Vie quotidienne
Le masque et la plume
7 avril 2020
30

Hier, j’ai été pris d’une forme de découragement aigü qui m’a rendu impossible l’écriture du moindre mot. J’ai eu beau vouloir vous parler de tout et de rien, je n’arrivais pas à démarrer quoi que ce soit. Je n’arrivais pas à lire non plus (j’ai abandonné Malevil, lu déjà cent fois, mais l’idée d’une apocalypse potentielle, lue dans un monde qui va bien, caressée mille fois, devient soudain moins amusante, c’est fou, non ?) et je passais d’un journal à l’autre, sans m’attacher aux mots.

J’ai traversé la ville pour aller récupérer des masques en coton chez une styliste qui en avait fabriqué quelques uns (on y intègre du sopalin dedans, si vous voulez mon avis, c’est déjà mieux que rien, c’est comme pour les cambrioleurs, il n’existe aucun moyen efficace à 100%, le but est de retarder et comme je n’ai pas l’intention d’acheter des masques FFP2 alors que mon épicier du coin en propose sous le comptoir…Oui…Je lui laisse régler ça avec sa conscience et vendre son stock à des clients qui en ont « tellement » besoin…No comment…Dieu reconnaîtra les siens) et cette promenade sanitaire m’a fortement angoissé pour la journée. La machine à perdre mentale s’est enclenchée, impossible de l’arrêter. Tout y passait : le chômage, la perte de mon appartement, le déclassement, la rue, la maladie, les dettes, la honte, le petit hamster dans sa roue s’en donnait à coeur joie et je sais bien que dans ces moments-là, il vaut mieux méditer, faire du sport ou créer mais je n’y arrivais pas, j’étais coincé dans un mal-être terrible.

J’ai commencé, pourtant, début janvier, sur les chapeaux de roue, l’écriture de mon neuvième livre, un roman, j’avais un rythme soutenu mais j’ai craqué à la 70ème page, pour des raisons que j’ai esquissées ici et dont je parlerai plus tard. Impossible d’aller plus loin. Je connais le pouvoir des manuscrits qu’on met au frais et qu’on retrouve plus tard : soit ils sont bons à jeter et dans ce cas-là, pas de regrets, soit on brûle de les terminer et bon courage, car il faut dépenser le double d’énergie pour s’y remettre. On verra. J’ai peur de relire tout ça.

J’ai avalé les 7 épisodes de Tiger King sur NETFLIX, un documentaire si stupéfiant que j’en ai oublié ma vie pendant tout le visonnage. Je n’ai jamais vu un truc pareil. Je vous le recommande vivement. C’est au-delà de ce que n’importe quel film pourra jamais montrer et d’ailleurs si vous montriez ça au cinéma, on vous rirait au nez.

A chaque jour suffit sa peine, je vais essayer de sortir le vélo de la cave aujourd’hui. Essayer, j’ai dit.

Troisième semaine de confinement aujourd’hui. Le moral n’est pas élevé, il n’est pas trop bas non plus (j’ai acheté des Rochers Suchard au chocolat au lait) : j’ai deux clients qui sont fidèles et continuent à travailler avec moi mais bien trop d’infos à digérer. J’ai retrouvé des feutres et des mandalas à dessiner, voilà une activité qui me semble pouvoir me faire du bien aujourd’hui sans trop solliciter de neurones. J’aurais aimé avoir un chat pour me tenir compagnie.

Je me demande si je reviendrai un jour aux USA voir Kristina.

Ma tante, qui a 92 ans, me dit en avoir « marre de tout ça » et qu’elle a « fait son temps ». Je la comprends mais je n’ai pas envie de la perdre. Elle représente l’ancien monde, adorable madeleine, elle qui ne m’a jamais fait de mal, la pauvre, cet ancien monde qui m’a aussi tant fait souffrir et dans lequel je voulais tant me fondre, m’y glisser pour en être, devenir comme eux, invisible et identique, ce monde qui n’existe plus et qui reste à inventer, à dessiner, à rebâtir.

