Voyages
USA Roadtrip Jour 20 : Lake Quinault à Port Angeles (Où comment je tente l’immigration illégale)
9 juin 2012
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Ce matin, nous partons tôt pour Port Angeles, que tous les fans de Twilight connaissent bien puisque la série se déroule dans cette ville. J’ai tenu quarante minutes au premier film, il paraît qu’ils en ont sorti quatre de plus…Respect. En tout cas la région se prête vraiment aux séries glauques : jamais vu autant de pluie tomber en si peu de temps, suivie immédiatement par un soleil de plomb…précédant la pluie, de nouveau. Micro-climat avéré !

Voici la route empruntée, qui longe le Pacifique, vous allez voir, c’est assez génial.

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Citations extraites de Wikipedia
Le parc national Olympique (en anglais : Olympic National Park) est un parc national américain situé à proximité de la ville de Seattle, dans l’État de Washington, dans le Nord-Ouest des États-Unis.
Couvrant une superficie de 3 733,8 km2, ce parc est célèbre pour ses forêts pluviales, ses paysages de montagne et ses zones côtières. Le parc, situé sur la péninsule Olympique, englobe une grande partie du massif des montagnes Olympiques. Le début de la formation de ces montagnes, causé par la collision de plaques tectoniques, ne date que d’une vingtaine de millions d’années. Le toponyme provient du mont Olympe, le point culminant de la région, dont le nom lui est donné en 1788 par le capitaine de la marine John Meares lors d’un voyage d’exploration.

L’occupation humaine de la région remonte à plus de 10 000 ans, lorsque des Paléoaméricains l’arpentaient pour chasser et pratiquer la cueillette. Au fil des siècles, ils améliorèrent leurs techniques pour finalement se spécialiser dans la pêche jusqu’à l’arrivée des premiers explorateurs d’origine européenne. Alors que les premiers colons commencent à s’installer dans la région vers le milieu du xixe siècle, les tribus amérindiennes locales, à la suite de traités signés en 1855, sont placées dans des réserves.

Depuis sa création le 29 juin 1938, le National Park Service est chargé de la protection de ses richesses naturelles et culturelles, qui attirent chaque année plus de trois millions de visiteurs. En 1976, le parc obtient de l’UNESCO le titre de réserve de biosphère et en 1981 il est promu en tant que patrimoine mondial. Avec le proche Sanctuaire national marin de la côte olympique (Olympic Coast National Marine Sanctuary), il forme un vaste écosystème marin et terrestre où de nombreuses espèces animales et végétales peuvent jouir d’une protection renforcée.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour dévoiler le panoramique :

Ambiance fin du monde. On peut louer des pavillons sur la falaise, donnant sur l’Océan. Le vent est si puissant que je me demande comment ça tient, tout ça. En tout cas l’endroit parfait pour écrire un polar ou se remettre d’une rupture ! Pas un chat…

La position du parc national Olympique influence fortement son climat. À l’est du parc, la chaîne des Cascades joue un rôle de rempart par rapport aux courants polaires en provenance du nord du continent américain. Grâce à cela les températures restent plus douces d’autant plus que l’océan Pacifique se situe juste à côté du parc. En plus de sa douceur, le Pacifique charrie dans la région des masses d’air très humides, ce qui se traduit par d’énormes quantités de précipitations lorsque l’air se refroidit au contact des montagnes du parc. Le parc est ainsi une des régions les plus arrosées des États-Unis contigus. La pluviométrie annuelle au niveau de la forêt humide de Hoh avoisine les 3 500 mm tandis que le sommet du mont Olympe peut recevoir de son côté plus de 15 240 mm. Les plus hauts sommets reçoivent une bonne partie de ces précipitations sous forme neigeuse. La partie orientale du parc, de l’autre côté des montagnes, est plus sèche car les précipitations sont en grande partie déjà tombées plus à l’ouest. Les quantités de précipitations annuelles peuvent y descendre entre 400 et 600 mm.

Nous arrivons frigorifiés à Port Angeles, enfin. Port Angeles est l’un des lieux de l’action des romans de la sage Twilight de Stephenie Meyer : Fascination, Tentation et Hésitation et Révélation.

Je découvre (car je suis Bridget Jones, tout le monde le sait) le programme de l’agence de voyage, concocté par eux deux mois plus tôt : nous sommes censés prendre un ferry tout de suite vers le Canada, chose que j’avais intégrée mais pas avant la semaine suivante. Je n’ai évidemment pas regardé sur le net comment on passait la frontière, me disant un peu naïvement que je n’ai pas besoin de visa ou de papier particulier, n’ayant jamais eu besoin de quoi que ce soit auparavant pour les USA. Oui. Oui. Oui, Bridget. Sauf que là, tu vas quitter les USA par la voie maritime, entrer au Canada et revenir de nouveau aux USA (quand ? Je ne sais même pas, pas lu le programme, je vis au jour le jour) par la voie terrestre…Tu as donc besoin d’un papier spécial. Tu n’es jamais entré aux USA en voiture et pour cause, tu y viens toujours via l’avion. Bref. « Laissons aux emmerdements le temps d’arriver », c’est ce que je me dis toujours.

Nous embarquons donc sur le ferry quittant Port Angeles vers Victoria…en territoire Canadien. Deux heures de traversée.

Passage de la frontière en sortant du bateau. On me demande le papier numéro « je sais pas quoi« , dûment tamponné. Je ne l’ai pas.
Je souris à la douanière qui semble assez stupéfaite :
– Et bé mon gars, si vous croyez que sans le papier et le tampon vous allez sortir de chez nous et entrer comme ça aux USA dans une semaine…Non, non. Vous devez faire demi-tour, reprendre le ferry, dormir là-bas, attendre l’ouverture, demander le papier, reprendre le ferry et revenir me voir demain. Sinon vous aurez du mal à sortir du Canada, une fois entrés. Moi je veux bien vous laisser passer mais…
– On verra plus tard. Laissez nous entrer.
– C’est vous qui voyez. Mais les Américains ne plaisanteront pas avec vous quand vous voudrez rentrer chez eux…Avec une voiture de location, de surcroit.
– J’ai un très bon karma.
– Oh, je doute que le karma suffira à vous faire passer la frontière américaine si vous ne possédez pas le bon document.
– Je suis en vacances. On verra. C’est loin, tout ça. Dans une semaine. Laissez-nous entrer au Canada, s’il vous plait. J’assume mes actes.
De guerre lasse :
– Welcome in Victoria…

Au revoir les USA, bienvenue au Canada !!

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There are 4 comments

  • Gump dit :

    haaaa, le teasing!

  • Mike dit :

    Je remarque que comme toi, je porte un chapeau de cow-boy quand je suis aux US 🙂 Est-ce que tu l’assumes à Paris ? Moi une seule fois, mais il pleuvait.

    • William dit :

      Hélas, je n’assume pas du tout, les Parisiens me regardent tellement de travers…MAIS JE L’ADORE. Note que là-bas, selon les états, tu passes pour un bouseux avec.

  • Mike dit :

    C’est pas faux 🙂

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