Blog Vie quotidienne
Un peu de recul (me semble nécessaire)
3 avril 2012
17

C’est une phrase entendue cette semaine, dans mon foyer :
– Tu te disperses trop, recentre-toi sur ce que tu sais faire, sur ce que tu as envie de faire.

C’est un logiciel installé sur l’ordi (Time Tracker) qui enregistre le temps passé sur les sites et les réseaux sociaux et qui m’en apprend (?) de belles sur le temps passé en ligne, alors que j’aurais mille choses plus créatives à sortir de ma tête.

C’est ces idées qui me traversent et que je note sur un carnet et ce carnet qui grossit page après page, devenant un carnet d’idées non développées, souvent culpabilisantes plus que prometteuses car intouchées.

C’est cette proximité sociale qui me manque, depuis que je ne suis plus à côté de la machine à café du boulot, dans le hall et qui me fait prendre Twitter ou Facebook pour le bistro du coin, ce qu’il n’est pas, loin de là : lire à ce sujet “Twitter m’a tuer” et réfléchir sur nos désormais 15 minutes de silence auxquelles chacun aura droit. Cette proximité sociale dont j’ai tant besoin pour partager. J’ai donc recentré ma page Facebook perso et ouvert une autre où je dépose tout ce que je trouve d’intéressant à lire et écouter, ici. Si nous ne nous connaissons pas, pas la peine de me demander en ami sur ma page, elle ne sert qu’à communiquer désormais avec les gens que je connais “de visu”. Pour savoir ce que je fais, il y a le blog. Pour savoir ce que je lis, il y a donc cette page de Cool Curator (comme on dit).

Je suis un homme faible : le web est autant ma passion que ma drogue depuis 2001. Il m’a fait. Il m’a construit. Il m’a donné du travail. Il m’a apporté des solutions, des amis, des réponses. Je me lève le matin et j’allume mon ordi. Depuis onze ans, déjà. Cela me pèse, je passe à côté de quelque chose, je le sens. J’ai effacé Foursquare, Twitter et Facebook de mon iPhone.

Je suis un homme faible : si je rechute, je compte sur votre compassion.
En attendant, un peu de recul me semble nécessaire.

J’ai tant de choses à écrire et je n’y arrive pas quand j’ai une main dans les réseaux sociaux.

Je ne sais pas comment font les autres. Moi, en tout cas, je n’y parviens plus.
Quand je fumais, je fumais deux paquets par jour.
Quand je surfe, j’y passe ma journée.
Je n’ai jamais su faire les choses à moitié.

Cela n’est plus possible : je me sens freiné.

Recentrage.

Vital.

🙂

1433 lectures pour cet article. Merci pour votre fidélité.

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There are 17 comments

  • Genaro dit :

    vu sur Twitter 🙂

    Je plussoie

  • Philippe dit :

    Pourquoi passer tant de temps à écrire quelque chose pour nous dire que tu passeras moins de temps à écrire à des inconnus? Inutile et désagréable à lire.

    • William dit :

      Merci, Philippe. Moi aussi, je t’aime.
      Parler de son addiction à des inconnus, ça aide.
      Même avec des retours aussi violents que le tien.

      Prends soin de toi, tu as visiblement de la haine à décharger ce matin.

  • isatagada dit :

    La modération n’est pas dans mon vocabulaire non plus. Aussi j’ai également arrêté la cigarette (idem, 2 paquets par jour), je suis bien trop gourmande pour ne jamais espérer faire une taille mannequin, je trouve qu’il reste bien trop de livres à lire, de musiques à écouter, de pays à découvrir et de gens à rencontrer pour d’aussi courtes vies que les notres, et bien entendu le temps passé sur internet me glace.
    Mais TOI tu as su dans le passé faire ce qu’il faut pour ECRIRE, des livres, des articles, des interviews, des réçits de voyage, des blogs, y compris pour d’autres !
    Tu sais qu’internet n’est qu’un outil, qu’il te plaît pour ses valeurs originelles d’échanges et de partage, pour sa jeunesse et sa modernité aussi, et qu’il est bon de temps à autre, lorsque l’on sent qu’il nous déborde un peu trop, de le remettre à sa place de simple outil.
    Internet n’est pas la cigarette. Et je te fais confiance pour reprendre le dessus sans toutefois tout arrêter.
    Tu nous manquerais sinon 😉