Je sais qu’il y aura toujours une offre et une demande et je sais que les besoins nouveaux vont exploser dans deux mois mais je n’arrive toujours pas à comprendre lesquels ni comment je pourrais apporter ma pierre à l’édifice pour le plus grand nombre, pour en vivre et pour y prendre du plaisir.

Suis-je aussi, moi-même, bon à jeter avec l’ancien monde ? Mes clients qui veulent encore de moi ont-ils raison ? Je ne sais pas.

Troisième semaine. Qu’est-ce je ne donnerais pas pour me faire un cinéma…Une promenade en bord de mer…Un brunch avec lui…


Je posterai tous les midi sur mon site le temps du confinement. A demain. Si vous avez lu et aimé, commentez. Partagez. Montrez que vous êtes là. Si vous ne savez pas quoi écrire en commentaire, dites moi  où vous aviez prévu de partir cet été. Moi, je voulais découvrir la Toscane.

Je voulais également ajouter que je vous remercie d’être là, vous n’avez pas idée à quel point ça me fait tenir. Merci, de tout mon coeur. Merci.

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There are 30 comments

  • Caro.B dit :

    Je devais partir hier a Londres, pour y passer une semaine avec ma fille.
    Pour cet été, pas de projet, pas de déception du coup!
    Merci d’être la.

  • Anne dit :

    Courage william
    Cet été, la maison accueillera Hugo qui devrait naître en juin. Donc pas de grands voyages.
    J’irai à Brehat quelques jours
    Si tu veux, un appartement t ´attend près du Mont Saint Michel pour vous mettre au vert tous les deux

  • Muriel dit :

    Ah c’est marrant, ça: nous avions réservé une toute petite maison avec un joli jardin donnant sur les collines de Toscane pour cet été, justement! Je doute fortement que ce soit possible désormais mais une part de moi a encore un peu envie d’en rêver, alors je n’ai pas encore annulé la location. On devait partir en voiture, s’arrêter à mi-chemin vers Nice chez mon frère, histoire de faire un coucou aux cousins (mes enfants et mes neveux ont le même âge, et c’est les meilleurs amis du monde…) et pour faire une halte bienvenue, puis poursuivre et s’installer dans un village au Sud de Florence. Rien que d’y penser ça me fait du bien, tiens… Si ce n’est pas possible cet été, ça se fera à un autre moment, je suis confiante. Et je suis patiente. J’ai attendu tant de choses dans ma vie, et pendant si longtemps, en atteignant de tels sommets de frustration que je n’attends plus, en fait, j’en ai perdu l’habitude. Je reste tranquille, j’émets des vœux et puis je passe à autre chose (cf. Ton billet d’hier, que j’avais déjà lu à l’époque, et qui m’a confortée une fois encore dans cette habitude de formuler des demandes simples et sincères). En général, ça marche du feu de dieu. Et quand ça ne marche pas, c’est qu’il y a une raison vraiment valable, que je découvre un peu plus tard et qui me fait dire : «Aaaah, OK, alors oui vu comme ça, c’était mieux que ça se fasse pas en fait… merci de m’avoir dit non sur ce coup-là… » Bon courage pour ce passage à vide William. Je t’embrasse! (Et je suis ravie que tu aies trouvé un masque en tissu, parce que sinon c’était sérieux, je t’en aurais cousu un!)

  • Fred dit :

    *Lors du tsunami, je me souviens qu’on avait parlé de ces habitats sur pilotis qui en Indonésie notamment permettent de « sauver » les maisons qui , au mieux permettent de résister à la vague, ou au cas où les vagues arrachent les pilotis, de flotter sur l’eau jusqu’au reflux de la vague. Je ne sais pas si la deuxieme option est vrai, mais j’ai toujours aimé cette image. Et je pense aussi que la vie est un désordre permanent (je ne suis pas du tout un tenant de l’ordre absolu), et que il nous faut en permanence apprendre à gérer le désordre. Donc, aujourd’hui, dans la vague ( terme souvent utilisé en ce moment) du virus, il nous faut « surfer » dessus, gérer au mieux ce désordre nouveau, en attendant le retour à l’accalmie. Ce n’est peut-etre pas très pro-actif, mais en ce moment, devant ces horizons incertains, on ne peut faire grand-chose de plus. Et étant optimiste de nature, je pense aussi que la vague se retirera et nous redéposera sur terre. Et là, on se retroussera les manches pour (re)construire. C’est aussi etre un peu « roseau » que « chène »: il plie mais ne romps pas.
    *cet été, Grèce… et j’espère bien pouvoir y aller!
    *Take care

