça m’a servi, avant de servir aux autres, je ne savais seulement pas quoi en faire jusqu’à il y a peu. Je ne me croyais pas je pense…
    Je suis contente de voir tous ces articles!

  • Simone dit :

    Oui, mais j’aimerai plus tard développer encore plus ce que je fais.

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