  • Roberto dit :

    je te comprends – et puis je me dis que tu ne pourras pas nous laisser sans nouvelle lecture éternellement…

    d’ailleurs, je ne me souviens pas avoir lu le retour aux USA après le Canada… – tu vas nous le raconter, dis moi…

    bonne journée à toi

  • Max dit :

    Tu as tout d’un homme fort, au contraire. Isa ne doit pas se tourmenter : tu n’as pas à reprendre le dessus, William, puisque tu ne l’as jamais perdu. Oui, internet, l’outil qui mange le mécano par le temps, l’engrenage à triturer du grand vide, tant d’inconnus volages qui te cadenasssent dans la solitude éthérée… Toute blanche. Toi, ton écran, puis toi. Prendre de la distance, voilà une bienfaisance pour les bonshommes. Si nous étions amis, vois-tu, je t’aurais proposé d’aller boire une grenadine rue des Petits Champs, et nous aurions pensé un grand voyage vers l’Ouest, style Oregon Trail loin du monde connu, pour le plaisir de rêver en trois phrases et deux rires. Des trucs d’humains, quoi…

  • Max dit :

    Ah, William, cela se fera peut-être un jour, ou plutôt une nuit, si nous parvenons à nous croiser dans le vrai monde… Les seuls liens actuels qui pourraient le permettre : nos livres et l’Amérique. Si tu dédicaces et que je dédicace, genre sur le même salon, au hasard des programmations de nos éditeurs respectifs. Ou bien durant l’été 2013, lors de notre prochaine évasion familiale entre Seattle, Yellowstone et les plages de l’Oregon, justement… Aurons-nous le choix d’enfin nous papouiller les joues ?!…

  • Max dit :

    Un roman d’évasion intitulé “Sur la route des frères Patison”. Une sorte de road novel à travers l’Ouest d’aujourd’hui. Oui, bien sûr, nos Arizona et Utah chéris !…
    Le sortie du second, “L’insurgé des deux mondes”, est programmée pour mars 2013 : il s’agira encore d’aventures au long cours, entre la Corse, la Louisiane et le coeur des hommes, version historique cette fois (1728-1730).
    Le troisième est en cours d’écriture, double huis-clos, chapitre XII.
    Je suis publié par Atria, une petite maison d’édition qui me convient parfaitement, ambiance familiale, grand professionnalisme, promotion assurée, diffusion nationale et tout le toutime. Voilà pourquoi je te parlais de salons où l’on pourrait se croiser, style Paris, Le Mans, Le Touquet, Bruxelles, Lille, puis d’autres encore, je ne sais pas, donne-moi des idées !…

    • William dit :

      Oh, je n’ai plus aucune actu littéraire, rien de prévu à l’horizon. J’ai du tellement faire chier mes éditeurs passés que je n’ai pas fait de salons ou si peu 🙂

  • Max dit :

    Holly shit ! C’est cuit par le biais des livres… Alors rendez-vous, au pif, le 25 juillet 2013 sur l’embarcadère de Mukilteo, Washington State, en partance pour Whidbey Island, vers six heures du soir, au moment de la Bud cliquetant de glace pilée !…

  • Max dit :

    Alors nous mourrons sans nous connaître l’un l’autre. C’est con, la vie.

  • Max dit :

    “Drama queen”, j’adore ce terme, top moumoute !… Mais sois rassuré, ou déçu, William : ce ne sont que mots pour de rire. En fait je penche plus volontiers pour Comedy King !

  • JacquieB dit :

    Surtout, surtout ne lâchez pas votre blog, il fait mon bonheur tous les jours car moi je me refuse à me mettre sur tout le reste. Trop vieille la Jack comme m’appelent mes enfants.

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