  • Sandrine dit :

    Petit chat…
    Toujours à l’arrache, les vacances en famille n’étaient pas encore prévues. Sauf une semaine début juillet avec une amie (en pleine séparation, conjoint alcoolique ++) et ses 2 enfants (et moi les 2 miens).
    Je passe aussi par des hauts et des bas, toujours la nuit, ce qui me vaut une tête sans description possible le lendemain. L’Oreal, because I’m worth it. Yeah right… Je veux de l’anti-cernes en camion de 12 tonnes s’il vous plait. Et de quoi m’assommer pour dormir et juste dire à mon cerveau d’arrêter de gamberger, de faire une pause.
    Je t’embrasse (mais aussi au sens « te prendre dans les bras »).

  • Véro b dit :

    Du mal à me projeter en ce moment…mais je pense qd mm partir à La Baule…pas très original mais je ne connais pas…pour les temps difficiles je préfère d’abord marcher pour évacuer- tour du pâté de maisons en ce moment- et ensuite relaxation ou méditation

  • Chloë dit :

    Hier j’ai sorti les poubelles, j’ai lavé mes mains 5 fois, laissé mes chaussures dehors, mis tous mes vêtements à laver. Alors le monde d’après attendra…

    J’irais bien au cinéma aussi. Il y a un film dont tu attends la sortie ?

    Cet été j’aurais aimé partir à la mer, en Bretagne. Je ne sais pas si on aura le droit de quitter nos régions respectives. J’espère que l’on pourra au moins se promener dans la ville ou aux alentours…

    Prends soin de toi William

  • Magalie dit :

    Bonjour,
    J’ai lu aujourd’hui encore, comme demain. Courage.
    Bonne journée à toi !

  • Mag64 dit :

    Les projets de week-end sympas sont tous en train de tomber à l eau. Vienne en mai (mon cadeau de Noël), les 90 ans de ma grand-mère, l ile de ré en juin (avec des amis pas vus depuis longtemps), l Espagne chez mes beaux-parents en juillet.
    C est le plus dur je crois. Ne pas savoir quand je pourrais serrer dans mes bras les gens que j aime.
    Mais il faut s accrocher et garder espoir.

  • Fannoche dit :

    On devait prendre des billets pour Bali pour cet été au moment où le bazar a commencé…on y va 1 fois par an mais la je crois que ce soit pas possible. Alors vivement 2021…peut être….

  • Carson dit :

    Une des choses les plus difficiles avec ce confinement c’est de ne pas pouvoir prendre dans ses bras les gens qui nous sont chers, surtout quand ils ont une baisse de moral.
    On ne se connait pas dans la vraie vie mais je me permets de te serrer dans mes bras et de te chuchoter dans l’oreille « ça va aller, on ne va nous jeter avec l’ancien monde. On en sortira différents surement, mais on s’en sortira ».

    Je t’embrasse William.

  • Séverine dit :

    Nous sommes partis 16 jours fin janvier en Laponie suédoise. Un bonheur! De la neige, des températures négatives, des couleurs incroyables. J’ai déjà mis en ligne 2 vidéos grâce au confinement et je trie mes photographies un peu tous les jours. Rien d’autre cette année!

    Je ne projette pas pour l’après. C’est marrant mais j’arrive à ne pas m’en préoccuper, moi qui anticipe tellement tout habituellement. C’est maintenant que je vis, que les choses se passent. Les moments jolis à voir, à vivre. Après? Qu’il vienne. Car l’après, le plus tard, ce sera un présent qui arrivera bien assez vite.

    Faire les choses au bon moment, le sentir. Un bel apprentissage surtout en ce moment!

    Je pense fort à toi William, mes montagnes russes sont équivalentes à ton hamster et elles se sont emballées aussi pour moi la semaine dernière. Un jour. J’ai dit stop et suis revenue à la lumière grâce à une personne.
    Je t’embrasse

  • Claire dit :

    J’ai lu. Mon creux de vague c’état vendredi dernier, je me sentais découragée, abattue et puis c’est passé. La vague reflue…

  • Emi dit :

    Bonjour William. Je viens aussi de m’avaler « Tiger King » et ça m’a…je n’ai pas les mots. J’ai surtout tellement de questions que j’aurais aimé poser. Les documentaires Netflix, ils sont forts mais ils ne vont jamais très loin dans l’incisif. Je ne sais pas si tu as vu « Tony Robbins, I’m not your guru » …Pareil je me disais « mince, il lui demande pas ça, et ci, et ça !!! »
    Ici pas la grosse forme non plus, à psychoter. Je suis sortie deux fois depuis le confinement, à prendre l’air une heure. Mais après cette sensation de liberté retrouvée se rejouent l’angoisse et la culpabilité. Mon été devait commencer par le Hellfest, un endroit chaud, plein de gars aux cheveux longs (mon syndrome Madmardigan, si tu as vu « Willow »). Je vais manger des moshis…en attendant la suite. Je te souhaite « tout de bon ». Ma grand-mère dit ça , j’aime bien.

  • Emilie dit :

    Rome fin juin à faire découvrir à mon mari
    Annulé sans doute 🙁

  • La lilloise dit :

    Bonjour
    Souvenez vous du bien que le vélo vous procurer…
    La question fait mal aujourd’hui. Hier on parlait d’évoquer nos souhaits à haute voix. A l’époque mon souhait était de retourner à New York et l’année d’après j’y étais.
    La semaine dernière j’ai annulé mes vacances à… NY ! Et dans un excès d’optimisme réservé une semaine en Normandie avec mes parents (l’ancien monde : 87 et 82 ans…) comme s’il fallait absolument que je me projette sur quelque chose ensemble.
    A demain
    La lilloise

  • Cécile dit :

    Merci pour tes mots et d’être fidèle au poste depuis le début du confinement, comme un ami qui donne de ses nouvelles tous les jours, et ça fait du bien même si parfois c’est un peu triste

  • Thêmys dit :

    Hier j’ai pris mon courage à deux mains aussi et je suis sorti pour aller jusqu’au Monop à 300mètres de chez moi, essentiellement pour trouver des produits hydratants, ma peau ne supportant pas le lavage encore plus intensif des mains en ce moment, mais surtout l’augmentation du chlore dans l’eau du robinet.

    J’ai fait des écarts pour ne pas croiser les rares personnes que j’ai vu, et j’ai eu de la chance dans le magasin, il devait n’y avoir qu’une dizaine de personnes et il y a une obligation d’utiliser du gel hydro alcoolique à l’entrée du magasin.

    J’ai trouvé des crèmes et du lait corporel, même si les rayons étaient bien vidés. Forcément, je ne suis pas la seule à avoir ce soucis. Et tant que j’y étais j’ai pris quelques trucs, y compris de la « comfort food » (2 pizzas surgelés, des barres céréales aux pommes et surtout une barquette de fraises).

    Par contre, étonnamment je n’ai pas été tenté par les rares chocolats de Pâques qui étaient en rayon, j’ai du mal à imaginer que Pâques c’est dimanche déjà…

  • Alice dit :

    en Suède. Mais plus envie.
    Mon état d’esprit en ce moment : pour l’instant tout va bien…. plus dure sera la chute….

  • Framboise Frivole dit :

    J ai lu
    Merci d être là, William. Vraiment ! Je te serre sur mon cœur comme dit ma délicieuse voisine de 86 ans.
    Moi aussi j ai regardé Tiger Wood ce samedi et j’ai plongé dans un monde insoupçonné, fascinée et incrédule à la fois.
    Le projet de l été … Ou plutôt les projets :
    L’Écosse. Et une croisière (oui malgré la culpabilité … Pas école…mais trop envie de découvrir)
    Suspendus. Je n’ai pas encore tiré un trait dessus ; C est l’été de mes 50 ans, je voulais ou voudrais (?) qu’ il soit particulier.
    Mais une question essentielle William :
    Tu ne trouves pas qu’ils sont moins bons qu’avant les Rochers Suchard ?

  • Sandrine dit :

    Je commence ce matin une semaine de vacances, je devais rejoindre ma sœur à Montpellier…
    Et fin mai un voyage prévu par mon homme, une destination surprise pour mon anniversaire ! Effectivement aucune destination ne pouvait être plus surprenante que celle qui se profile.
    Crois en ta valeur, dans l’ancien monde ou le nouveau.

  • Olivia dit :

    J’ai prévu d’aller voir des amis à Pau.
    Les rochers suchard ont longtemps été mes mets chocolatés préférés. A un moment, je n’en mangeais plus du tout et puis c’est revenu d’un coup. Mais je ne sais pas si ce sont les années, mais je les trouve moins bons, moins fondants. Je viens de lire dans les commentaires que quelqu’un se demandait si la recette avait été changée, je me pose la question tiens. Est ce qu’ils ont changé un truc ou est ce que c’est mon souvenir qui était beaucoup plus intense que la réalité ?

    • Fabulous Fabs dit :

      Je pense que tous les chocolats, dits industriels, ne goûtent plus comme dans notre enfance. C’est peut-être un tour que nous joue notre mémoire. Mais c’est aussi que les ingrédients ont définitivement changé pour qu’ils soient encore plus rentables. De moindre qualité, une teneur en cacao diminuée, moins de vrai beurre, plus d’huile de palme déguisée, ça change le goût des choses, ça c’est sûr!!! Ici au Québec, et nos chocolats ne sont déjà pas aussi bons que les vôtres au départ, ils ne goûtent plus pareil, les Kitkat, Coffee Crisp, le Nutella (que je ne mange plus) ne goûtent pas pareil qu’autrefois. Les chocolats Cadbury (Dairy Milk, Flakes) canadiens, ne goûtent pas comme ceux en Angleterre, parce que le chocolat utilisé n’est pas le même et la compo n’est pas la même. Tout ça pour servir les intérêts de Eurazeo, Mondelez, Kraft , et co….

    • William dit :

      Même chose pour les parfums, hélas, je parle de ceux qu’on achète en parfumerie.

  • flo dit :

    J’aurais bien aimé retourner dans la campagne anglaise, près de Bath. J’y étais l’année dernière en échange de maison.

  • Fabulous Fabs dit :

    J’avais prévu de venir en France voir ma famille pendant 6 semaines, je n’ai pas vu certaines personnes depuis 40 ans. J’avais planifié plein de retrouvailles, je voulais voir des endroits que je n’avais pas eu la chance de voir gamine (parce qu’à l’époque, il fallait visiter toute la famille et pas se promener à droite et à gauche). J’avais fait des listes de produits à ramener ici, je voulais rencontrer des copines virtuelles d’Instagram que je suis depuis 10 ans et avec lesquelles j’ai sympathisé. Je devais faire un petit saut en Espagne, visiter une autre copine qui est allée prendre sa retraite en Alicante.

    J’espère que ce n’est que partie remise.

  • aurélie dit :

    J’ai des billets pour nous 4 Montréal – Nantes, en juillet, une belle maison bord de mer réservée comme depuis 10 ans, mes parents qui m’attendent, mon frère qui a refait une chambre d’amis pour nous accueillir chez lui (après 6 ans sans être retourné chez lui) et naïvement ou bêtement ou par déni je ne peux croire que ces vacances espérées, planifiées n’auront pas lieu.
    je regarde mes parents par caméra, ils devraient être ici en ce moment, et je ne me résous pas à me dire que je vais être plus d’un an sans les voir….

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